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Escale à Sète : La fête des traditions maritimes

  • il y a 3 heures
  • 16 min de lecture
Escale à Sète

Il existe des événements qui impressionnent par leur démesure… et d’autres qui marquent profondément par l’âme qu’ils dégagent. Après avoir arpenté les quais de l'Armada de Rouen en 2023, difficile d’imaginer ressentir à nouveau cette fascination face à une flotte de voiliers d’exception. Et pourtant, à Sète, Escale à Sète propose une expérience d’une toute autre nature, plus immersive, plus vibrante, presque intime.


Car ici, il ne s’agit pas seulement d’admirer de magnifiques voiliers venus des quatre coins du monde, amarrés fièrement dans le port. Tous les deux ans, la ville entière devient le cœur battant d’une grande fête maritime où traditions, savoir-faire et convivialité prennent le large ensemble. Les quais s’animent dès les premières heures, les ruelles résonnent de musiques lointaines, et l’eau elle-même devient une scène vivante.


Partout, quelque chose se passe. Sur les canaux, les barques s’affrontent dans des joutes spectaculaires. Un peu plus loin, des équipages s’essayent au tir à la corde, parfois sur la terre ferme, parfois en équilibre instable au-dessus de l’eau. Les gestes anciens refont surface à travers des démonstrations de métiers maritimes, tandis que les passants deviennent spectateurs, ou complices, d’un patrimoine en mouvement.


Ce qui frappe à Escale à Sète, c’est cette impression constante que la ville ne se contente pas d’accueillir l’événement : elle le vit pleinement. Chaque quai, chaque place, chaque embarcation participe à cette énergie collective. Ici, la mer ne se regarde pas seulement… elle se partage, se raconte, et surtout, elle se célèbre.


Carte Hérault

Sommaire



Quelles activités faire à Escale à Sète ?


À Escale à Sète, il ne suffit pas de “visiter” : on circule, on explore, on participe. L’événement est pensé comme une immersion totale dans l’univers maritime, où chaque quai, chaque bateau et chaque rue propose une expérience différente.


Avant de vous indiquer ce que vous pouvez y vivre, je vous propose un plan afin de vous y retrouver dans les quais de Sète.



Une immersion au cœur des 120 navires traditionnels


À Escale à Sète, il est un spectacle dont on ne se lasse jamais : celui des 120 bateaux traditionnels amarrés le long des quais Aspirant Herber, quai de la République et quai d’Alger. Une véritable flotte venue des quatre coins du monde, qui transforme le port de Sète en musée vivant, vibrant, et profondément habité.


Se promener sur les quais


Caravelles élancées, goélettes racées, galions imposants… chaque silhouette raconte une époque, une route maritime, un usage. À mesure que l’on déambule le long des quais, le regard se perd dans les détails : la finesse d’une coque en bois, la complexité d’un gréement, l’élégance d’une proue sculptée. Ici, l’histoire navale n’est pas figée derrière une vitrine. Elle respire, elle tangue légèrement, elle vit.


La promenade à elle seule est déjà une expérience. On prend le temps. On s’arrête. On observe. On imagine les traversées, les tempêtes, les escales lointaines. Et parfois, au détour d’un quai, un équipage s’affaire, ajuste une voile, vérifie un cordage, rappelant que ces géants du passé sont encore bien vivants.


Conseil Voyage :

Profitez des débuts et fins de journée pour vous balader sur les quais. A ces heures moins fréquentées, les couleurs sont encore plus belles, l'ambiance douce voire mystérieuse et vous aurez le privilège de contempler les navires sans la foule de touristes de la pleine journée. Attention, certains quais sont fermés à la circulation piétonne durant la nuit. Mais vous pourrez admirer les navires derrière les grilles.


Monter à bord des voiliers


Mais pour ceux qui veulent aller plus loin, il est possible de monter à bord. L’accès se fait sur réservation, et il faut s’armer de patience : le succès de l’événement attire une foule dense, et l’attente peut être longue. Pourtant, une fois le pied posé sur le pont, tout s’efface.


C’est un émerveillement immédiat. Le bois patiné, les cordages tendus, les mâts vertigineux… chaque élément raconte un savoir-faire d’exception. On découvre comment ces navires ont été construits, comment leur architecture répond aux exigences de la mer, comment chaque détail a une fonction précise.


Et surtout, il y a la rencontre. Les membres d’équipage, passionnés, partagent volontiers leur histoire. Ils racontent leur bateau, ses voyages, ses particularités. Les échanges sont simples, authentiques, et donnent une dimension profondément humaine à la visite.


Focus sur 3 voiliers


Belem

Le Belem est le dernier trois-mâts barque français à coque en acier, l'un des plus anciens trois-mâts en Europe en état de navigation et le second plus grand voilier de France. Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 février 1984. Après l'édition d'Escale à Sète 2024, il avait ramené la flamme olympique depuis Athènes jusqu'à Marseille à l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Type : Trois-mâts barque · Longueur : 61 m · Année de construction : 1896


Galeón Andalucía

C'est une reproduction des galions des flottes de la Nouvelle-Espagne, de Tierra Firme et du galion de Manille, qui depuis les ports espagnols ont commercé au cours du XVIIe siècle avec divers ports d'Amérique et d'Asie. Il a été conçu et construit par Ignacio Fernández Vial, après un long processus de recherche historique. Il a eu, dans son premier voyage, un équipage de 32 personnes dirigé par le professeur de navigation Antonio Gonzalo de la Cruz.

Type : Galion · Longueur : 51 m · Année de construction : 2010


La Grâce

La Grâce est un brick tchèque à coque bois, construit en 2010. C'est une réplique d'un brick du XVIIIe siècle, conçu par Frédéric Henry de Chapman, reprenant le nom de la frégate d'Augustin Herman (v.1621–1686), le célèbre commerçant et cartographe tchèque, lors de ses voyages marchands et exploratoires en Europe, aux États-Unis, dans les Caraïbes et à travers l'océan Atlantique. Le navire d'Herman était également réputé pour ses activités corsaires.

Type : Brick · Longueur : 33 m · Année de construction : 2010


Découvrir les bateaux à bord d'une navette fluviale


Mais pour saisir pleinement la majesté de ces navires, il faut parfois prendre un peu de recul, ou plutôt, prendre le large… à l’intérieur même du port.


Embarquer à bord d’une navette fluviale offre une toute autre perspective. Depuis l’eau, les voiliers révèlent leur véritable dimension. Les coques se dressent avec puissance, les mâts semblent toucher le ciel, et les gréements dessinent une dentelle impressionnante au-dessus de la tête.


On glisse doucement le long des quais, au plus près des navires, là où le regard des promeneurs ne peut aller. C’est une expérience presque contemplative : les reflets dans l’eau, les jeux de lumière sur le bois, le léger clapotis contre les coques… tout invite à ralentir.


Cette approche permet aussi de mieux comprendre l’architecture globale des bateaux, leur équilibre, leur volume. Là où la visite à pied révèle les détails, la découverte côté eau offre une vision d’ensemble, presque majestueuse.



Voir les voiliers naviguer


Enfin, il y a ces instants rares où certains navires prennent le large ou rentrent au port. Depuis la navette, le spectacle est saisissant : les voiles se déploient, les silhouettes s’animent, et l’on a le sentiment privilégié d’être au cœur même de la scène.


À Escale à Sète, ces 120 navires ne sont pas de simples témoins du passé. Ils sont les gardiens d’un monde maritime qui continue de se transmettre, et qui, que ce soit depuis les quais, à bord… ou depuis l’eau, nous ouvre grand ses portes comme une invitation à embarquer.



Vibrer au rythme des musiques et des défilés


À Escale à Sète, la musique n’est jamais un simple décor. Elle est le fil conducteur de la journée, le battement de cœur du festival, ce qui relie les cultures, les marins et les visiteurs dans une même énergie collective.


Dès le matin, en arpentant les quais de Sète, on est happé par une mélodie au loin. Quelques notes de cornemuse s’élèvent, bientôt rejointes par le roulement des tambours : un bagad breton avance, fier, entraînant dans son sillage une foule qui se laisse porter sans résistance. Plus loin, ce sont des chants traditionnels marins qui prennent le relais. Des voix graves, puissantes, parfois mélancoliques, racontent la mer, les départs, l’attente… et résonnent étrangement avec les voiliers amarrés à quelques mètres.


Le défilé des délégations est sans doute l’un des moments les plus saisissants. Il ne s’agit pas seulement d’un cortège, mais d’un véritable voyage. Les groupes venus du monde entier avancent en musique, vêtus de leurs habits traditionnels, incarnant chacun une facette de l’univers maritime. Les costumes racontent autant que les chants : broderies, couleurs, coupes… chaque détail évoque une région, une histoire, un lien à la mer. On passe d’un port breton à une côte méditerranéenne, d’un équipage nordique à une troupe venue d’ailleurs, dans un tourbillon de sons et de couleurs.


Mais la magie ne s’arrête pas là. Tout au long de la journée, la ville devient une scène à ciel ouvert. Sur les quais, au détour d’une place, le long d’un canal, des groupes s’installent et improvisent. On s’arrête quelques minutes… puis beaucoup plus longtemps que prévu. Des danseurs invitent le public à les rejoindre, des musiciens échangent avec les passants, et peu à peu, la frontière entre spectateurs et acteurs disparaît.


Et lorsque le soir tombe, l’ambiance change sans jamais retomber. Les lumières s’allument, les voiliers se parent d’éclats dorés, et la fête glisse doucement vers quelque chose de plus intime… et de plus intense à la fois. Sur les quais, les concerts continuent, les danses s’animent, les rires fusent.


Sur les bateaux, aussi, la vie s’éveille autrement. Les équipages, après une journée de partage, se retrouvent, chantent, jouent, célèbrent. Parfois, les sons s’échappent jusqu’aux quais, comme une invitation à prolonger la soirée. Il n’est pas rare de voir des visiteurs s’arrêter, écouter, sourire… et simplement profiter de cet instant suspendu.

Musique sur bateau

À Escale à Sète, la fête est partout. Elle circule, elle déborde, elle relie. Elle transforme la ville en un immense espace de partage où les traditions ne sont pas seulement montrées, mais vécues, transmises, ressenties.

Et c’est sans doute là que réside toute la beauté de l’événement : dans cette capacité à faire vibrer chacun au même rythme, le temps de quelques jours hors du temps.



Assister aux animations sur l’eau : là où la mer devient spectacle


À Escale à Sète, il suffit de s’approcher des canaux pour comprendre que l’eau n’est pas seulement un décor : elle est une scène vivante. Ici, tout se joue au fil de l’eau, dans une succession d’animations où traditions, prouesses et esprit festif se mêlent avec une étonnante évidence.


Impossible de passer à côté des joutes nautiques, véritable emblème de Sète. Sur leurs barques colorées, les jouteurs s’affrontent avec une précision impressionnante. Perchés sur une plateforme à l’arrière du bateau, lance en main, ils attendent le moment parfait. Le choc est bref, spectaculaire : l’un tombe à l’eau, l’autre reste debout et la foule explose. Mais au-delà du spectacle, c’est toute une tradition locale qui s’exprime, codifiée, respectée, transmise depuis des générations.


Un peu plus loin, l’ambiance change, mais l’énergie reste intacte. Le tir à la corde devient ici une épreuve aussi physique qu’amusante. Parfois sur les quais, souvent sur des barques, les équipes s’opposent dans un équilibre précaire, tirant de toutes leurs forces au-dessus de l’eau. Les éclats de rire accompagnent les chutes inévitables, et l’esprit de compétition laisse rapidement place à la convivialité.


Mais l’un des moments les plus attendus reste sans doute les parades de bateaux traditionnels. À l’ouverture comme à la clôture du festival, les voiliers quittent ou rejoignent le port dans une lente procession majestueuse. Les voiles se déploient, les coques glissent sur l’eau, et le temps semble suspendu. Entre ces grands temps forts, ce sont aussi les petites embarcations traditionnelles qui prennent le large, offrant un ballet plus discret mais tout aussi fascinant, au plus près des racines maritimes.


Puis vient le moment où l’imaginaire prend le dessus : la bataille navale. Un bateau pirate fait face à deux navires représentant la royauté, dans une mise en scène à la fois ludique et spectaculaire. Cris, manœuvres, attaques simulées… le public retombe en enfance, emporté par cette fresque vivante où l’histoire maritime flirte avec la légende.


Mais Escale à Sète, c’est aussi l’art de mettre en lumière des gestes parfois oubliés. Sur les quais, les rouleurs de tonneaux impressionnent par leur agilité, manipulant ces lourds cylindres avec une précision héritée des anciens métiers portuaires. Chaque mouvement raconte une époque où ces gestes faisaient partie du quotidien.


Et puis il y a ces instants plus émouvants, comme les démonstrations de sauvetage en mer avec les chiens. Voir ces animaux évoluer dans l’eau, guidés par leurs maîtres, rappelle avec force que la mer, aussi belle soit-elle, reste un élément exigeant, qui demande respect et savoir-faire.


Au fil de la journée, les animations s’enchaînent sans jamais lasser. On passe d’un spectacle à un autre, d’une tradition à une mise en scène, toujours avec ce sentiment d’assister à quelque chose de sincère, profondément ancré dans l’histoire maritime.


À Escale à Sète, l’eau n’est jamais immobile. Elle vibre, elle raconte, elle rassemble. Et c’est peut-être là, entre deux éclats de rire, un plongeon inattendu et une voile qui se tend au vent, que l’on saisit toute la richesse de cet événement : une mer vivante, partagée, et résolument festive.



Flâner dans les villages et ateliers maritimes : au cœur des gestes d’autrefois


À Escale à Sète, il suffit de quitter quelques instants les quais animés pour entrer dans un autre univers. Un univers plus discret, presque hors du temps, où l’agitation laisse place à l’observation, à la transmission, au geste précis. Bienvenue dans les villages et ateliers maritimes, ces espaces vivants où l’histoire ne se raconte pas, elle se pratique.


On y entre comme on franchit la porte d’un vieux port d’autrefois. Les cabanes en bois s’alignent, les outils sont posés sur les établis, et déjà, les mains s’activent. Ici, pas de mise en scène artificielle : ce sont de véritables artisans, passionnés, qui perpétuent des savoir-faire parfois centenaires.


Très vite, le regard est attiré par les cordages. Un marin montre, lentement, comment réaliser un nœud. Puis un autre. Les gestes sont précis, presque chorégraphiés. Le matelotage devient un langage à part entière, où chaque boucle, chaque tension a une signification, une utilité. On croit observer… et l’on se surprend à vouloir essayer.


Un peu plus loin, une autre scène se joue. Une femme coud, concentrée, un costume traditionnel. Les tissus, les couleurs, les détails racontent une identité, une région, une histoire maritime bien particulière. À côté, la dentelle au fuseau prend forme, patiemment. Les fils s’entrelacent, créant des motifs d’une finesse remarquable. Le contraste est saisissant : la rudesse du monde marin rencontre ici une délicatesse presque inattendue.


Plus loin encore, l’odeur change. Plus dense, plus boisée. Elle guide les pas jusqu’à un atelier où l’on pratique le fumage du hareng. Le poisson suspendu, la fumée qui s’élève lentement, les explications données avec simplicité… tout participe à cette immersion sensorielle. On ne se contente plus de voir : on sent, on comprend, on imagine les ports d’autrefois, animés par ces mêmes gestes.

Fumage du hareng

À quelques mètres, un pêcheur répare un filet. L’aiguille passe, revient, ajuste, renforce. Là encore, la précision est essentielle. Un filet bien entretenu, c’est une sortie en mer réussie. Le geste est répété des centaines de fois, mais jamais machinal : il est maîtrisé, habité.


Ce qui frappe, en déambulant dans ces villages, c’est la proximité avec les artisans. On échange, on pose des questions, on écoute des anecdotes. Chacun prend le temps. Il n’y a pas de barrière entre celui qui sait et celui qui découvre. La transmission se fait naturellement, presque sans s’en rendre compte.


Et puis, il y a cette atmosphère particulière. Un mélange de bois, de corde, de sel et de fumée. Le bruit des outils, les conversations, les rires parfois. On ralentit, sans même s’en apercevoir. On oublie l’heure, le programme, le reste du festival.


Dans ces villages, Escale à Sète révèle une autre facette de son identité : celle d’un patrimoine vivant, fragile et précieux, qui continue d’exister grâce à ceux qui le pratiquent… et à ceux qui prennent le temps de le regarder.


Car au fond, ici, ce ne sont pas seulement des métiers que l’on découvre. Ce sont des fragments de vie maritime, transmis avec générosité, et qui, le temps d’une promenade, nous donnent l’impression d’en faire un peu partie



Escale Assiette : quand la gastronomie devient engagement


À Escale à Sète, la gastronomie a toujours occupé une place à part. Mais en 2026, elle franchit un cap avec une initiative aussi gourmande qu’engagée : Escale Assiette. Plus qu’un simple parcours culinaire, c’est une véritable réflexion collective qui s’invite à table, portée par la marraine de cette édition, Sonia Bichet.


Ici, chaque bouchée raconte une histoire. Celle d’une mer généreuse, mais fragilisée. Celle d’un territoire qui vit au rythme de ses ressources naturelles. Et surtout, celle d’une prise de conscience : comment continuer à se régaler tout en respectant cet équilibre si précieux ?


Car les enjeux sont bien réels. La surpêche, le réchauffement climatique, ou encore la prolifération du crabe bleu, espèce invasive désormais très présente, viennent bouleverser les écosystèmes marins. Face à cela, Escale Assiette propose une réponse concrète : mieux consommer, mieux valoriser, mieux comprendre.


Sublimer la mer… sans l’épuiser

L’idée n’est pas de renoncer, mais de réinventer. Réinventer la manière dont on cuisine la mer, dont on choisit ses produits, dont on les met en valeur.

Ainsi, les chefs, restaurateurs et producteurs réunis à Sète s’accordent sur une même philosophie :

  • privilégier les produits locaux, issus de la mer comme de la rivière

  • valoriser des espèces parfois délaissées ou méconnues

  • adapter les recettes aux réalités environnementales actuelles

Le crabe bleu, par exemple, devient ici une ressource culinaire à part entière. Là où il représente une menace pour l’écosystème, il est transformé en opportunité dans les cuisines, révélant des saveurs inattendues.

Sous l’impulsion de Sonia Bichet, cette approche prend tout son sens : respecter le produit, le comprendre, et le sublimer sans jamais le dénaturer.


Une ville entière mobilisée autour du goût

Ce qui frappe, c’est l’adhésion collective. Restaurants, halles, stands éphémères… toute la ville joue le jeu. Les cartes se transforment, les propositions évoluent, et partout, une même envie : proposer une cuisine à la fois savoureuse et responsable.

Au fil des quais, les tentations sont nombreuses :

  • huîtres de l’étang de Thau, fraîches et iodées

  • sardines grillées, simples et parfaitement maîtrisées

  • calamars délicatement cuisinés

  • moules en brasucade, parfumées et conviviales

Mais aussi des créations plus modernes, comme les pitas de la mer ou les surprenants bergers de la mer, qui revisitent les classiques avec audace.

On picore, on goûte, on compare. Chaque stand devient une escale, chaque plat une découverte.


Manger autrement, penser différemment

Au-delà du plaisir, Escale Assiette invite à une prise de recul. Derrière chaque produit, il y a une ressource. Derrière chaque recette, un choix.

Les discussions s’engagent facilement avec les producteurs, les pêcheurs, les cuisiniers. On parle saisonnalité, techniques de pêche, évolution des espèces. On comprend mieux les enjeux, sans jamais perdre le plaisir de la dégustation.

Et c’est sans doute là toute la réussite de cette démarche : réussir à sensibiliser sans culpabiliser, à informer sans contraindre, à faire évoluer les habitudes tout en célébrant la richesse culinaire du territoire.


Une escale gourmande… et consciente

À Escale à Sète, la mer est partout. Dans les voiles, dans les traditions… et désormais, dans les assiettes, avec une nouvelle conscience.

Escale Assiette n’est pas une simple tendance. C’est une invitation à repenser notre rapport à la mer, à travers ce que nous mangeons. Une manière de prolonger l’expérience du festival, non plus seulement avec les yeux ou les oreilles, mais aussi avec le goût et avec du sens.

Et en quittant les quais, une chose reste : le souvenir d’un repas savoureux… accompagné d’une réflexion qui, elle, continue de faire son chemin.


Si vous aimez, comme moi, découvrir la gastronomie locale, je vous invite à parcourir mes articles sur les spécialités corréziennes et bourguignonnes.



Infos pratiques pour organiser son séjour à Sète


Comment y aller ?


Comme vous le savez, je me déplace depuis Paris et je privilégie toujours les solutions bas carbone. Alors quand j'ai vu que l'on pouvait se rendre en train à Sète en moins de 4h, alors là, j'ai dit "Bingo". Et pour ne rien gâcher, la gare se situe en pleine ville, ce qui est très pratique. Une fois sur place, pas besoin de prendre la voiture si vous souhaitez vous faire un city trip.

Pour des déplacements en dehors de Sète, je vous recommande le vélo à assistance électrique. C'est tellement pratique !



Dates d'Escale à Sète


Escale à Sète est un évènement qui a lieu tous les deux ans au début du printemps. Pour la prochaine édition, cela se tiendra du 11 au 18 avril 2028.



Tarifs


Escale à Sète est un évènement gratuit qui se tient sur toute une semaine. L'accès au village, aux animations ainsi qu'à bon nombre de bateaux se fait sans ticket d'entrée.

Toutefois, pour les plus grands bateaux, il est nécessaire de réserver en ligne à la fois votre créneau de passage mais également votre pass pour la journée. Les tarifs pouvant varier d'une année à l'autre, je vous invite à vous référer au site officiel pour faire votre réservation.



Où dormir ?


Il y a de nombreuses adresses possibles à Sète. Que ce soit des hôtels, des chambres d'hôtes, des campings ... Mais pour profiter au mieux de l'évènement Escale à Sète, je vous recommande un hébergement au cœur même de l'évènement, à savoir près du port.



C'est ainsi que j'ai séjourné dans une chambre d'hôtes à seulement 10 minutes à pied du port et des festivités : Il Porto. Cette maison d'hôtes est tenue par Maurizio et sa petite famille d'origine italienne qui a posé ses valises dans la jolie cité maritime. Maurizio est un hôte hors pair qui sait tout de suite vous mettre à l'aise et vous prodiguer les meilleurs conseils pour un séjour réussi. C'est vraiment une très belle adresse chaleureuse que je vous recommande grandement.



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Notre avis sur l'évènement Escale à Sète


Quitter Escale à Sète, c’est un peu comme redescendre à quai après un long voyage. On repart les yeux encore remplis de mâts dressés vers le ciel, d’eaux animées par les joutes et les parades, de gestes anciens redécouverts dans les ateliers, et de saveurs iodées dégustées au fil des quais.


Ce qui m’a profondément marqué, ce n’est pas seulement la beauté des voiliers ou la richesse des animations. C’est cette impression d’avoir vécu quelque chose de sincère, où chaque tradition, chaque savoir-faire, chaque rencontre avait du sens. Entre les chants qui résonnent dans les rues de Sète, les éclats de rire au bord de l’eau, les discussions passionnées avec les marins ou les artisans, et cette nouvelle conscience portée par Escale Assiette, tout s’assemble pour créer une expérience rare.


Ici, la mer n’est pas un décor. Elle est une mémoire vivante, un terrain de jeu, une source d’inspiration… et un patrimoine que l’on célèbre autant qu’on apprend à préserver.


Je suis repartie conquise, touchée par cette énergie collective et cette capacité à faire dialoguer passé et présent, traditions et modernité, fête et réflexion. Escale à Sète n’est pas seulement un événement : c’est une immersion, une rencontre, une émotion.


Alors si une chose est sûre, c’est que je ne peux que vous encourager à vivre cette expérience à votre tour. Lors de la prochaine édition, laissez-vous porter par l’ambiance, perdez-vous dans les quais, montez à bord, goûtez, écoutez, observez… et surtout, ressentez.


Parce qu’à Sète, le temps de quelques jours, la mer ne se regarde pas. Elle se vit.



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À propos d'EspritGlobeTrotteuse

Yosemite Falls1.PNG

Passionnée de voyages depuis toujours, c'est en 2005 que j'ai commencé les vols longs courriers et depuis j'ai à cœur de tout découvrir.

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