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Que faire à Châlons-en-Champagne ? Guide pour un week-end de 2 jours

30 août
31 min de lecture
Châlons-en-Champagne

Et si, pour changer de Reims ou d’Épernay, vous mettiez le cap sur une autre ville de Champagne ?


Nichée au cœur de la Marne, Châlons-en-Champagne est une destination qui mérite largement que l’on s’y attarde. Labellisée Ville d’art et d’histoire depuis 2007, elle dévoile un patrimoine étonnamment riche : cathédrale, collégiale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, maisons à pans de bois, hôtels particuliers, jardins, musées… mais aussi une multitude de petits détails que l’on ne remarque qu’en prenant le temps de flâner.


Et puis il y a l’eau.

Le Mau et le Nau traversent le cœur historique de la ville et lui donnent une atmosphère singulière. Au fil des rues et des canaux, Châlons-en-Champagne révèle un visage presque vénitien qui lui vaut d’ailleurs le joli surnom de « Venise pétillante ».


Durant ce city trip à Châlons-en-Champagne, j’ai découvert une ville à taille humaine, parfaite pour un week-end, où l’on peut passer d’un monument historique à une balade en barque, d’un escape game à un musée, puis découvrir les mises en scènes surprenantes des animations qui se tiennent lors du festival Furies.


Alors, que faire à Châlons-en-Champagne en un week-end ?

Voici mon itinéraire pour découvrir la ville le temps d’un city trip, entre patrimoine, culture et expériences originales.


Châlons-en-Champagne en un coup d'œil

📍 Destination : Châlons-en-Champagne, Marne, Grand Est

🏛️ À voir : cathédrale Saint-Étienne, collégiale Notre-Dame-en-Vaux, Saint-Alpin, maisons à pans de bois

🌳 Pour une pause : Petit Jard et les jardins de l’ancien cloître

🛶 Expérience : balade en barque sur le Mau et le Nau

🔎 Activité : escape game urbain

🏠 Patrimoine : maison Jules Garinet

🍾 Expérience insolite : caves médiévales et dégustation

🎪 Événement : Festival Furies

À proximité : basilique Notre-Dame de L’Épine

⏱️ Durée idéale : 2 jours


Comme il est toujours plus facile de se repérer à l'aide d'une carte, voici la localisation de Châlons-en-Champagne dans la Marne.

Carte Marne

Sommaire



Visiter le centre historique de Châlons-en-Champagne


Pour découvrir Châlons-en-Champagne, je vous conseille de commencer par le centre historique et surtout de prendre le temps de vous y promener.


La ville possède un patrimoine particulièrement riche, avec des édifices religieux, des maisons à pans de bois, des hôtels particuliers et des traces de son passé médiéval.

Mais plutôt que de suivre un itinéraire au pas de course, laissez-vous porter par les rues.

À Châlons, les détails sont partout.



La cathédrale Saint-Étienne


Impossible de commencer cette promenade sans pousser la porte de la cathédrale Saint-Étienne.


Édifiée à partir du XIIe siècle, elle a connu de nombreuses transformations au fil des siècles. Son architecture témoigne ainsi de différentes périodes, du roman au gothique, puis des modifications réalisées à l’époque moderne.

À l’intérieur, prenez le temps de regarder les vitraux, les dalles funéraires médiévales mais aussi le remarquable buffet d’orgues.

La cathédrale conserve également un tableau représentant sa consécration par le pape Eugène III en 1147. Datant du XVe siècle, il constitue l’un des rares tableaux médiévaux encore conservés dans une église de Champagne.

Pour en savoir plus ...

La première cathédrale fut implantée au début du IVe siècle au cœur de la cité gallo-romaine par Saint Memmie, premier évêque de Châlons, et dédiée à Saint-Étienne. De la cathédrale romane, entreprise au début du XIIe siècle et consacrée en 1147 par le pape Eugène III, il ne subsiste qu'une partie de la crypte et le bas de la tour Nord du transept. Sa destruction accidentelle par un incendie, en 1230, obligea en effet à reconstruire tout l'édifice. Les travaux s'échelonnèrent jusqu'en 1634, date de l'achèvement de la façade occidentale dont le dessin est dû à l'architecte parisien Claude Monnart qui s'inspira de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais. Après la période révolutionnaire, qui vit le saccage de toutes les sculptures, la destruction du jubé et des stalles et la transformation de l'édifice en écurie, le XIXe siècle entreprit de lourdes restaurations, parmi lesquelles la reconstruction du bras Sud du transept.

Par son unité, la cathédrale Saint-Étienne offre un bel exemple de l'art gothique du XIIIe siècle, qui réalise ici l'une de ses ambitions : la dissolution totale du mur au profit des parois vitrées. Les vitraux constituent ainsi le principal décor de la cathédrale, par leur qualité et leur variété, les panneaux s'échelonnant du XIIe au XIXe siècle.

Mais ce que j’aime particulièrement ici, c’est prendre un peu de recul.

Depuis les jardins, la cathédrale se dévoile sous un autre angle.


Le Petit Jard : une parenthèse de verdure


À quelques pas, direction le Petit Jard.

Avec ses arbres, ses pelouses et ses sculptures, c’est l’un des endroits parfaits pour faire une pause au cours de la découverte du centre historique.

  • Petit Jard
  • Petit Jard

Châlons possède d’ailleurs trois grands « jards », hérités du Moyen Âge. Ensemble, ils représentent un vaste ensemble paysager qui participe pleinement à l’identité de la ville.

Pour en savoir plus ...

Créé en 1861 à l'occasion du concours régionale agricole, le Petit Jard est au départ une exposition temporaire d'arbres. Mais grâce à son ambiance bucolique, il est finalement maintenu et des aménagements y sont réalisés.

A partir de 1938, sous l'impulsion de deux botanistes, Pierre Gauroy et l'abbée Hermant, le Petit Jard se transforme en un véritable arboretum avec plus de 200 espèces représentées. Suite à la tempête de 1999, de grands travaux sont lancés par la Ville afin de réaménager le parc qui ouvre de nouveau en 2001 et obtient le label "jardin remarquable" en 2011.

Depuis le Petit Jard, la promenade peut ensuite se poursuivre tranquillement vers le couvent Sainte-Marie.

Même si l’on ne pénètre pas forcément dans l’édifice, sa silhouette mérite que l’on s’y attarde quelques instants.


Pour en savoir plus ...

Implantée à Châlons en 1613, la congrégation des religieuses de Notre-Dame, fondée en 1597 par Saint Pierre Fourier (1565-1640) à la suite du mouvement de renaissance spirituelle de la Contre-Réforme, se consacrait à l'éducation gratuite de jeunes filles.

Face au succès de son enseignement, la communauté châlonnaise agrandit son couvent entre 1631 et 1636. Elevé d'après les plans de l'architecte lorrain Jean Pacquotte, à l'emplacement de maisons situées sur de la Monnaie et Sainte-Croix, il fut selon la tradition locale dénommée "couvent Sainte-Marie" en raison de la présence d'une stature de la Vierge surmontant une entrée.

Au cours des XVII et XVIIIe siècles, l'ensemble fut complété au sud par l'édification de bâtiments conventuels, d'un portail et d'une nouvelle chapelle, selon les plans de l'architecte Robert de Cotte (1656-1735).

Lors des troubles révolutionnaires, la congrégation fut dissoute et les bâtiments affectés à l'usage de caserne en 1792, de magasin à blé en 1794, puis de filature de coton entre 1806 et 1827. La chapelle et le couvent furent démolis entre 1809 et 1812.

Le Grand Séminaire s'installa dans les bâtiments subsistants en 1827, mais la vétusté des locaux obligea les séminaristes à quitter les lieux au début du XXe siècle.

Les bâtiments, inoccupés, furent alors détruits. Seule l'aile ouest fut conservée et abrita le commissariat de police de 1942 à 1991.

En 1995, le Conseil général de la Marne fit restaurer l'ancien couvent qu'il réserva aux services départementaux.

Les bâtiments firent l'objet d'une protection au titre des Monuments historiques en 1943.


Longer le Mau


Puis vient l’un des plaisirs de Châlons-en-Champagne : suivre le cours du Mau.

La petite rivière serpente au milieu de la ville et offre des perspectives totalement différentes sur les bâtiments.

C’est en longeant le Mau que l’on rejoint notamment la rue Jessaint, puis la rue de Chastillon.


C’est ici que l’on découvre notamment un étonnant témoignage du passé de la ville : le garde-corps de l’ancien hôtel de la Comédie, installé au bord du Mau.

Un détail qui pourrait facilement passer inaperçu.

Et pourtant, il raconte une partie de l’histoire culturelle de Châlons.

Il appartenait autrefois à l’ancien théâtre de la Comédie, construit au XIXe siècle à l’emplacement de l’actuelle Comète. Le théâtre a été détruit en 1971, mais certains éléments ont été conservés et réinstallés ailleurs dans la ville.

C’est exactement le genre de détail que j’aime découvrir lors d’une promenade : un petit morceau d’histoire caché dans le paysage quotidien.


La collégiale Notre-Dame-en-Vaux


Quelques minutes plus tard, changement d’échelle avec la majestueuse collégiale Notre-Dame-en-Vaux.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans le cadre des "Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France", elle constitue l’un des monuments incontournables de Châlons-en-Champagne.

L’intérieur mérite une vraie visite, notamment pour ses vitraux qui traversent plusieurs périodes de l’histoire de l’art, du Moyen Âge au XIXe siècle.

Pour en savoir plus ...

Notre-Dame-en-Vaux - dont le nom signifie "en vallées" en ancien fraçais - doit son appellation aux trois ruisseaux qui l'entouraient autrefois : le Mau, le Rognon et la Patée. A l'origine simple chapelle située hors des murs de la ville, elle est attestée au statut de collégiale, desservie par des chanoines, ce qui explique la présence d'un cloître au nord du bâtiment.

Vers 1150, une reconstruction de l'édifice est entreprise, mais un effondrement survient en 1157 pendant les travaux. Des miracles se seraient produits sur les ruines, suscitant un important pèlerinage dédié à la Vierge. Cette affluence engendra des ressources financières suffisantes pour envisager une reconstruction plus ambitieuse, qui ne sera achevée qu'au début du XIIIe siècle.

L'église actuelle présente ainsi deux phases architecturales distinctes. La première, de style romain et antérieure à 1157, comprend le niveau inférieur du transept ainsi que les tours du chevet. La seconde, postérieure à cette date, illustre la transition entre le roman et le premier gothique champenois. Elle concerne la nef et ses collatéraux, la façade occidentale flanquée de deux tours, ainsi que le portail sud, décoré de statues-colonnes mutilées, durant la Révolution. Enfin, le porche qui le précède, de style gothique flamboyant, a été ajouté au début du XVIe siècle.

La collégiale Notre-Dame-en-Vaux est classé Monument Historique depuis 1840 et a été reconnue au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1998 rejoignant ainsi les autres édifices majeurs des Chemins de Compostelle en France.

Mais ne vous contentez pas de regarder l’église.

Autour de la collégiale se trouvait autrefois un cloître roman. Détruit au XVIIIe siècle, il a été redécouvert lors de fouilles archéologiques menées à partir des années 1960. Les éléments sculptés retrouvés sont aujourd’hui présentés dans le musée du cloître.


Prenez le temps de vous arrêter dans les jardins aménagés autour de l’ancien cloître.

C’est un endroit beaucoup plus calme que les grands axes touristiques.

On y retrouve les traces d’un ensemble religieux autrefois beaucoup plus vaste et l’on comprend mieux l’organisation du quartier autour de Notre-Dame-en-Vaux.

C’est aussi l’un de ces endroits où l’on peut simplement s’asseoir quelques minutes et regarder la ville vivre.


Les maisons canoniales


Autour de Notre-Dame-en-Vaux, observez également les maisons canoniales.

Elles rappellent qu’autrefois, ce quartier formait une véritable petite ville dans la ville, organisée autour des institutions religieuses.

À Châlons, l’histoire ne se découvre donc pas uniquement dans les monuments : elle se lit aussi dans les façades.

Pour en savoir plus ...

Au Moyen-Age, les chanoines de Notre-Dame-en-Vaux habitaient déjà une série de petites maisons individuelles comprises entre l'actuelle place Notre-Dame et la galerie orientale du cloître élevé au XIIe siècle. Ces maisons ont été reconstruites ou réaménagées au XVIIIe siècle sur le même emplacement. Les matériaux provenant de la démolition partielle du cloître en 1759 ont alors été remployés dans les fondations et les murs du presbytère (n°1) et de la maison voisine (n°3).


Un détour par la rue Gobet Boisselie


Je vous conseille ensuite de vous éloigner légèrement des grands axes pour emprunter la rue Gobet Boisselie.

Elle offre notamment une jolie perspective, beaucoup plus intime, sur l’église Saint-Alpin.


Ce n’est pas forcément le monument que l’on vient chercher en priorité lors d’un premier séjour à Châlons, et c’est justement ce qui rend cette découverte intéressante. Son architecture et ses vitraux témoignent de différentes périodes de construction et de transformation de la ville.

Pour en savoir plus ...

Le nom de Saint-Alpin fait référence à un évêque de Châlons du Ve siècle mais il faut attendre le début du XIe siècle pour trouver la mention certaine d'une première paroisse.

Implantée dès le Moyen-Age dans le quartier marchand le plus dynamique de la ville, l'église Saint-Alpin bénéficia du soutien de ses riches paroissiens qui œuvrèrent à son embellissement en faisant édifier plusieurs chapelles et en la dotant de riches œuvres d'arts et objets mobiliers. Lors des campagnes de reconstruction et d'agrandissement d'une partie de l'église dans la première moitié du XVIe siècle, les notables participèrent au financement des vitraux, sur lesquels ils se firent parfois représenter. Grâce à cet important mécénat, l'église conserve aussi une belle série de tableaux allant du XVIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, ainsi que plusieurs sculptures, parmi lesquelles un Christ aux liens.

Hormis quelques travaux de réfection de couvertures et de consolidation au XVIIIe et XIXe siècles, l'église n'a pas été modifiée. Elle a été classée parmi les Monuments Historiques dès 1862.

C’est l’un de ces endroits où l’on comprend pourquoi il faut prendre son temps pour visiter Châlons-en-Champagne.


L'Office de Tourisme : une maison qui mérite le détour


Et puisque vous êtes dans le centre historique, ne passez surtout pas devant l’Office de Tourisme sans lever les yeux.

Installé au 3 quai des Arts, dans une remarquable maison à pans de bois, il constitue un excellent point de départ pour découvrir la ville. Les maisons à pans de bois font partie intégrante du patrimoine architectural châlonnais.

Office du tourisme

Et surtout, poussez la porte.

Car l’Office de Tourisme n’est pas seulement un endroit où récupérer une carte : c’est aussi ici que débutent certaines des expériences les plus originales de Châlons-en-Champagne : un escape game urbain et une balade en barque.


Bonus EspritGlobeTrotteuse :

Si vous souhaitez prolonger votre découverte de la Champagne, je vous invite également à découvrir Troyes et son étonnant centre historique.

Troyes : La ville en forme de bouchon de Champagne


Jean Talon, le Châlonnais parti au Québec


Impossible enfin de parler de Châlons sans évoquer Jean Talon.

Né à Châlons en 1626, il devient en 1665 le premier intendant de la Nouvelle-France. Son rôle dans le développement de la colonie française au Québec lui vaut aujourd’hui une place importante dans l’histoire des deux territoires.

Son histoire rappelle que Châlons a longtemps été connectée à des horizons bien plus lointains que ceux de la Champagne.

Une statue lui est consacrée près de Notre-Dame-en-Vaux, et sa tombe se trouve également dans la collégiale.

Jean Talon

Un circuit de 8 kilomètres permet même de partir sur ses traces à travers Châlons-en-Champagne.

Pour en savoir plus ...

Né à Châlons-en-Champagne, Jean Talon fut envoyé sur la proposition de Colbert par Louis XIV comme premier intendant de la Nouvelle France de 1665 à 1668 et de 1670 à 1672. Connu pour être le "grand intendant", il fut un bâtisseur de la province.

Jean Talon y fait venir plus de 1700 personnes dont les Filles du Roy. Il donne aux colons des terres à cultiver. Il introduit des nouvelles cultures (chanvre, lin, houblon). Il fait venir des chevaux. Il fait construire des bateaux. Il crée une brasserie pour faire de la bière. Comme il est "intendant de la justice, de la police et des finances" de la Nouvelle-France, il organise des tribunaux, la police et organise la collecte des impôts. Après son retour, il est nommé secrétaire du roi et membre de la Maison du roi. Il partage son temps entre le château de Versailles et Paris où il réside.

Jean talon y décède en 1694 mais souhaite expressément - souhait réalisé en octobre 1695 - que son corps soir inhumé à Notre-Dame-en-Vaux.


Les caves médiévales : le secret bien gardé de Châlons


Et puis il y a un endroit que l’on ne découvre pas forcément en déambulant dans les rues.

Un endroit caché sous nos pieds.

Les caves médiévales de Châlons-en-Champagne.

Installées dans le passage Chamorin, elles occupent près de 200 m² et remontent pour certaines au Moyen Âge.

Ces caves témoignent notamment de l’importance du commerce du vin dans l’histoire de la ville.

Pour en savoir plus ...

Improprement dénommées "médiévales", les caves sont datées de trois périodes de constructions bien distinctes : XIIIe, XVe et XVIIe siècles.

Avec leurs spécificités architecturales et stylistiques respectives, caractéristiques de leur époque, elles témoignent de la vivacité commerciale de Châlons qui accueillait depuis le Moyen-Age de nombreuses foires, notamment des foires à vins organisées sur l'actuelle place Foch, et constitueraient d'anciens lieux de stockage du vin.

Pour partie utilisées de manière continue jusqu'au milieu du XXe siècle, elles furent interdites au public pour des raisons de sécurité, puis ouvertes de nouveau au début des années 2000 après d'importants travaux de restauration.

Les "caves médiévales" de Châlons-en-Champagne sont protégées au titre des Monuments historiques depuis 1995.

Aujourd’hui, elles peuvent notamment être découvertes lors de visites ou de dégustations organisées par l’Office de Tourisme.

Une expérience particulièrement intéressante pour comprendre que le lien entre Châlons et le vin ne date évidemment pas d’hier.




Découvrir Châlons-en-Champagne en dehors des sentiers battus


Après avoir arpenté le centre historique, admiré la cathédrale Saint-Étienne et la collégiale Notre-Dame-en-Vaux, il est temps de découvrir une autre facette de la ville.

Car visiter Châlons-en-Champagne, ce n’est pas seulement cocher quelques monuments sur une liste.

La ville possède une multitude d’expériences qui permettent de l’aborder autrement.

Pousser la porte d’une demeure restée hors du temps, résoudre des énigmes dans les rues ou embarquer sur les canaux pour observer le patrimoine depuis l’eau : trois façons très différentes de découvrir Châlons-en-Champagne, mais qui ont toutes un point commun.

Elles invitent à prendre le temps de regarder la ville autrement.


La maison Garinet : entrer dans l'intimité d'un collectionneur


Il existe des musées dans lesquels on entre pour admirer des œuvres.

Et puis il y a des lieux où l’on a davantage l’impression d’entrer dans une histoire.

La maison Garinet appartient à cette seconde catégorie.


Située rue Pasteur, cette demeure du début du XVIe siècle fut autrefois la résidence du vidame de l’évêque de Châlons. Elle est achetée en 1800 par Claude Joseph Garinet, avant d’être transmise à son fils Jules Garinet, érudit et grand collectionneur châlonnais. Après la mort de Jules en 1877, son épouse Marguerite-Victoire continue d’habiter les lieux jusqu’à son décès en 1897. Elle lègue alors à la ville la maison et les collections qu’elle abrite.

Et c’est justement ce qui rend la visite si intéressante.


La maison et les collections racontent une même histoire.

Jules Garinet était passionné par l’histoire, les livres et les œuvres d’art. Au fil des années, il rassemble une importante collection de peintures provenant notamment des écoles du Nord, françaises et italiennes, mais également des dessins, sculptures, bronzes, émaux, faïences et porcelaines.

La collection ne ressemble donc pas à celle d’un musée imaginé des décennies plus tard par un conservateur.

Elle est le reflet des goûts d’un homme.

De ses curiosités.

De ses passions.

Et de son envie de conserver autour de lui les œuvres et objets qui l’intéressaient.


Les étonnantes collections de Jules Garinet

Au fil des pièces, on découvre la diversité des collections réunies par Jules Garinet.

Les peintures occupent une place importante, avec des œuvres couvrant plusieurs siècles.

Mais ce n’est pas tout.

Dessins, sculptures, bronzes, émaux, faïences, porcelaines et objets d’art témoignent de la curiosité presque insatiable du collectionneur.

Et puis, au deuxième étage, une étonnante surprise attend le visiteur.

98 maquettes en bois sculptées au XIXe siècle par le docteur Mohen représentent des monuments français : églises, cathédrales et hôtels de ville.

Une véritable France miniature.

Maquettes

Après avoir découvert les œuvres qui peuplaient l’univers de Jules Garinet, on découvre ainsi une autre forme de passion pour le patrimoine.


Une maison qui semble avoir échappé au temps

C’est probablement l’atmosphère de la maison qui m’a le plus marquée.

Ici, on est loin des grands musées modernes et de leurs vastes salles parfaitement éclairées.

La maison Garinet est restée une demeure ancienne, avec ses contraintes et sa fragilité.

Elle n’a pas été transformée pour accueillir des centaines de visiteurs à la chaîne. Les visites se font donc en petit comité, ce qui permet de préserver les lieux et de conserver quelque chose de leur atmosphère intime.

Et cette particularité est loin d’être un inconvénient.

Elle fait partie de l’expérience.

La maison est restée sans eau ni électricité, ce qui donne aux visites une dimension presque hors du temps. En journée, la lumière naturelle permet de découvrir les pièces et les collections. Lors de certaines visites organisées en soirée, la découverte se fait même à la lampe torche.

Imaginez l’expérience.

Vous avancez dans une demeure du XVIe siècle.

Le faisceau de votre lampe éclaire un tableau.

Puis une sculpture.

Puis un détail architectural.

Le reste de la pièce demeure dans la pénombre.

On ne visite plus simplement une collection : on explore une maison.

Les conditions de visite contribuent ainsi à cette impression étonnante de remonter le temps.

La visite de la maison Garinet est actuellement proposée sur rendez-vous ou certains premiers dimanches du mois, selon une programmation et des horaires qui varient en fonction de la saison.

Une visite qui mérite donc largement sa place parmi les découvertes insolites à faire à Châlons-en-Champagne.

Bonus EspritGlobeTrotteuse :

Cette escapade peut également être l'occasion de poursuivre votre découverte de l'Aube et notamment du Château de la Motte Tilly ayant appartenu à l'abbé Joseph Marie Terray…

Aube : Visiter le Château de La Motte-Tilly


Le Secret du Voyageur : visiter Châlons-en-Champagne en résolvant des énigmes


Et si, plutôt que de suivre une visite traditionnelle, vous partiez à la découverte de Châlons avec un carnet d’énigmes entre les mains ?

C’est le principe du Secret du Voyageur, un escape game urbain proposé par l’Office de Tourisme.

Le concept est particulièrement bien pensé pour découvrir la ville.

L’aventure commence avec un mystérieux carnet ayant appartenu à Jean Talon, personnage emblématique de Châlons-en-Champagne.

Le Secret du Voyageur

Au fil des pages, les indices vous entraînent dans les rues du centre historique.

Votre mission consiste à résoudre les énigmes, à retrouver les différents indices et à reconstituer le parcours imaginé par Jean Talon.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Le scénario fait également intervenir Meschinou, l’esprit de l’eau, gardien imaginaire des canaux et des lumières de Châlons. Le patrimoine, l’histoire de la ville et une dimension fantastique se mélangent ainsi au fil du parcours.


Une visite ludique du centre historique

Ce que j’aime particulièrement avec cet escape game, c’est qu’il oblige à regarder la ville différemment.

Une façade devient un indice.

Un monument peut cacher une réponse.

Un détail architectural que l’on aurait probablement ignoré lors d’une promenade classique devient soudain essentiel.

On marche, on observe, on réfléchit et surtout, on échange avec les autres participants.

Le parcours fait environ 2 kilomètres et dure approximativement 90 minutes. Il se réalise en autonomie, sans smartphone, grâce à un kit d’enquêteur remis au départ. Le parcours commence et se termine à l’Office de Tourisme.

C’est donc une activité qui se glisse très facilement dans un week-end à Châlons-en-Champagne.

Et contrairement à un escape game classique, pas besoin de rester enfermé dans une salle.

Votre terrain de jeu, c’est toute la ville.


Une activité idéale en famille ou entre amis

Le Secret du Voyageur se prête particulièrement bien à une découverte en famille ou entre amis.

Les enfants doivent observer.

Les adultes doivent parfois faire preuve de logique.

Et tout le monde participe à la résolution des énigmes.

L’expérience est accessible à partir de 7 ans, avec la présence obligatoire d’un adulte pour les mineurs. Une réservation préalable est fortement conseillée afin de garantir votre créneau.

Au final, on découvre Châlons sans vraiment avoir l’impression de faire une visite touristique.

On joue avec la ville.

Et c’est probablement l’une des meilleures façons de donner envie aux enfants, et aux adultes, de s’intéresser au patrimoine.

Bonus EspritGlobeTrotteuse :

Si vous êtes amateur de jeu de piste pour découvrir une ville, j'ai plusieurs expériences à vous recommander donc celle de Montbéliard. Saurez-vous résoudre l'énigme ?

   Montbéliard : La Cité des Princes   


L'Eau'dyssée : découvrir Châlons-en-Champagne depuis ses canaux


Après avoir découvert la ville à pied et joué avec son patrimoine, il est temps de changer complètement de perspective.

Direction l’eau.

Car à Châlons-en-Champagne, l’eau est partout.

Le Mau et le Nau traversent le centre historique, tandis que la Marne et le canal complètent cet étonnant réseau hydrographique.

Cette omniprésence de l’eau a d’ailleurs valu à la ville son joli surnom de « Venise pétillante ».

Barque Châlons-en-Champagne

Et pour comprendre véritablement ce surnom, rien ne vaut une balade en barque.


Une autre manière de regarder la ville

L’Eau’dyssée est la balade incontournable proposée par l’Office de Tourisme.

Pendant environ 40 minutes, une petite embarcation vous emmène au cœur du patrimoine châlonnais. Le pilote devient votre guide et raconte l’histoire de la ville, ses anecdotes et ses petits secrets.

Mais ce qui change surtout, c’est le point de vue.

Depuis la rue, vous avez peut-être admiré le couvent Sainte-Marie.

Depuis la barque, vous le découvrez autrement.

Vous avez probablement déjà photographié Notre-Dame-en-Vaux.

Depuis l’eau, ses deux flèches semblent encore plus impressionnantes.

Le Petit Jard, les ponts, les maisons et les monuments défilent doucement sous vos yeux.

Et certains passages permettent même de découvrir la ville sous les rues et les places, au fil de ce réseau d’eau qui traverse Châlons.


Les ponts, les monuments et les reflets

L’un des plaisirs de cette balade consiste simplement à regarder.

Les ponts se succèdent.

Certains sont anciens, comme le pont des Mariniers ou le pont des Viviers.

Les façades se reflètent dans l’eau.

La végétation des jardins vient parfois toucher la surface.

Et, pendant quelques dizaines de minutes, le rythme ralentit.

Après avoir marché dans les rues du centre historique, cette parenthèse sur l’eau est particulièrement agréable.

Elle permet aussi de prendre conscience de l’importance des cours d’eau dans l’histoire et le développement de Châlons-en-Champagne.


Trois balades pour trois ambiances

L’Eau’dyssée n’est pas la seule manière de découvrir Châlons depuis l’eau.

L’Office de Tourisme propose aujourd’hui trois expériences différentes en barque : L’Eau’dyssée, Métamorph’eau’ses et L’Ép’eau’pée.

L’Eau’dyssée est la balade patrimoniale incontournable, idéale pour une première découverte.

Métamorph’eau’ses propose une expérience nocturne, lorsque les monuments et les ponts deviennent les supports d’un spectacle de lumière et de son. L’obscurité transforme complètement la perception de la ville et les édifices deviennent les écrans d’un spectacle itinérant sur l’eau.

Enfin, L’Ép’eau’pée propose une approche davantage tournée vers la nature.

Trois façons de découvrir la même ville.

Trois ambiances.

Et surtout, trois bonnes raisons de revenir sur l’eau.


Pourquoi faire une balade en barque à Châlons-en-Champagne ?

Parce qu’après avoir parcouru la ville à pied, cette promenade permet de relier les différents morceaux du puzzle.

Les monuments que vous avez découverts depuis les rues prennent une autre dimension.

Vous comprenez mieux la place de l’eau dans la ville.

Et vous découvrez des perspectives impossibles à observer depuis la terre.

Pour moi, c’est donc une expérience à ne pas manquer lors d’un city trip à Châlons-en-Champagne.

Et si vous le pouvez, essayez de faire la balade à un moment où la lumière est intéressante.

Car lorsque le soleil descend et que les façades se reflètent dans le Mau et le Nau, Châlons-en-Champagne prend véritablement des airs de Venise pétillante.

Bonus EspritGlobeTrotteuse :

Si vous aimez découvrir une ville sur l'eau ou ses paysages environnants tout en douceur, je vous propose d'expérimenter une balade en barque au cœur des Hortillonnages d'Amiens. Vous ne connaissez pas encore ? C'est peut-être l'occasion d'aller y jeter un œil.

   Les Hortillonnages d’Amiens : Un archipel vert entre histoire, nature et art   


Le Festival Furies à Châlons-en-Champagne : l'autre visage de la ville


Il y a un rendez-vous qui mérite un chapitre à lui seul.

Un événement qui permet de comprendre une autre facette de la ville.

Le Festival Furies.

Car Furies n’est pas simplement un festival parmi les nombreux événements culturels organisés dans la région.

Il participe pleinement à l’identité contemporaine de Châlons-en-Champagne.


Châlons, ville du cirque contemporain

Pour comprendre l’importance de Furies, il faut connaître le lien particulier qui unit Châlons au cirque contemporain.

La ville accueille depuis 1985 le Centre National des Arts du Cirque, haut lieu de formation et de création artistique.

Furies s’inscrit dans cette histoire.

Pendant plusieurs jours, la ville devient une immense scène à ciel ouvert.

Les spectacles investissent les rues, les places, les jardins et différents lieux du centre-ville.

On peut venir pour un spectacle précis…

Mais on peut aussi simplement déambuler et se laisser surprendre.

Et c’est précisément ce qui rend l’expérience unique.


In Difference : deux corps, deux cerceaux et une rencontre

Parmi les spectacles qui m’ont particulièrement marquée, In Difference propose une rencontre délicate entre deux artistes.

Deux corps.

Deux cerceaux.

Au début, les mouvements semblent séparés.

Les corps se rapprochent puis s’éloignent, se cherchent et se répondent.

Progressivement, les gestes se synchronisent.

Les deux interprètes semblent alors ne plus faire qu’un avec leurs cerceaux, jusqu’à créer une véritable union parfaite.

Un joli ballet à deux, tout en finesse et en poésie.


Carne : un spectacle qui interpelle

Avec Carne, l’ambiance change complètement.

Le spectacle adopte un ton beaucoup plus provocateur pour nous interroger sur notre rapport à la condition animale.

Mais il ne s’arrête pas à la question de la viande.

Il évoque également la réalité de celles et ceux qui travaillent dans l’agriculture et les métiers de bouche.

La difficulté d’être agriculteur.

Les contraintes du métier.

Les contradictions de notre société.

Ce que nous acceptons de voir ou de ne pas voir derrière ce qui arrive dans notre assiette.

Le propos dérange parfois.

Et c’est volontaire.

Carne cherche à faire bouger les consciences.

On ressort du spectacle avec des questions plutôt qu’avec des réponses.

Et c’est probablement toute sa force.


Circus I Love You : la virtuosité du cirque contemporain

Avec Circus I Love You, place à la performance.

La compagnie propose un spectacle de cirque contemporain porté par de magnifiques prouesses artistiques.

Acrobaties, mouvements collectifs, prises de risque et performances physiques s’enchaînent.

On retrouve cette sensation si particulière du cirque : celle de regarder des artistes accomplir des choses qui semblent impossibles.

Mais ici, la performance est mise au service d’une véritable écriture artistique.

On admire autant la prouesse que le travail collectif qui permet de la réaliser.


Burn Out : les acrobaties motorisées de La Contrebande

Puis viennent les moteurs.

Avec La Contrebande et Burn Out, le cirque devient mécanique.

Les artistes réalisent des acrobaties motorisées particulièrement impressionnantes.

Les véhicules deviennent des partenaires de jeu.

Ils accélèrent, tournent, dérapent et semblent parfois échapper au contrôle des artistes.

La sensation de danger est permanente.

On retient son souffle, on se demande jusqu’où ils vont aller…

Et puis la précision reprend le dessus.

Une proposition spectaculaire qui montre une nouvelle fois toute la diversité de la programmation de Furies.


Trak : faire fuir nos peurs dans les rues

Enfin, Trak, de la compagnie System Paprika, m’a particulièrement surprise.

Ici, pas question de rester assis devant une scène.

Le spectacle déambule dans les rues de Châlons-en-Champagne.

Le public suit les artistes et découvre progressivement la ville comme un immense décor.

Le thème ?

Nos peurs.

Celles qui nous accompagnent, nous poursuivent et parfois nous empêchent d’avancer.

Mais ici, il s’agit de les affronter.

Ou peut-être de les faire fuir.

Le spectacle est surprenant, ludique et complètement intégré à l’espace urbain.

Et c’est exactement ce que j’aime dans Furies.

La ville devient partie intégrante du spectacle.


Pourquoi découvrir Châlons pendant Furies ?

Après avoir assisté à plusieurs spectacles, une chose devient évidente : Furies permet de découvrir Châlons-en-Champagne sous un angle que l’on ne retrouve dans aucun guide touristique.

On peut commencer la journée devant une cathédrale médiévale, longer le Mau, admirer les maisons à pans de bois…

Puis, quelques heures plus tard, se retrouver devant une performance de cirque contemporain dans une rue ou un jardin.

Le contraste est magnifique.

Châlons n’est plus seulement une ville qui conserve son patrimoine. C’est une ville qui le fait dialoguer avec la création contemporaine.

En 2026, le Festival Furies s’est déroulé du 2 au 6 juin.

Le festival se déroule chaque année au début du mois de juin à Châlons-en-Champagne. Les dates et la programmation pouvant évoluer, pensez à consulter le programme officiel avant votre séjour.

C’est une autre façon de vivre la ville.

Et certainement l’une des plus originales.



Que faire autour de Châlons-en-Champagne ?


Châlons-en-Champagne est une ville qui se découvre facilement à pied, mais ses environs méritent eux aussi que l’on s’éloigne un peu du centre.

À quelques kilomètres seulement, la campagne champenoise dévoile un patrimoine plus discret, des villages paisibles et de jolies possibilités de randonnée.

La découverte incontournable autour de Châlons reste toutefois L’Épine et son incroyable basilique.


L’Épine et sa basilique : une cathédrale au cœur de la campagne


À seulement 8 kilomètres de Châlons-en-Champagne, direction Sainte-Menehould, se trouve le petit village de L’Épine. Et dès que l’on approche, un édifice monumental attire le regard.

Ses deux flèches dominent la plaine champenoise.

Difficile alors de ne pas se demander :

Mais que fait une basilique aussi imposante dans un si petit village ?

La réponse se trouve dans l’histoire du pèlerinage.

Depuis le Moyen Âge, L’Épine est un important lieu de pèlerinage marial. Selon la tradition, une statue de la Vierge à l’Enfant aurait été découverte vers 1400 dans un buisson d’épines en flammes. La dévotion autour de cette statue se développe rapidement et entraîne la construction d’un sanctuaire beaucoup plus important.

La basilique actuelle est édifiée entre 1405 et 1527, dans un style gothique flamboyant. Ses proportions, son architecture et la richesse de ses sculptures lui donnent davantage l’apparence d’une petite cathédrale que celle d’une église de village.

Et c’est précisément ce contraste qui rend la découverte si étonnante.


Une basilique riche en détails

Avant même d’entrer, prenez le temps de faire le tour de l’édifice.

Les gargouilles sont particulièrement remarquables, notamment autour du chevet. Certaines sont de véritables petites sculptures qu’il faut prendre le temps de chercher.

À l’intérieur, plusieurs éléments méritent également votre attention : le jubé de la fin du XVe siècle, la statue de la Vierge à l’origine du pèlerinage, la Mise au tombeau du XVe siècle, le buffet d’orgues installé sur une tribune en bois du XVIe siècle et le tabernacle-reliquaire.

La basilique est également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Elle constitue donc, avec la collégiale Notre-Dame-en-Vaux de Châlons, l’un des deux édifices de l’agglomération associés à cette inscription.

La visite libre est gratuite et un audioguide permet d'approfondir la découverte en huit étapes, de la façade aux gargouilles, en passant par l’architecture intérieure, la statue de la Vierge, la Mise au tombeau, le trésor et l’orgue.

Conseil EspritGlobeTrotteuse :

Ne vous contentez pas d’une rapide halte photo devant la basilique. Entrez et prenez le temps de regarder les détails.


Prolonger la découverte par une balade

L’Épine ne se résume pas à sa basilique.

Le village est également le point de départ de plusieurs circuits de randonnée qui permettent de découvrir la campagne environnante et de mieux comprendre le lien entre le sanctuaire, le village et les paysages champenois.

Quatre itinéraires sont proposés : le Sentier des Croix (6 km), le Sentier des Bergers (6,4 km), le Sentier des 3 Églises (6,6 km) et le Sentier du Souvenir (9,1 km). Les deux premiers sont annoncés comme faciles et prennent environ 1h30.

Une bonne idée si vous souhaitez ajouter une petite parenthèse nature à votre city trip.

Et si vous êtes à vélo, un Chemin des Pèlerins relie également Châlons-en-Champagne à L’Épine sur une boucle d’environ 30 kilomètres. L’itinéraire permet de rejoindre la basilique en passant par les paysages de l’agglomération châlonnaise.


Les autres idées autour de Châlons-en-Champagne


Si vous avez davantage de temps, plusieurs possibilités s'offrent à vous pour prolonger votre séjour sans partir très loin.


Le Domaine de Coolus constitue notamment une belle option pour les amateurs de nature. Cette réserve naturelle de près de 38 hectares mêle bois, prairies et zones humides autour de la Coole. C’est un endroit propice à une promenade tranquille et à l’observation de la faune et de la flore.


Vous pouvez également partir à la découverte des villages de l’agglomération châlonnaise, dont certains possèdent un patrimoine intéressant. À Juvigny, par exemple, un château classé Monument historique se trouve au cœur d’un parc arboré de 18 hectares entouré de douves.


Mais si vous ne devez choisir qu’une seule escapade autour de Châlons-en-Champagne, je vous conseille sans hésiter L’Épine.

Car il y a quelque chose de presque irréel à découvrir cette imposante basilique gothique au milieu de la plaine.

Après avoir passé une journée à explorer le patrimoine de Châlons, cette courte échappée permet de changer complètement d’ambiance : moins de rues, plus d’horizon ; moins d’agitation, davantage de silence.

Et surtout, elle apporte la réponse à cette question que l’on se pose en arrivant :

Pourquoi une basilique aussi monumentale a-t-elle été construite ici ?

Une belle manière de terminer la découverte de Châlons-en-Champagne en faisant un dernier détour par son histoire.



Infos pratiques pour organiser sa visite de Châlons-en-Champagne


Vous êtes convaincu et vous envisagez maintenant de partir découvrir Châlons-en-Champagne ? Voici toutes les informations pratiques pour organiser facilement votre city trip.


Quand partir à Châlons-en-Champagne ?

Châlons-en-Champagne peut se visiter toute l'année, mais le printemps et l'été sont particulièrement agréables pour profiter pleinement de la ville.

Dès les beaux jours, les jardins retrouvent leurs couleurs, les promenades le long du Mau et du Nau deviennent particulièrement agréables et les balades en barque permettent de découvrir la ville sous une lumière différente.

L'été est également une période intéressante pour profiter des terrasses et des nombreux événements organisés dans la ville.

Mais si vous aimez la culture et les spectacles de rue, je vous conseille de regarder du côté du Festival Furies. Ce rendez-vous majeur des arts du cirque et de la rue transforme littéralement Châlons-en-Champagne pendant quelques jours. En 2026, la 37e édition s'est déroulée du 2 au 6 juin, avec des spectacles dans les rues, les jardins, sous chapiteau et dans différents lieux culturels de la ville.

C'est d'ailleurs une période que je recommande particulièrement si vous souhaitez découvrir le visage contemporain de Châlons-en-Champagne.

L'automne peut également être très agréable, avec les couleurs des jardins et une ambiance plus tranquille.

Quant à l'hiver, il permet de découvrir la ville autrement, même si les activités extérieures sont évidemment plus dépendantes de la météo.

Conseil EspritGlobeTrotteuse :

Privilégiez donc le printemps, le début de l'été ou le début de l'automne pour profiter au maximum des activités en extérieur.


Comment se rendre à Châlons-en-Champagne ?

Autre bonne nouvelle : Châlons-en-Champagne est une destination particulièrement facile d'accès.

La ville se situe au cœur de la Marne, à environ 30 minutes de Reims, 1 heure de Troyes et 2 heures de Paris.


Venir à Châlons-en-Champagne en voiture

La voiture reste évidemment très pratique si vous souhaitez profiter de votre séjour pour découvrir les environs, notamment L'Épine.

Châlons-en-Champagne est desservie par deux grands axes autoroutiers :

  • l'A26, avec les sorties 17 Saint-Gibrien et 18 Mont-Choisy ;

  • l'A4, avec la sortie 27 La Veuve.

C'est donc une destination facile à rejoindre depuis Paris, Reims ou Troyes.

Et si vous prévoyez d'explorer les villages autour de Châlons, je recommande clairement la voiture, qui vous donnera davantage de liberté.


Venir en train à Châlons-en-Champagne

Pour un city trip consacré uniquement à Châlons, le train est une excellente option.

La gare de Châlons-en-Champagne est desservie par des TGV et de nombreux TER. Depuis Paris-Est, le trajet peut prendre environ 1 heure en TGV, tandis que le TER permet également de rejoindre la ville en environ 1h35 selon le train.

La gare est située à seulement une dizaine de minutes à pied du centre-ville.

C'est donc particulièrement pratique : vous arrivez en train, rejoignez votre hôtel à pied et pouvez ensuite commencer votre découverte sans avoir besoin de voiture.


Comment se déplacer à Châlons-en-Champagne ?

C'est probablement l'un des grands avantages de la ville : le centre historique se découvre très facilement à pied.

Cathédrale Saint-Étienne, collégiale Notre-Dame-en-Vaux, Petit Jard, maisons à pans de bois, rues historiques, Mau et Nau…

La plupart des incontournables sont regroupés dans un périmètre assez compact.

Je vous conseille donc de laisser votre voiture au parking pendant la journée et de partir simplement avec de bonnes chaussures.


À pied, à vélo ou en bus

Pour les trajets plus éloignés, le réseau SITAC permet de se déplacer dans Châlons-en-Champagne et son agglomération.

Le réseau dessert notamment Châlons et plusieurs communes voisines.

La ville propose également des solutions de déplacement à vélo et l'Office de Tourisme met notamment à disposition des vélos à la location.

Pour préparer vos trajets, l'application Transit est l'application officielle du réseau local et regroupe les informations concernant les transports urbains, TER, Fluo et certains services de mobilité.

Pour mon programme de deux jours, je privilégierais toutefois la marche. C'est vraiment en flânant que l'on découvre les petits détails de Châlons : une façade, une maison à pans de bois, une jolie perspective sur Saint-Alpin ou un reflet dans le Mau.


Combien de temps prévoir pour visiter Châlons-en-Champagne ?

Deux jours me semblent être la durée idéale pour une première découverte.

Une journée permet déjà de parcourir le centre historique et d'en voir les principaux monuments.

Mais avec deux jours, vous pouvez prendre davantage votre temps et surtout intégrer les expériences qui font la particularité de la ville :

  • la maison Garinet ;

  • l'escape game urbain ;

  • la balade en barque ;

  • les caves médiévales ;

  • et une escapade à L'Épine et sa basilique.

Si vous venez pendant Furies, je vous conseille même de construire votre programme autour des spectacles afin de pouvoir profiter pleinement du festival.


Où dormir à Châlons-en-Champagne ?

Pour ce séjour à Châlons-en-Champagne, j’ai posé mes valises à l’Hôtel d’Angleterre, idéalement situé en plein cœur du centre historique, face à la collégiale Notre-Dame-en-Vaux. Un emplacement parfait pour visiter la ville à pied et rejoindre facilement les principaux monuments.

L’hôtel propose des chambres confortables et élégantes, réparties en plusieurs catégories, de la chambre Classique à la chambre Luxe. La décoration mêle charme et sobriété, avec tout le confort nécessaire pour une escapade de quelques jours.

J’ai également apprécié les espaces communs, avec leurs salons chaleureux et leur ambiance intimiste. L’établissement possède également un bar ainsi que deux restaurants, dont le restaurant gastronomique Jérôme Feck.

Le matin, le petit-déjeuner buffet permet de prendre des forces avant de repartir à la découverte de Châlons.

Mais ce que je retiens surtout, c’est l’emplacement : une fois la voiture garée, tout se fait facilement à pied. Pour un city trip, c’est un véritable avantage… et l’occasion de profiter pleinement de l’atmosphère de la ville.



Où manger à Ch)alons-en-Champagne ?

Là encore, je vous propose 4adresses top qualité. Surtout ne me dites pas merci !


L'Epine : Un déjeuner aux Armes de Champagne, face à la basilique

Avant la découverte de la basilique Notre-Dame de L’Épine, difficile de trouver meilleur endroit pour se restaurer que Cuvée 31, le restaurant des Armes de Champagne. Situé à seulement quelques pas du monument, l’établissement bénéficie d’un emplacement privilégié avec, depuis ses deux salles, une vue remarquable sur la basilique.

Le cadre est à l’image de la cuisine : élégant, contemporain et lumineux, avec une atmosphère feutrée qui invite à prendre son temps. Aux fourneaux, le chef Thibaut Reppert propose une cuisine bistronomique qui met à l’honneur les produits frais et de saison, en associant recettes traditionnelles et créations plus contemporaines. La carte évolue régulièrement au fil des saisons, accompagnée d’une belle sélection de vins et de champagnes.

Mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est cette impression de déjeuner avec la basilique comme toile de fond. Entre deux plats, le regard se porte naturellement vers ses flèches et ses sculptures, comme une prolongation de la visite que l’on vient de faire.

Vue Basilique

Une jolie parenthèse gourmande où patrimoine et gastronomie se rencontrent, et une adresse que je recommande volontiers pour ponctuer la découverte de L’Épine d’un déjeuner raffiné.


Après la route, rien de tel que de prendre le temps de poser ses valises et de profiter du Spa TranSPArence des Armes de Champagne. Dans une atmosphère feutrée, l’espace bien-être propose une piscine intérieure chauffée, un sauna et un hammam, avec une vue apaisante sur le jardin.

Pour compléter cette parenthèse, j’ai choisi de m’offrir un massage, un véritable moment de lâcher-prise après le voyage. Les praticiennes, formées aux massages bien-être, proposent différents soins et prennent le temps d’adapter l’expérience aux envies de chacun.

Entre quelques longueurs dans la piscine, la chaleur du sauna ou du hammam et la douceur du massage, le rythme ralentit naturellement. L’idéal pour débuter ce séjour en douceur, avant de partir à la découverte de L’Épine, de sa basilique et, un peu plus loin, de Châlons-en-Champagne.

Une jolie façon de commencer un week-end en Champagne : prendre le temps de souffler avant de prendre le temps de découvrir.


Une pause gourmande à la Brasserie du Jard

Pour poursuivre les découvertes gourmandes de ce séjour, direction La Brasserie du Jard, installée 10 boulevard Victor Hugo, à proximité immédiate du centre historique de Châlons-en-Champagne. La brasserie prend place dans un cadre chargé de caractère, avec pierres apparentes, bois et quelques clins d’œil au patrimoine champenois. Une belle terrasse permet également de profiter des beaux jours.

Dans l’assiette, la maison propose une cuisine française généreuse et soignée, élaborée à partir de produits frais, avec une attention portée aux produits locaux lorsque cela est possible. La carte fait la part belle aux classiques revisités et aux produits de saison, tout en laissant une place importante aux spécialités champenoises.

J’ai particulièrement apprécié l’atmosphère de cette adresse : une brasserie élégante sans être trop guindée, où l’on peut prendre le temps de déjeuner après avoir arpenté les rues de Châlons. Et forcément, en Champagne, difficile de faire l’impasse sur une coupe de champagne pour accompagner le repas !

Une adresse à retenir pour une pause gourmande au cœur de Châlons-en-Champagne, entre cuisine française, produits de saison et ambiance chaleureuse.


Pour terminer cette journée de découverte de Châlons-en-Champagne, direction le Bistrot Les Temps Changent, installé au cœur du centre historique, sur la place Monseigneur-Tissier, au sein de l'hôtel d'Angleterre où je loge pendant ce séjour.

J’ai particulièrement apprécié le cadre élégant et chaleureux, qui mêle harmonieusement la pierre, le bois et des touches plus contemporaines. Une atmosphère raffinée, mais qui reste suffisamment conviviale pour se sentir rapidement à l’aise.

Dans l’assiette, la cuisine du marché fait la part belle aux produits frais et de saison, avec des plats à la fois généreux, délicats et travaillés. Les recettes restent accessibles tout en apportant cette petite touche de raffinement qui fait toute la différence.

Mais ce qui a vraiment contribué à la réussite de ce dîner, c’est aussi la qualité du service : attentif, professionnel et discret, sans jamais être trop présent. Une cuisine raffinée, un cadre soigné et un service impeccable… une très belle adresse pour terminer une journée à Châlons-en-Champagne autour d’une table.


Une dernière adresse gourmande - Le Comptoir de la Licorne

Pour terminer ce carnet d’adresses gourmandes à Châlons-en-Champagne, direction Le Comptoir de la Licorne, installé place du Maréchal Foch, en plein cœur du centre-ville. Une adresse particulièrement bien située pour faire une pause entre deux découvertes du patrimoine châlonnais.

L’établissement mise sur une ambiance conviviale et chaleureuse, avec une décoration renouvelée autour de matériaux authentiques et une grande terrasse particulièrement agréable lorsque les beaux jours arrivent.

Dans l’assiette, place à une cuisine traditionnelle faite maison, généreuse et accessible, élaborée autour de produits simples et de saison. La carte, qui évolue deux fois par an, propose un choix assez large : viandes, poissons, burgers, salades, flammekueches ou encore moules. De quoi satisfaire les envies de chacun, que l’on vienne déjeuner rapidement ou prendre le temps d’un repas plus gourmand.

Une adresse sans prétention, idéale pour profiter d’un moment convivial au cœur de Châlons, notamment si vous souhaitez déjeuner ou dîner en terrasse tout en profitant de l’animation de la place Foch.



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Notre avis sur Châlons-en-Champagne, dans la Marne


Ce que j’ai aimé à Châlons-en-Champagne, c’est cette capacité à surprendre là où je ne m’y attendais pas. Je suis venue pour découvrir son patrimoine et son centre historique, mais j’ai finalement trouvé bien plus qu’une succession de monuments à visiter.

J’ai aimé déambuler dans ses rues, me laisser surprendre par une maison à pans de bois, une petite ruelle ou une jolie perspective sur Saint-Alpin. J’ai aimé découvrir la ville depuis l’eau, pousser les portes de lieux plus secrets comme les caves médiévales ou la maison Garinet, et prendre le temps d’observer les détails de son patrimoine.

Mais surtout, ne passez pas à côté du Festival Furies si vous avez la possibilité de découvrir Châlons à cette période. C’est une autre façon de vivre la ville : les rues s’animent, les spectacles surgissent au détour d’une place et le patrimoine devient le décor d’un formidable terrain de jeu artistique. Furies fait véritablement partie de l’identité de Châlons-en-Champagne.

Alors, que vous soyez amateur de patrimoine, de culture, de spectacles ou simplement à la recherche d’un week-end original en Champagne, je vous conseille de mettre Châlons-en-Champagne sur votre liste.

Venez pour découvrir son histoire, flânez pour son atmosphère… et laissez-vous surprendre par tout ce qu’elle a encore à raconter.



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À propos d'EspritGlobeTrotteuse

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Passionnée de voyages depuis toujours, c'est en 2005 que j'ai commencé les vols longs courriers et depuis j'ai à cœur de tout découvrir.

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