Gironde - 4 jours entre Médoc et Entre-deux-Mers





Il y a des occasions qu'il ne faut surtout pas rater. Et un séminaire d'entreprise en Gironde à découvrir Bordeaux et la région du Médoc, c'est déjà une magnifique parenthèse en période de Covid. Si en plus, on a la possibilité de prolonger le séjour pour découvrir l'Entre-deux-Mers, là le plaisir est total.

C'est donc auprès de Joanna, attachée de presse auprès de Gironde Tourisme, que je me suis tournée pour organiser cette seconde partie du séjour.


Au programme de ces 4 jours de découverte : Bordeaux et son centre ville historique, mais aussi ses bassins de lumière, les vignobles du Médoc et ses magnifiques châteaux à la renommée internationale, mais encore le village de la Réole classé "Ville d'Art et d'Histoire", Castelmoron d'Albret comme étant le plus petit village de France et enfin Cadillac avec son château/prison et ses vins moelleux.


C'est parti pour une excursion de 4 jours en Gironde, loin de la côte que nous connaissons tous.



Sommaire



 

Notre itinéraire



Comme il est toujours plus facile de se repérer à l'aide d'une carte, voici un aperçu des points d'intérêt visités lors de notre séjour découverte de 4 jours en Gironde, dans le Médoc et l'Entre Deux Mers.



Bordeaux


Comment venir en Gironde sans faire une halte à Bordeaux ? En une journée, on n'a pas le temps de tout voir, mais je vous propose néanmoins de faire un tour dans le centre historique ainsi que de découvrir une nouvelle attraction de la ville : ses bassins de lumière. Aller, c'est parti !



  • Centre ville

Rien de tel que de démarrer cette découverte par une visite guidée de la vieille ville. Pour compléter les explications de notre guide Hubert, Joanna (de Gironde Tourisme) m'a délivré de petites cartes fort instructives dénommées les "Iconiques". Je m'en vais donc vous partager au fil de notre visite des anecdotes et références historiques. Soyez attentifs ...



Point de départ de notre balade dans le centre historique : la Grosse Cloche. Qui n'a pas entendu parler de ce monument ? Déjà parce que ce nom peut surprendre, mais aussi parce que c'est l'une des portes d'entrée de la ville. Mais laissez-moi vous raconter son histoire.


Point culture :

La cloche "Armande-Louise" se fait entendre le premier dimanche de chaque mois et pour les grandes occasions. Voici son histoire : Armande-Louise habite un site emblématique, destiné à défendre, de prime abord. De prime abord oui, parce qu'en levant les yeux ou en plongeant dans les entrailles de cet endroit incroyable que les Girondins ont baptisé depuis bien longtemps "La Grosse Cloche", nous comprenons que cette dernière a rempli bien d'autres fonctions. Comme celle d'être une prison, par exemple : d'ailleurs, l'édifice conserve des geôles aux portes très épaisses, aux murs recouverts de graffitis de prisonniers. Ces derniers disaient loger à "l'Hôtel du Lion d'or", en référence au léopard, girouette en cuivre doré et symbole du roi d'Angleterre, qui surmonte le petit lanternon. Prisonniers et blagueurs, donc !

La deuxième fonction de la Grosse Cloche, c'est celle de donner l'heure. Oui, admirez son horloge astronomique. Au XVIIIe siècle, elles est dotée d'un système indiquant, en plus de l'heure et des minutes, le jour, le mois, la position des planètes, les signes du Zodiaque, le lever et le coucher du soleil, et même les équations lunaires, à l'aide d'une sphère tournante. Même le plus performant des smartphones ne vous donnera jamais de détails aussi précis sur le monde à l'instant T que ce qu'elle pouvait indiquer à l'époque. Imaginée par le mathématicien astronome Paul Larroque en 1759, elle est perfectionnée par un serrurier bordelais qui en élabore les rouages complexes. Le mécanisme est remplacé et simplifié en 1912 par l'horloger - mécanicien Gaston-Jean Guignan, ce qui lui assure de beaux jours devant elle. Au fait, Armande-Louise sonne la note Fa : n'hésitez pas à chanter avec elle ! C'est quand même LA Grosse Cloche la plus polyvalente, ponctuelle et stylée qu'on ait jamais vue.


Nous prenons la direction d'une seconde porte emblématique de la ville : la Porte Cailhau. Je vais vous en raconter l'histoire juste après, mais il est bon de savoir que Bordeaux est sur le chemin de Compostelle appelé Via Turonensis ou Voie de Tours, l'une des quatre voies symboliques emmenant au lieu de pèlerinage. En plus des chemins terrestres, Bordeaux servait également de port d'arrivée aux pèlerins venant par voie maritime d'Angleterre et des régions côtières de Bretagne et de Normandie. Tout ce petit monde pouvait se recueillir au sein des trois églises jacquaires, inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco : la basilique Saint-Seurin, la cathédrale Saint-André, et la basilique Saint-Michel.


Je vous propose désormais d'en apprendre un peu plus sur la Porte Cailhau avec un ...

Point culture :

Si elle est bien connue des Girondins qui aiment venir flâner dans Bordeaux, peu savent que la Porte Cailhau porte un nom à l'étymologie étonnante et éminemment informative. Peu, sauf vous, évidemment, qui vous apprêtez à faire connaissance avec cette histoire en commençant par prononcer tout haut et en articulant bien le mot "Cailhau" : allez, on y va. Alors, n'entendez-vous pas le son d'un autre mot; ou plutôt un nom commun ? Oui, bravo, vous avez reconnu le mot "caillou", nous allons donc tout vous raconter !

Cette porte défensive, édifiée entre 1493 et 1496 célèbre la victoire de Charles VIII à Fornoue avec un bataillon de Bordelais. Située entre deux cours d'eau autrefois navigables, le Peugue et la Devèze, aujourd'hui le Cours d'Alsace-et-Lorraine et la rue de la Devise, elle est aussi pendant longtemps située devant l'unique quai à être recouvert des premiers pavés. Maintenant, vous vous imaginez pagayant tranquillement en plein centre de Bordeaux, mais restez concentrés ! Ces pavés proviennent des cailloux de rivières et le quai prend donc naturellement le nom de "daü caillaü", "quai des cailloux" en gascon. Pendant près de deux siècles, c'est par cette porte que l'on accède à la cité bordelaise, qui devient la gasconne "porta deu Cailhau". Et oui, tout cela est d'une logique ! Allons encore plus loin, pour votre parfaite information : la déclinaison orthographique de "caillaü" en "Cailhau" serait, pour certains historiens, une reconnaissance du patronyme de la famille Cailhau. Cette riche famille bourgeoise du Moyen Age vécut en effet, juste à côté, rue Neuve, et donna successivement cinq maires à la ville de Bordeaux entre le XIIIe et le XIVe siècle. Classée au titre des Monuments Historiques, la Porte Cailhau s'ouvre enfin au public à la fin du XXe siècle avec une exposition qui rend hommage ... à la pierre bien évidemment ! Alors, si vous passez sur les quais, ne manquez pas de visiter l'ancienne Porte des Cailloux, elle offre une très belle vue sur le pont de pierre et les rives de la Garonne.



Ensuite, je vous propose de longer les quais de la Garonne. Ils ont été refaits et présentent une jolie balade apaisante. Entre espaces verts et esplanades, les quais se veulent escales de détente, de shopping et de promenade, à pied ou en vélo. Nous rejoignons ainsi la fameuse place de la Bourse et son miroir d'eau. Malheureusement, en cette fin novembre, ce dernier n'est plus en fonctionnement, perdant de son intérêt ... Promis, nous reviendrons pour admirer le reflet des jolis bâtiments datant du XVIIIe siècle sur la surface de l'eau.


Mais de cette place de la Bourse, que pouvons-nous en apprendre ? Alors que Bordeaux était enfermée sur elle-même, entourée de remparts. C'est au début du XVIIIe siècle que l'architecte Jacques Gabrie lV dessine les plans d'une place dégagée, ouverte sur la Garonne, mettant en valeur la statue équestre du Roi de France Louis XV. Cet ensemble monumental comprend l'hôtel de la Bourse et l'hôtel des Fermes. Les façades sont flanquées d'un ordre colossal de pilastres pour les bâtiments, d'un ordre colossal de colonnes pour les pavillons d'angle et le pavillon central.

Aujourd'hui, ce n'est plus la statue équestre en bronze de Louis XV que nous pouvons contempler au centre de la place. En effet, durant la Révolution française, elle a subi les affres des révolutionnaires et a été fondue. En 1869, on inaugure, au même endroit, la fontaine des "Trois Grâces" en bronze et en marbre, œuvre de Alphonse Gumery. Les trois Grâces, filles de Zeus portaient les noms de Thalie, Aglaé et Euphrosyne.

Victor Hugo disait "Cette place Royale est tout simplement une moitié de place Vendôme, posée au bord de l'eau".


Quittons les quais et reprenons la direction du centre historique. Nous arrivons rapidement à la Place du Parlement. Cette place date du XVIIIe siècle et fut aménagée dans un style italien. Au centre, une fontaine de style néogothique, décorée de mascarons. Ce sont des ornements typiquement bordelais qui mettent en scène des créatures fantastiques ou des visages de carnaval, généralement accompagnés des dieux Neptune et Bacchus. Tout autour, des bâtiments anciens aux façades opulentes, rappelant le passé glorieux de la ville. Prenez le temps d'observer les décors au dessus des fenêtres, ils sont tous différents.


On se dirige ensuite devant le grand Théâtre de Bordeaux. La nuit, il est magnifiquement éclairé, rendant le bâtiment encore plus beau. Enfin, nous arrivons à la Place des Quiconces. D'une superficie de 12 hectares, cela en fait la place la plus grande d'Europe. De nombreux évènements y ont lieu toute l'année (marché de Noël, fête foraine ...). Sur cette place, ce n'est pas une fontaine que l'on peut contempler, mais une impressionnante colonne de 43 mètres de haut. Elle représente fièrement les Girondins et la République. Mais si, les Girondins, parti politique modéré représenté à l'Assemblée Législative puis à la Convention Citoyenne pendant la Révolution Française ! Ils venaient de Gironde (trop facile) et représentaient les provinciaux. En face, on trouvait les Montagnards (élus par les parisiens) avec pour illustres figures Robespierre, Danton ou Marat. On va s'arrêter là, sinon c'est un cours d'histoire que l'on va faire ...


Nos pas nous mènent ensuite à la Cathédrale Saint-André. Curieuse de toute découverte historique et architecturale, j'aime beaucoup visiter les églises. Mais là, je dois dire que j'ai été relativement déçue. Tout y est sombre et on ne peut profiter pleinement de la beauté des lieux. Pourtant, les chapelles semblaient bien jolies.

C'est donc sur l'extérieur que nous allons nous attarder un moment avec la découverte de la tour Pey-Berland.


Point culture :

Montez dans les tours.

Les tours ? Oui, parce qu'une fois que vous aurez lu son histoire, vous pourrez imaginer plusieurs tours aux ambiances, périodes et rôles complètement différents selon les époques. Explorons les facettes insolites et l'histoire rocambolesque de ce célèbre site si vous le voulez bien.

Édifiée entre 1440 et 1500 à la demande de l'archevêque Pey Berland, la tour doit initialement abriter les cloches de la cathédrale Saint-André, ces dernières menaçant de leur poids la structure de l'édifice religieux. Mais tout ne se passe pas comme prévu : après la guerre de Cent Ans et la pénurie qui lui fait suite, on lui attribue la fonction d'habitation, sous la forme de plusieurs appartements. Vient ensuite une tempête, en 1667, qui endommage la flèche : la destruction de la tour est alors envisagée.

A la Révolution, elle est saisie comme bien national et menacée à nouveau de démantèlement. Mais l'opinion publique se mobilise et la tour est finalement vendue pour devenir une fabrique de plombs de chasse puis un magasin de fourrage.

Rachetée par le cardinal Donnet, elle reprend sa vocation religieuse par décret en juin 1851. Son classement au titre des Monuments historiques en 1962 la sauve définitivement de la destruction.

Après restauration de sa flèche, le cardinal lui élève en 1862 la statue de la Vierge à l'enfant. Tournée vers le nord, en direction du Médoc d'où était originaire Pey Berland, cette statue, haute de 6 mètres, est dénommée Notre-Dame d'Aquitaine et vient couronner trois cloches nommées Marie, Marguerite, Clémence, sans oublier le bourdon, Ferdinand-André. Mais pour apprécier le beau panorama sur les toits de Bordeaux, il vous faudra gravir les 233 marches de ce monument inscrit sur la Liste du patrimoine de l'UNESCO : une belle revanche pour un ancien magasin de fourrage !


Saviez-vous qu'à Bordeaux il existe également des passages couverts comme à Paris ? De jolies petites galeries commerçantes ayant gardé le charme d'antan, où il fait bon chiner, mais aussi s'assoir à une table pour profiter d'une petite douceur ou même contempler les vitrines des marques de luxe.

C'est ainsi que nous avons traversé la Galerie Bordelaise ainsi que le Passage Sarget. A ne surtout pas manquer lors de votre passage à Bordeaux !


Ce n'est pas tout ça, mais j'ai bien envie de découvrir une spécialité culinaire de Bordeaux. Tout le monde connait les cannelés, et c'est donc autre chose que je vous propose de découvrir. Pour cela, passons la porte de la boutique de Yves Thuriès, chocolatier récoltant. Couronné par deux fois Meilleur Ouvrier de France, Yves Thuriès a le goût de l'excellence. C'est ainsi que son exigence dans le choix des ingrédients l'a naturellement conduit à la maîtrise complète de ses recettes en récoltant directement ses matières premières dans ses propres plantations : plantation de fèves de cacao en Équateur et plantation de noisettes dans le sud-ouest de la France.

Quand on pénètre dans la boutique, on est tout de suite accueilli par une bonne odeur de chocolat (heureusement, vous allez me dire) mais aussi par des notes plus fruitées. Sur les tables, de magnifiques œuvres en trompe l’œil, mais aussi des petits bonbons chocolatés invitent à la dégustation. Un petit conseil, demandez à gouter à deux spécialités de la maison : le bonbon de chocolat noir (raisin sec macéré au Sauternes, enrobé de chocolat noir) et le bouchon noir (bonbon de chocolat fourré au praliné noisettes du Sud-Ouest). Vous m'en direz des nouvelles !


Pour finir cette jolie balade bordelaise, je vous propose de vous promener de nuit le long des quais. De nombreux monuments sont éclairés apportant une ambiance très chaleureuse. Le Pont de Pierre est également magnifié.

Alors qu'aucun pont ne permet de rejoindre Bordeaux sur des kilomètres, Napoléon Ier donne l'ordre d'édifier un ouvrage. C'est entre 1810 et 1822 qu'il sera construit, pour une longueur totale de 487 mètres. Saviez-vous que ce pont a autant d'arches que de lettres dans "Napoléon Bonaparte". Il s'agirait d'une croyance populaire puisque le pont devait en compter initialement 19 mais pour des raisons budgétaires, on en a supprimé 2.


Je vous propose maintenant de découvrir un autre lieu de Bordeaux. Eh non, il ne s'agit pas de la Cité du Vin. Je réserve cela pour une autre fois puisque pendant le séjour, nous aurons plusieurs fois l'occasion de réaliser des dégustations de vins.

Ce que je vous invite à découvrir, c'est un lieu récemment aménagé en centre d'art numérique. J'ai nommé les Bassins de Lumières. Mais avant de vous présenter l'exposition de l'année 2021, il est important d'en connaitre un peu plus sur le site en lui-même.


Point culture :

En 1940, alors que la France est déjà occupée par les allemands, Bordeaux représente une position stratégique pour l'occupant. En effet, avec son ouverture sur l'océan Atlantique, ses installations portuaires et son éloignement de l'ennemi britannique, Bordeaux a des atouts incontestables.

Le 1er septembre 1940, le quartier portuaire de Bacalan devient une base de sous-marins italiens nommée la Betasom. 32 submersibles sont installés le long des quais, cachés de l'aviation alliée par des filets de camouflage.

Après 19 mois de travaux pharaoniques, la base sous-marine de Bordeaux est inaugurée le 13 mai 1943. Constituée de 4 bassins à flot et 7 bassins asséchables, cette base permet à 15 grands sous-marins (U-Boote) de s'y amarrer.

Durant ses 22 mois d'existence, 43 submersibles allemands assurent des missions d’attaques dans l’océan Atlantique, à proximité des côtes américaines, et de ravitaillement dans l’océan Indien.

A la fin de la guerre, en 1944, la base est confiée au Port autonome de Bordeaux. De 1960 à la fin des années 1990, des entreprises occupent les cellules et notamment les Ateliers métallurgiques de la base.

En 2020, la ville de Bordeaux confie la gestion de 4 alvéoles à Culturespaces qui en fait ce que nous connaissons aujourd'hui comme les Bassins de Lumières. Cela en fait le plus grand centre d'Art Numérique au monde. Une belle revanche, vous ne trouvez pas ? Un clin d’œil à ce passé historique est illustré en introduction des mises en scènes projetées.

Place désormais à la découverte des expositions numériques immersives de l'année 2021.


Le programme long est intitulé "Monet, Renoir ... Chagall, Voyages en Méditerranée".

Laissez-vous porter d'un courant artistique à un autre : de l'impressionnisme avec Monet et Renoir, au divisionnisme avec Signac et Cross, en passant pas le fauvisme avec Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet ...

L'exposition retrace aussi la fascination pour la Méditerranée de Bonnard et Dufy, pour enfin arriver à l'un des plus grands coloristes de l'art moderne : Chagall.



Le programme court quant à lui est intitulé "Yves Klein, l'infini bleu".

L'exposition met à l'honneur cet artiste français du XXe siècle qui voit le ciel de la Méditerranée comme sa première œuvre. Animé par l'idée de "libérer la couleur de la prison de la ligne", Yves Klein se tourne vers la monochromie car c'est pour lui la seule manière de peindre en permettant de "voir ce que l'absolu avait de visible".

Tarif : 13,50€




Le Médoc


Après cette découverte de Bordeaux, je vous propose de poursuivre notre périple dans le Nord de la Gironde, le long de l'estuaire et plus particulièrement dans la région du Médoc. Pour les amateurs de vins, cela doit vous dire quelque chose ...


Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, la route des châteaux du Médoc bénéficie d'une renommée mondiale grâce à ses Grands Crus Classés et ses somptueux châteaux. Assurément l'une des plus belles du vignoble français, elle permet de découvrir des châteaux à l'architecture majestueuse. Par ailleurs, ce territoire possède une singularité unique en France, il est le seul qui, en plus de son vignoble, offre une proximité directe avec la côte Atlantique. Une belle occasion d'en profiter à l'occasion d'un séjour entre vignes et océan.


Grâce à notre guide du jour Pascal de Wine & Co., nous circulons sur les petites routes de campagne, au milieu des vignes (malheureusement bien nues en cette fin novembre) et des châteaux de renom. De nombreuses explications nous sont données pour en apprendre plus sur cette région. Je vais tâcher de vous en délivrer certains secrets.


La région du Médoc est située entre l'océan Atlantique et l'estuaire de la Gironde, d'où sa signification "pays du milieu". Le climat y est idéalement tempéré, propice à la culture de la vigne. Un de ses atouts supplémentaires est son sol très calcaire avec la présence d'importantes nappes d'alluvions caillouteuses et de sable. Ce sol si particulier permet un excellent drainage. Les vignes bénéficient d'un terroir exceptionnel dans lequel les températures mais aussi les excès en eau sont très bien équilibrés de façons naturelles.


Du sommet des croupes graveleuses aux rives boueuses de l’estuaire, le Médoc est aussi une terre de contrastes. Au bord du fleuve, les paluds donnent des vins abondants mais peu charpentés ; alors que les terrains graveleux, moins fertiles, donnent des vins structurés et de bonne garde.


Cette terre du Médoc produit des vins si uniques et exceptionnels que Napoléon III fit élaborer, en 1855, un classement officiel, spécialement pour eux.

Après ce premier classement, 4 autres ont vu le jour : celui des Graves, de Saint-Emilion, des Crus Bourgeois du Médoc et enfin le classement des Crus Artisans. Difficile de s'y retrouver dans tous ces classements pour les non connaisseurs ...


Des arrêts au milieu des vignes permettent d'admirer les paysages mais aussi de découvrir de magnifiques châteaux. C'est ainsi que nous faisons une halte au château de Cantenac-Brown ainsi qu'au château de Beychevelle où nous avons la chance de pénétrer dans les jardins. C'est décidé, aux beaux jours, je reprendrai la route des vins afin d'en profiter pleinement.


Après cette visite du Médoc, retour à Bordeaux où nous abandonnons nos collègues de bureau pour découvrir une autre région viticole bordelaise, à savoir l'Entre-deux-Mers.




Entre-deux-Mers


A une soixantaine de kilomètres de la côte Atlantique, l'Entre-deux-Mers pourrait vous surprendre !

Souvent synonyme d'appellation viticole, ce terroir doit son nom à sa position géographique entre deux fleuves soumis aux marées, la Dordogne et la Garonne. Il représente même le plus vaste territoire d'Appellations d'Origine Contrôlée de Gironde.

Parsemé de vignes et de vieilles pierres, l'Entre-deux-Mers, arrière-pays bordelais, a des allures de Toscane avec ses paysages vallonnés et sa campagne luxuriante. Nous sommes également amené à découvrir des lieux témoignant d'un long passé viticole. Églises romanes, bastides, moulins fortifiés, art, villages anciens : de quoi combler les amoureux d'histoire et de paysage. Un terrain propice aussi aux balades à vélo grâce à la célèbre piste Roger Lapébie.

Bienvenue pour un wine trip en mode "Dolce Vita" !



  • La Réole

On démarre cette découverte de l'Entre-deux-Mers par une visite guidée de La Réole, ville d'Art et d'Histoire. C'est en compagnie de Daniel que nous arpentons les ruelles de la ville.

La Réole est une citée fondée en 977 en bordure de Garonne. Attendez un peu, on la surnomme la cité de Richard Cœur de Lion. Ça en jette, n'est-ce pas ? Mais pour quelle raison cette référence historique ?


C'est parti pour la visite de la ville et on ne va pas faire durer le suspense trop longtemps. Au cœur de la vieille ville, on trouve le plus ancien Hôtel de Ville de France. Sa construction qui date du XIIe siècle a été ordonnée par Richard Cœur de Lion lui-même. Depuis, ce bâtiment a subi divers remaniements à travers les siècles avec le percement d'ouvertures de style Renaissance ainsi que l'ajout d'un balcon de style flamboyant à l'étage. Jusqu'à la Révolution Française, ce bâtiment a été utilisé pour les réunions de la Jurade.

Puis son rez-de-chaussée a servi pendant longtemps de prison avant de devenir une Halle aux grains. Aujourd'hui encore, les Réolais l'appellent la "vieille halle" alors qu'elle sert à couvrir des évènements festifs.

On poursuit la visite avec l'ancien Prieuré des Bénédictins datant du XVIIIe siècle. Il s'agit d'un ensemble massif de bâtiments occupant près d'un hectare. Quelques ornements de style Louis XV cassent un peu cette austérité.

Un élément remarquable de ce bâtiment se situe dans ces différents escaliers. En effet, celui situé en façade, à double révolution est très d'élégant. Prenez le temps d'observer les ferronneries de Blaise Charlut que vous retrouverez sur les rampes mais aussi les portes monumentales. Elles datent de 1748 et embellissent considérablement cet édifice monumental. En haut de cet escalier, posez-vous un instant et admirez la vue sur la Garonne.


A l'intérieur, deux autres escaliers valent le coup d’œil. Le premier, proche du cloître, possède un plafond peint représentant Saint-Benoît, le fondateur de l'ordre. Sur le second escalier, on peut contempler le magnifique travail des tailleurs de pierres qui ont assemblé des "trompes" permettant de soutenir le poids énorme de l'escalier sans le moindre pilier.

On poursuit notre balade dans La Réole en arpentant les petites ruelles pavées pleines de charme. Se promener, le nez en l'air est le meilleur moyen de voir des détails qui seraient passés inaperçus si nous avions suivi un guide papier.

Admirez encore une fois les ferronneries sur les portes des nombreuses maisons bourgeoises. Blaise Charlut a également laissé son emprunte dans le village. Maître-serrurier de la Réole de 1744 à 1792, il travaille le fer comme un véritable orfèvre. C'est ainsi qu'il façonna de nombreux ouvrages tels que des grilles d'imposte, des balcons, des serrures et des heurtoirs, enrichissant les belles demeures bourgeoises du village.

Continuons notre promenade et rapidement nous nous retrouvons devant une magnifique maison à colombages. Dans la Réole, toutes les maisons à pans de bois possèdent le même motif, contrairement à d'autres villages où cela permet de reconnaitre les familles et leur position dans la société. Le rez-de-chaussée servait généralement de boutique tandis que l'étage était réservé aux habitations. Savez-vous pourquoi les étages supérieurs sont plus larges que ceux inférieurs ? Tout simplement parce qu'à l'époque où ces maisons ont été construites, l’impôt se calculait sur la surface au sol. Et avec cette technique de construction, on gagnait ainsi des mètres carrés. Astucieux, non ?

Pour terminer cette visite, nous nous dirigeons vers le château des Quat'sos, construit par Louis VIII de France en 1224. Il a été érigé pour défendre les apanages de la couronne contres les incursions anglaises, avant d'être achevé par Henri III d'Angleterre afin de défendre la Guyenne anglaise. Bien qu'ayant subi les dommages du temps (14 sièges pendant la guerre de Cent ans puis démantelé par Richelieu en 1629), on peut aujourd'hui encore contempler sa double enceinte fortifiée au Sud. Le château garde ainsi son allure de forteresse du Moyen-Age. Grâce à la Fondation du Patrimoine parrainée par Stéphane Bern, une subvention a pu être trouvée pour aider à la préservation des lieux.

Nous quittons la ville haute pour descendre sur les quais de la Garonne, lieu de vie en ce samedi matin, puisque c'est jour de marché. On y trouve de nombreux producteurs locaux : maraichers, volaillers, cavistes ... De quoi se préparer un bon repas en famille.



Castelmoron d'Albret


Après le village de la Réole, nous voici partis pour une visite du plus petit village de France, nommé Castelmoron d'Albret.

D'une superficie de moins de 3 hectares, Castelmoron d'Albret est plus petit que la place de l’Étoile à Paris. Mais ce n'est pas pour autant que ce village manque d'intérêt. Bien au contraire. Installé sur un rocher, Castelmoron présente un très intéressant patrimoine architectural d'origine médiéval. Prenez donc le temps de flâner le long de ses agréables ruelles fleuries, puis admirez ses maisons anciennes, ses vestiges de remparts, son lavoir ou encore sa porte fortifiée...


Ce que Daniel nous propose, c'est une découverte ludique à travers une enquête policière : le Cluedo des Aventuriers. Munis de notre livret à énigmes et d'un plan du village, nous voici à la recherche d'indices.

Pas question de vous dévoiler le contenu de l'enquête mais celle-ci sera l'opportunité pour nous d'ouvrir grands les yeux, de partir à la recherche de petits détails qui font l'histoire de ce village.

Vous pouvez trouver le livret support du Cluedo à l'office du tourisme. On peut y jouer seul, à deux ou même en équipe. Idéal pour aiguiser l'intérêt des enfants qui se sentiront acteurs de l'enquête.

Tarif : 3€


Une dernière particularité de Castelmoron d'Albret : tous les ans, pour le mois de décembre, les maisons installent sur leurs bords de fenêtres, pas de portes, jardins ... des crèches de Noël venues du monde entier. C'est devenu une tradition et désormais, même les touristes apportent leur pierre à l'édifice en ramenant des crèches exotiques voire farfelues pour enrichir la collection du village. Jolie initiative, non ? Voici un bon moyen de faire connaître autrement le village.



Cadillac


Je vous entends déjà me dire, "Mais qu'est-ce que la voiture américaine vient faire dans cette histoire ?" Pas grand chose en effet. Et pour cause, Cadillac est une commune de l'Entre-deux-Mers réputée pour ces bons vins moelleux. Mais avant de partir en dégustation, parce que, oui, je sais que vous l'attendez tous, je vais néanmoins vous faire visiter le Château de Cadillac. Et je vous assure que ça vaut le détour, rien que pour son histoire.



  • Château ducal de Cadillac

En bord de Garonne, à 35 km de Bordeaux, ce château d'apparat incarne la toute-puissance du 1er duc d'Epernon (1554-1642), personnage clé du royaume fin XVIe-début XVIIe siècles, entre guerres de religion et avènement du Grand Siècle.


Ce bâtiment historique mérite bien un ...


Point culture :

Merci Jean Louis !

Car le château ducal de Cadillac, c'est grâce à lui. Pardonnez-moi, je manque à tous mes devoirs et ne vous ai pas encore présenté ce personnage pas comme les autres. Lui, c'est Jean-Louis de Nogaret de la Valette, duc d'Epernon : avec son franc-parler, son allure et son tempérament fougueux, il séduit rapidement Henri III. De simple cadet, ce digne ambassadeur gascon devient vite le favori du roi, qui l'anoblit en 1581. Attention, duc d'Epernon, à ne pas vous laisser griser ...

A l'apogée de sa notoriété, les déplacements du duc n'ont rien à envier aux stars d'aujourd'hui : des centaines d'hommes pour escorte, on ne s'interdit rien, dites-moi ! D'ailleurs le roi se fournira parmi ces gardes pour créer la première compagnie des mousquetaires. Alors évidemment, à force de côtoyer les plus grands, il n'en faut pas plus à notre terrible gascon, "demi-roi" sur ses terres, pour construire un château à la hauteur de ses ambitions. Et parce qu'il le vaut bien, il fait raser un quart de la bastide de Cadillac-sur-Garonne pour y faire élever, sur l'emplacement de l'ancien château féodal, un nouvel édifice élégant et imposant. A l'intérieur, 60 chambres magnifiquement décorées de cheminées monumentales, marbres et somptueuses tapisseries tissées de fils d'or et de soie. Fastueux et militaire, le château est un palais grandiose, digne des rois. Louis XIII, Richelieu, Anne d'Autriche, Molière, Louis XIV, Mazarin et toute la cour s'y arrêteront.

Malheureusement, la roue tourne pour notre Jean-Louis préféré : Henri IV meurt dans ses bras et, même si le duc d'Epernon n'est pas le meurtrier, il est accusé d'être le commanditaire de cette infamie qui précède son long et lent déclin. Farouchement opposé à Richelieu, il finit évincé par ce dernier et se retrouve exilé puis excommunié.

L'histoire ne s'arrête pas là, car le château, aujourd'hui Monument national, connaît la même déchéance que son illustre propriétaire : en partie démantelé, ses décors abîmés, il tombe dans le côté obscur de l'Histoire en abritant la 1ère prison pour femmes en France. Antichambre du bagne au XIXe, le "château-prison" offre des conditions de vie sordides qu'endureront près de 10.000 détenues au cours du siècle. La colonie pénitentiaire d'une "École de préservation de jeunes filles" lui succède pendant toute la 1ère moitié du XXe.

Aujourd'hui site emblématique, il propose deux monuments en un : ce "château-prison" de sordide mémoire, et le brillant palais historique d'un cadet de Gascogne devenu dur et pair de France.


Tarif : 6€



  • Maison des vins de Cadillac

Je sais que vous avez hâte d'en apprendre plus sur la vigne, l'AOC de Bordeaux, les vins blancs et vins rouges ... Pour répondre à toutes les questions que nous nous posons, rien de mieux que de nous rendre à la Maison des vins de Cadillac.

Ancienne demeure viticole du XVIIIème siècle, cette chartreuse chargée d'histoire abrita la 1ère école de viticulture de Gironde. Les vignerons pionniers de Cadillac ont décidé de faire de cette belle demeure lovée entre Garonne et coteaux un lieu dédié à la découverte et aux belles rencontres vigneronnes.

Les lieux offrent une scénographie intérieure et extérieure dédiée à la vigne et au vin de Cadillac. On y trouve un espace muséal de l'aventure Cadillac, un piano olfactif, la galerie des pionniers, le CinéCadillac, un petit conservatoire des cépages, une aire de Jeux de raisin, une escale gourmande et enfin la boutique.

C'est ainsi que l'on trouve de nombreuses explications sur :

- la région : un terroir aux mille facettes

- l'histoire de la vigne : de l'époque Gallo-romaine à nos jours ...

- les appellations d'Origine Contrôlée du Bordelais

- le travail de la vigne au fil des mois

- les vinifications permettant de produire du vin rouge et du vin blanc

- l'art de la mise en bouteille

- la petite histoire de la fabrication d'un fût de chêne

- le vin et ses arômes

- la galerie des pionniers avec Jean-Louis de Nogaret de la Valette (dont on a précédemment parlé), Georges Barthélémy Cazeaux-Cazalet et enfin Joseph Capus


Pour les enfants, une aire de Jeux de raisin permet de les sensibiliser au monde de la vigne de façon ludique. Les activités sont bien faites et adaptées à tout âge de l'enfant.

Pour finir, passez à la boutique. Vous aurez l'occasion de faire une dégustation de vins de Cadillac et même de rencontrer des producteurs locaux. Une autre façon d'en apprendre plus sur les vins de la région et leurs spécificités.

Tarif : Visite + dégustation de 5 vins : 5€



  • 25ème journées gourmandes : Loupiac et foie gras des Landes

Lors de ce séjour dans l'Entre-deux-Mers, nous avons eu la chance de partager un évènement festif avec les producteurs de Loupiac.

Depuis 25 ans, les Journées Gourmandes Loupiac et Foie Gras constituent un rendez-vous incontournable pour des milliers de gastronomes Aquitains. Organisées les 27 et 28 novembre 2021, par les vignerons de Loupiac, cette édition anniversaire réunit 17 vignerons et autant de fermiers landais. Elle est l'occasion de retrouver le contact, si précieux, avec la clientèle autour d'animations et de moment conviviaux à la table et dans les chais des châteaux, pour préparer un panier fermier pour les fêtes.


Les propriétés participantes à ce parcours gourmand proposent des dégustations gratuites, en duo, des vins de Loupiac et des produits fermiers landais, mais aussi des ateliers, démonstrations, vente de vins liquoreux et de gourmandises landaises, balades, expos, etc ...

Chaque midi, l'évènement propose des déjeuners gourmands à la table des vignerons et des fermiers. En dégustant des planches, tapas, assiette landaise. 3 restaurants partenaires des environs proposent une carte en accord avec la manifestation et offrent un verre de Loupiac à l'apéritif.

Le samedi et le dimanche à la Maison des Vins de Cadillac une initiation à la dégustation des vins liquoreux, avec un formateur de l'école du vin de Bordeaux, est proposée au public.


Pour finir en beauté cette jolie découverte, nous avons la chance d'être conviés à l'évènement "Taste of Loupiac et Foie Gras" qui a lieu à la Closière, Maison des vins de Cadillac. Quelle surprise de voir que nous sommes invités à la table des propriétaires du Château de Loupiac ! Nos hôtes sont d'une gentillesse incroyable. Nous avons peur de leur avouer notre incompétence dans le domaine du vin (je ne bois pas d'alcool parce que je n'y trouve aucun plaisir). Bêtise ! Ils sont à notre écoute et répondent volontiers à nos questions de néophyte. Ils nous conseillent également sur les vins à déguster.

La soirée gastronomique démarre par une sélection du meilleur cocktail à base de Loupiac, imaginés par l'équipe de mixologues du Point Rouge de Bordeaux, puis par la dégustation des plats signés "Maison Darroze Traiteur" en accord avec les 17 vins des châteaux participants. La soirée est rythmée par notre DJ Vigneron de Loupiac alias Deejayblond qui nous distille un set groovy aux petits oignons, voyage progressif des 60's à aujourd'hui. Uniquement des vinyles sélectionnés avec soin, entre pépites funk et musique électronique.


J'ai bien envie de vous mettre l'eau à la bouche alors c'est parti pour un partage de notre menu gastronomique.

  • Apéritif :

  • Cromesquis de risotto de légumes, mousse d'anchois

  • Assortiment de charcuteries fines artisanales

  • Sablé de parmesan et crémeux panais

  • Entrée :

  • Compression de foie gras "gascon" mi-cuit et hareng fumé

  • Butternut rôti au four, chantilly au Loupiac AOC, crumble noisettes au poivre Timut

  • Plat :

  • Médaillon de Veau fermier du "Gers" au sautoir et en cuisson douce, panais glacé au miel et Loupiac, sauce façon blanquette

  • Les champignons sauvages de saison confinés dans une pomme de terre, espuma d'oignons jaunes

  • Fromage :

  • Tome de Bazas fermière, confit pommes/piment d'Espelette de "Sandrine GONDOLO"

  • Chèvre frais, coulis de piquillos, crémeux au poivron rouge

  • Dessert :

  • Le canelé bordelais façon baba au Loupiac AOC

  • Marmelade d'oranges, mousse fromage blanc, émulsion safran

  • Mignardise Maison

Tarif : 60€ (vins et cocktails compris)



C'est sur cette incroyable dégustation que ce séjour se termine. Nous avons ainsi découvert de magnifiques villages, fait de merveilleuses rencontres et ouvert nos sens à de nouvelles découvertes.




 

Infos pratiques



  • Quand y aller ?


On peut se rendre en Gironde toute l'année. Du printemps à l'automne les paysages de vigne changent de couleurs. L'hiver, en période de neige, cela doit être également magique mais quand les vignes sont nues de toute feuille, cela est moins poétique et donc bien plus triste. J'ai néanmoins une préférence pour la saison automnale où les vignes se parent de magnifiques teintes dorées, orangées voire rouges. De plus, c'est la saison idéale pour faire les dégustations de vin avec moins de tourisme qu'en période estivale.



  • Combien de temps faut-il prévoir pour découvrir en Gironde ?


Nous avons réalisé ce séjour sur 4 jours. Mais il y a tant de lieux magnifiques à découvrir.

Pour vous donner un aperçu des choses à voir en Gironde, voici les incontournables :

  • Bordeaux et ses nombreux centres d'intérêt (Cathédrale Saint-André, Cité du Vin, Musée des Beaux-Arts, Zoo de Bordeaux-Pessac)

  • Château de Roquetaille et sa forteresse médiévale

  • Grotte de Pair-non-Pair et ses vestiges préhistoriques

  • Château Guiraud est l'un des plus beaux domaine viticole de la région

  • Réserve Ornithologique du Teich caractérisée par sa faune particulière

  • Château de Chambrun avec son domaine viticole et sa forteresse du XVIIIème siècle

  • Saint-Emillion avec son église et ses vignes

  • Bassin d'Arcachon avec la dune du Pilat et ses villages ostréicoles

  • Réserve naturelle d'Hourtin avec ses dunes et marais

  • Fort Médoc, œuvre de Vauban

  • Estuaire de la Gironde et ses magnifiques carrelets

  • Citadelle de Blaye à l'architecture Renaissance


Vous pouvez donc aisément prévoir un séjour d'une semaine pour profiter de tous ces lieux dignes d'intérêt. Et surtout n'hésitez pas à vous balader dans la campagne girondine.



  • Comment se déplacer ?


En voiture, à partir de Paris, vous mettez 5h40 pour vous rendre à Bordeaux. Alors qu'en train, vous ne mettrez que 2h20. Cela peut-être très avantageux. Néanmoins, une fois sur place, vous devrez obligatoirement avoir un véhicule pour découvrir la région. Il existe de nombreuses pistes cyclables, mais attention, la région est grande. Tout faire à vélo peut s'avérer difficile ou alors, il faudra prendre votre temps. Mais c'est tout le charme du slow travel.



  • Où manger ?


Lors de notre séjour en Gironde, nous avons testé plusieurs restaurants. Je vous partage tout ça ci-dessous en fonction de nos lieux de visite.



Nous avons testé le restaurant Chez Frida à Bordeaux. Restaurant, bar à vin et bar à cocktail, il est situé au cœur du vieux Bordeaux. Au menu, des tapas aux notes méditerranéennes, une cuisine bistronomique revisitée et des boissons délicieuses.

Mes choix se sont portés sur :

  • Entrée : Gravelax de saumon à la betterave & sa crème citronnée

  • Plat : Pluma de porc, déclinaison de carottes croquantes cuites, crémeuse & acides accompagné de son jus de viande

  • Dessert : Brioche perdue, caramel aux cacahuètes et glace à la crème fraîche

Tarif : 35€ Entrée/Plat/Dessert


Le second restaurant que je vous propose de découvrir est Café populaire à Bordeaux. Depuis plus de 25 ans, ce restaurant-bar d’ambiance à la française accueille ses clients dans un cadre à la fois néo-vintage et industriel.

On y savoure une cuisine à base de produits frais et de saison, trimestriellement renouvelée par le Chef.

La particularité du Café Populaire ? On peut se déhancher sur la piste de danse de 21h30 à 2h du matin, sur des mix des années 80/90 à nos jours. Nous avons opté pour le menu à 38€ (Entrée/Plat/Dessert/Boisson)

  • Entrée : Crottin de chèvre rôti au miel et romarin

  • Plat : Filet de bar à l'unilatérale, pomme dauphine et légumes au wok

  • Dessert : Tartare ananas au combava


Troisième restaurant à vous proposer : Relais de Margaux à Margaux dans le Médoc. Celui-ci est situé au sein même de l'hôtel Le Relais de Margaux. Il s'agit d'un domaine de caractère du XIXème siècle niché au cœur de son golf de 18 trous.

La salle de restaurant, au caractère moderne, tellement atypique pour la région Médoc offre une vue sur le golf. Que l'on soit en terrasse (par beaux temps) ou en salle, notre regard est immédiatement attiré par l'extérieur.

Nous choisissons le menu à 30€. Incroyable dans un tel endroit, non ? Rapport Qualité/Prix, on ne peut pas trouver mieux.

  • Entrée : Oeuf 64° Pipperade

  • Plat : Pavé de saumon, risotto de légumes

  • Dessert : Éclair chantilly à la vanille

  • Café et mignardises


On poursuit nos découvertes culinaires en nous rendant dans l'Entre-deux-Mers. Et pour cette première halte régionale, on teste pour vous Les Perles à Pimpim à La Réole. Dès que l'on pénètre dans l'établissement, on tombe immédiatement sous le charme de sa déco industrielle. Mais en plus de ça, on plonge dans un monde de mets délicieux et on peut gouter des tapas savoureux. La carte met en avant le savoir-faire de la cuisine française. Le tout, accompagné de vin qui rend notre repas plus savoureux et nous fera certainement revenir.


Dans le détail, voici mes choix :

  • Plat : Bavette aux échalotes confites : 16,50€

  • Dessert : Café gourmand surprise : 8€


Pour diversifier nos découvertes, c'est en bord de Garonne que nous nous rendons, et plus précisément à L'Ecluse 52 de Castet en Dorthe. Par beau temps, il est très agréable de faire une balade à vélo le long des quais et de s'arrêter ici pour un agréable déjeuner en famille. Malheureusement, en cette fin novembre, le temps n'est pas de la partie et c'est donc sous la pluie que nous trouvons refuge dans la salle agréablement décorée. La cuisine se veut familiale, sans chichi et ça nous convient très bien. On retrouve la douceur des plats maison. Nous optons pour la formule à 17€.

  • Entrée : Cromesquis d'agneau, émulsion parmesan et légumes croquants

  • Plat : Blanc de seiche, sauce piquillos et son écrasé de pommes de terre

  • Dessert : Pudding pommes cannelés et sa mousse au chocolat accompagnés d'un sorbet citron jaune


Pour finir en beauté ce séjour (gastronomique) en Gironde, nous avons poussé la porte du magnifique restaurant Le Pradeilles du Château de la Tour à Cadillac. Rien que le décor nous en met plein la vue. Et pour ne rien gâcher, nous avons la salle de restaurant pour nous tous seuls. On se sent extrêmement privilégiés. A partir de la véranda (salle de restaurant), on bénéficie d'une vue sur le château de Cadillac. Difficile de mieux faire ...

Le Pradeilles est un restaurant bistronomique entièrement rénové. La jeune Chef Huan Chevillard réalise des plats créatifs, raffinés et généreux, qui font la part belle aux produits locaux et de saison. L'amour et le respect de la cuisine, les valeurs de service et le savoir-faire de l'équipe lui a d'ailleurs valu d'obtenir le précieux titre de Maître restaurateur.

Nous restons dans le cadre des Journées Gourmandes Loupiac & Foie Gras, avec une menu à 36€.

  • Entrée : Fois gras en gelée de Porto

  • Plat : Magret de canard, frites maison

  • Dessert : XV au chocolat

  • le tout accompagné d'un verre de Loupiac




Où dormir ?


Lors de notre week-end en Gironde, nous avons testé trois hébergements : un hôtel et deux chambres d'hôtes. Et c'est vrai que nous avons une préférence pour les chambres d'hôtes où on a un vrai contact avec l'hébergeur. Mais les trois étaient de qualité alors je vous propose de les découvrir.



Situé au cœur de Bordeaux, l’Hôtel La Tour Intendance 3*** vous accueille dans un cadre élégant et singulier, offrant tout le confort moderne. Une décoration faite avec goût, mêlant ancien et contemporain.

Cet hôtel de charme bénéficie d’une place de choix au cœur du centre historique de Bordeaux, entre le Grand Théâtre et le centre administratif Mériadeck, dans une rue calme à quelques pas du très beau cours de l’Intendance.

Le buffet du petit déjeuner, copieusement garni, satisfait aussi bien les amateurs de salé comme de sucré. De quoi démarrer une journée de visite dans les meilleures conditions.

Tarif : 106€/nuit


Le Clos d'Any est un moulin du XIIème siècle avec des allures de mas provençal, proche de la base nautique de Fontet et du canal latéral de la Garonne et de sa piste cyclable. La maison d'hôtes nous surprend avec ses 3 chambres évoquant des voyages lointains, sa roulotte aux allures tziganes pour une escapade insolite, sa table d'hôtes alternant saveurs exotiques et cuisine du terroir. Côté ambiance, il est possible de prendre un apéritif musical au salon d'hôtes ouvert sur une végétation luxuriante, pour un moment de bonheur partagé. L'été, une piscine invite à la détente et au bien-être.

C'est dans la chambre LIMBE que nous séjournons. Pour compléter notre culture du voyage, un petit descriptif de cette destination du Cameroun est mis à notre disposition. Quelle jolie découverte que cette plage de sable noir ! On aurait envie de prendre un avion direct pour ce joli pays d'Afrique.

Tarif : 87€/nuit



Le Château du Payre est un domaine viticole de 40 hectares qui se transmet de mère en fille depuis cinq générations. Le papa de Valérie Labrousse nous accueille dans sa demeure en pierres blondes et aux volets blancs. Après un petit tour dans les vignes, qui profitent de l'orientation plein sud des coteaux sur la rive droite de la Garonne, on admire la vue exceptionnelle sur la Vallée de la Garonne et sur les Landes. Le papa de Valérie en profite pour nous parler de l'AOC Premières Côtes de Bordeaux, ainsi que du cahier des charges de Terra Vitis et HVE (Haute Valeur Environnementale), une démarche qualité à laquelle adhère le Château du Payre. On découvre ensuite le chai et on termine notre visite par une dégustation de vins.

Le Château du Payre fait aussi chambre et table d'hôtes. Un endroit très plaisant où séjourner pendant une escapade girondine. Pensez à réserver pour profiter de la table d'hôtes. Les plats sont faits à partir de produits du terroir.

Tarif : 110€/nuit



 

Notre avis



Pour une première découverte du Médoc et de l'Entre-deux-Mers, nous avons été charmés par la ville de Bordeaux avec son cœur historique mais aussi par les bassins de lumière, par la découverte des paysages viticoles girondins, par de jolies balades au milieu des vieilles pierres de La Réole ou de Castelmoron d'Albret, ou encore une immersion dans l’œnologie avec la visite dégustation à la Maison des Vins de Cadillac et notre participation à l'évènement "Taste of Loupiac & Foie Gras" ou encore la visite du Château de Cadillac.


Ce séjour en Gironde nous a permis de découvrir un joli patrimoine à préserver. Cela a été d'autant plus plaisant que nous avons rencontré des passionnés qui ont à cœur de partager avec chacun de nous leur connaissance sur ce patrimoine d'exception. Je citerai :


  • Joanna de l'Office Gironde Tourisme qui nous a concocté ce programme sur mesure

  • Pascal de Wine & Co. pour ses nombreuses explications lors de la visite du Médoc

  • Any qui nous a accueillis les bras grands ouverts dans sa maison du Clos d'Any

  • Daniel qui s'est révélé être un guide-conférencier hors pair lors de nos découvertes de la Réole et de Castelmoron d'Albret

  • et enfin la famille Loupiac Gaudiet du Château de Loupiac pour la jolie soirée que nous avons passé lors du "Taste of Loupiac & Foie Gras"

N'hésitez pas à aller à leur rencontre, ils vous apporteront, c'est certain, un autre regard sur la culture !





 

Vos retours



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