Eure et Loir - 2 jours à la découverte d'un patrimoine riche d'histoire

Dernière mise à jour : 18 oct. 2021




A seulement 1h30 de Paris, Chartres et plus généralement le département de l'Eure et Loir est une destination idéale pour passer un week-end en pleine nature mais aussi découvrir un patrimoine riche d'histoire.


Je me suis donc tout naturellement tournée vers le département de l'Eure et Loir pour m'organiser un week-end découverte. Et vous allez voir qu'on en a pris plein les yeux, avec une plongée dans le passé pour en savoir plus sur l'histoire de France et ses illustres représentants mais aussi pour découvrir un savoir-faire à préserver à tout prix.



Sommaire



 

Notre itinéraire



Comme il est toujours plus facile de se repérer à l'aide d'une carte, voici un aperçu des points d'intérêt lors de notre week-end découverte de l'Eure et Loir.





Chartres


Si vous souhaitez découvrir une jolie ville aux maisons de caractère, où l'histoire de France y a laissé son empreinte, où l'on peut aller à la rencontre d'artisans maitrisant un savoir-faire incroyable et où il fait bon vivre, je vous invite à visiter la cité de Chartres.

Laissez moi vous accompagner dans cette découverte.


  • Vieille ville

L'essence même d'une ville tient majoritairement dans son centre historique. C'est pourquoi je vous y emmène directement. Mais ce n'est pas pour autant que nous n'allons pas prendre le temps de contempler les façades des maisons, de pénétrer au sein des églises, de déambuler dans les petites ruelles pleines de charme, bref de s'imprégner de l'âme de la ville. Perdons-nous et observons ce qui nous entoure.


C'est par le Sud de la cité que nous commençons nos déambulations. Immédiatement, nous pouvons contempler de magnifiques maisons, soit en pierre pour les plus cossues, soit à colombage pour les plus "modestes". En effet, avant l'utilisation de matériaux modernes, la pierre était un matériau onéreux, réservé aux familles les plus aisées, tandis que la classe populaire utilisait des matériaux plus abordables comme le bois, la paille et la terre. C'est ce que l'on appelle les maisons à colombages. Et on en trouve de très jolies dans Chartres.


Néanmoins, dans ces maisons à colombage (également nommées maisons à pans de bois), on note une volonté d’esthétisme. Ainsi chaque famille créait son propre motif, ce qui donnait à la maison un caractère particulier et se différenciait de la voisine.

Nos pas nous emmènent devant une tourelle dont les pans de bois ont été finement sculptés. Il s'agit de l'escalier de la Reine Berthe. Il date du XVIe siècle. Berthe, veuve du Comte de Chartres, épouse le Roi Robert le Pieux, puis finit ses jours dans le château comtal tout proche.

On se dirige ensuite vers la Maison du Saumon (aujourd'hui siège de l'office du Tourisme). Il s'agit d'une magnifique maison à colombages datant du début des années 1500. Anciennement, elle était adossée au mur d'enceinte du château des comtes. Les consoles comportent d'imposantes sculptures. La plus emblématique est le grand Saumon (qui a donné son nom à la maison), mais on peut voir aussi l'Ange et la Vierge de l'Annonciation, une truie qui file et enfin Saint-Michel terrassant le dragon.


On poursuit la découverte de la ville par la visite de deux églises, toutes les deux très bien conservées.

L'église Saint Aignan est incontestablement un petit bijou à mes yeux. Sa construction débute durant la première moitié du XVIe siècle mais n'est achevée et couverte qu'au siècle suivant d'une riche charpente apparente. Son petit portail et ses chapelles datent de la Renaissance. A l'intérieur, plusieurs vitraux du XVIe siècle sont intéressants à observer. Mais ce qui me frappe le plus, ce sont tous ces pans décorés aux couleurs vives, qui apportent beaucoup de gaieté à ce lieu sacré. Prenez le temps d'admirer les détails de ces magnifiques peintures.


Puis, c'est l'église Saint-Pierre que nous découvrons. Pour la petite histoire, c'est ici qu'était installé au Moyen-Age le monastère bénédictin de Saint-Père (Saint Pierre) en-Vallée. De l'édifice détruit au XIIe siècle par un incendie subsiste la remarquable tour carrée, récemment restaurée. Les vitraux de l'abbatiale, postérieurs à ceux de la Cathédrale, attestent la persistance et l'évolution de la maîtrise de l'art du vitrail à Chartres.


Pour changer et apporter un peu de verdure à cette découverte de Chartres, je vous propose de rejoindre les bords de l'Eure. Ils constituent la limite Est de la vieille ville. Remontons vers le Nord en les longeant. De nombreux petits ponts piétonniers permettent de traverser le cours d'eau. C'est ainsi qu'on peut observer d'anciens lavoirs dont certains ont la particularité d'être suspendus. En effet, à l'aide de chaines, des plateformes en bois pouvaient être descendues à hauteur de l'eau, celle-ci variant en fonction des saisons et des pluies. Ingénieux système, non ?

Cette balade au fil de l'eau apporte une touche bucolique à la visite de la cité.


Chartres n'est pas qu'une cité historique. On s'aperçoit rapidement que la jeune génération s'approprie les lieux. En effet, sur les murs de certains bâtiments, on peut contempler des œuvres de Street Art. On pourra ainsi admirer de très belles œuvres au pochoir de EZK StreetArt (Eric Ze King) qui dénonce des inégalités sociales et le cynisme de la société de consommation.

Pour une découverte complète des fresques et œuvres de Street Art, je vous invite à récupérer un plan de la ville auprès de l'Office du Tourisme où elles y sont recensées.


Nos déambulations dans la vieille ville nous emmènent enfin à la place de la Cathédrale. Mais juste avant, un magnifique portrait de Jean Moulin nous accueille.

Jean Moulin, préfet d'Eure et Loir de septembre 1939 au 2 novembre 1940, est une grande figure de la Résistance Française. Pour plus de détails sur son combat, je vous invite à prendre connaissance de cet article très bien fait "Sur les traces de Jean Moulin en Eure et Loir".

Sur la place de la Cathédrale, on peut observer également une jolie maison de maître. La Maison Cononiale - ainsi nommée - date du XIIIe siècle. Elle est ornée de remarquables tympans sculptés. Ce fut le pied-à-terre du Roi Henri III lors de ses voyages à Chartres. Il y trouva refuge en 1588 au moment de la journée des barricades.


  • Cathédrale Notre-Dame

Il est temps de découvrir le joyau de la ville : sa cathédrale.

Pour en apprendre un peu sur cet édifice incroyable, il est indispensable de faire un ...


Point culture :

Depuis le IVe siècle où est mentionné le premier évêque Adventus, la cathédrale a été plusieurs fois reconstruite. Après l'incendie de 1020, l'évêque Fulbert, à l'enseignement influent, fait édifier la cathédrale romane, à laquelle on ajoute une nouvelle façade à partir de 1134. Mais, en 1194, un incendie détruit l'édifice à l'exception de la crypte et de la façade. Aussitôt après démarre la construction de la cathédrale gothique, longue de 130 mètres, dont la nef est haute de 36,50m et large de 16m. Son sol d'origine présente un labyrinthe circulaire (tracé géométrique symbolisant la complexité du chemin de l'homme vers son salut). Notre-Dame de Chartres est consacrée en 1260. C'est dans cette cathédrale que le roi Henri IV est sacré le 27 février 1594. Un nouvel incendie détruit sa toiture en 1836.


Notre-Dame de Chartres constitue une étape essentielle dans l'évolution des cathédrales gothiques. Entreprise trente ans après Notre-Dame de Paris, elle annonce le gigantisme, le verticalisme et l'extrême évidement des murs de Reims, Amiens et Beauvais. Elle a conservé ses vitraux et un décor sculpté monumental d'une exceptionnelle qualité.

En 1979, elle est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial par l'Unesco.


Pénétrons à l'intérieur pour en découvrir quelques trésors...

Une fois le portail franchi, nous nous trouvons face à une nef incroyable. Non seulement sa restauration lui redonne son éclat blanc originel, mais ce sont surtout les volumes qui impressionnent. Elle offre une impression de légèreté phénoménale. Ceci grâce à ses colonnes mais aussi aux vitraux qui apportent énormément de lumière à l'édifice. On remarquera que les bas-côtés n'ont pas encore été restaurés offrant un important contraste avec la nef totalement blanchie.


Place à mon gros coup de cœur de cette visite de la cathédrale : le jubé ou autrement dit, la clôture du chœur de la cathédrale.

Mieux d'une bande dessinée, une bande sculptée de 6m de haut et de 100m de long qui raconte l'histoire de la Vierge et la vie du Christ. Un foisonnant décor Renaissance encadre les grandes scènes.

La clôture du chœur de la cathédrale de Chartres est unique en France aujourd'hui, en raison de sa valeur artistique et de son état complet. Sa construction a duré près de deux siècles, de la Renaissance à l'aube du XVIIIe siècle.


On poursuit la visite de la cathédrale en montant dans les tours. Il s'agit d'une visite guidée qui nous en apprend beaucoup sur la face cachée de ce magnifique monument.

On commence par s'arrêter à la base du toit, où l'on observe la couverture composée de 11.000 plaques de cuivre et couvrant une surface de 5125m², posée après l'incendie de 1836. Les arcs-boutants se superposent sur 3 niveaux : ceux du dessous - que nous avons face à nous - ont la particularité d'être reliés par des colonnettes.

On a également une très jolie vue sur un des vitraux non encore restauré de la cathédrale. Même si nous n'avons pas un beau visuel du dessin (nous nous situons du mauvais côté par rapport à la lumière), nous pouvons néanmoins admirer le travail de soudure et d'assemblage d'un tel ouvrage. Il faut se rendre compte que ces vitraux font près de 10m de haut et qu'il faut un sacré savoir-faire pour les maintenir en place sans occulter la lumière. Néanmoins, le temps mais surtout les intempéries et l'oxydation ont altéré les vitraux. Des travaux de rénovation ont été entrepris. Les soudures doivent être refaites au bout de 100 ans afin que les vitraux ne se déforment pas. Les systèmes de fixation sont également remplacés et un "double vitrage" est posé afin d'isoler le vitrail des intempéries. C'est donc l'une des dernières fois que l'on peut encore observer un vitrail d'origine de cette façon.

Nous poursuivons notre ascension jusqu'à emprunter la Galerie des Rois. Attention pour ceux qui ont le vertige, cela peut être compliqué. Néanmoins, nous avons un panorama magnifique sur la ville. Ce point de vue nous permet aussi de mieux appréhender l'architecture de la cathédrale avec ses arcs-boutants, ses flèches, sa toiture ... N'est-ce pas un lieu grandiose ?

Pour clore cette visite des tours, on grimpe jusqu'au grand comble.

L'histoire de la cathédrale de Chartres est jalonnée d'incendies. Celui du 4 juin 1836 détruit la forêt, c'est-à-dire la charpente en bois de châtaignier du XIIIe siècle. Lorsque l'ingénieur Emile Martin remporte le concours de la reconstruction, le choix d'une charpente métallique, solide, durable et anti-feu s'impose. La fabrication, le transport et l'assemblage durent six mois. La charpente a la forme d'une coque renversée de bateau.

La pente très raide des arbalétriers (pièces obliques d'une charpente supportant la superstructure portant la couverture) rappelle les arcs brisés d'un édifice gothique. Cette charpente métallique est l'une des plus anciennes de France.

Cet incendie de 1836 fait écho à celui survenu en avril 2019 à Notre-Dame de Paris. Les circonstances sont les mêmes et les résultats identiques. Néanmoins, le choix d'une structure métallique n'a pas été retenu pour Notre-Dame de Paris qui devrait retrouver une charpente en bois.

Nous avons eu la chance de visiter le grand comble au moment des 12 coups de midi. L’acoustique y est incroyable et on sent des frissons nous parcourir à chaque son de cloche. Un grand moment !

Visite des Tours : Tarif : 6€




La découverte de Chartres ne s'arrête pas là. En effet, cette fois, c'est de nuit que nous allons arpenter les rues de la vieille ville. D'avril à octobre, de nombreux monuments de la ville sont mis en scène grâce à des projections visuelles mais également sonores. Une autre façon d'appréhender Chartres en découvrant autrement certains lieux.

N'hésitez pas une nouvelle fois à vous rendre à l'Office du Tourisme pour récupérer un plan qui vous listera les 23 sites mis en lumière.


Le premier lieu à découvrir dans ce spectacle son et lumière est incontestablement la cathédrale Notre-Dame. Plusieurs de ses façades sont ainsi animées, nous retraçant l'histoire de sa construction. C'est à la fois féerique et très instructif puisque des explications sont diffusées au début du show puis la musique prend le relai pour un moment tout en poésie.

D'autres monuments religieux sont également mis en scène. L'architecture s'y prêtant à merveille. Que ce soit avec des projections classiques ou plus contemporaines...

Un autre bâtiment mis en valeur par Chartres en Lumières est l'ancienne préfecture de l'Eure et Loir où travaillait Jean Moulin. Le spectacle retrace l'engagement de cet homme pour sa région mais également pour la France pendant la Seconde Guerre Mondiale.

On termine cette balade nocturne en reprenant le fil de l'Eure. Ici, ce sont des lavoirs, des ponts et des murs qui sont mis en scène avec de jolis reflets sur l'eau. C'est la nature qui est à l'honneur dans ces projections et fonds sonores.

Un petit train vous permettra de faire le tour des installations, si vous êtes fatigués de votre journée de visite.

Tarif : 8€



  • Atelier Picol : l'art du vitrail


Après la visite de la cathédrale Notre-Dame, nous avions très envie d'en découvrir plus sur le travail du vitrail.

C'est ainsi que Kévin nous a ouvert les portes de l'atelier Picol créé par son papa.

Alors que le paternel se spécialisait dans la création et la réparation de vitraux traditionnels, Kevin innove en proposant des œuvres plus contemporaines. C'est ainsi qu'il crée des sculptures, des bijoux, de la vaisselle mais aussi met au point de nouvelles techniques de fusion et de production de verres texturés qui serviront à ses créations.


Il travaille également en collaboration avec des street artistes, notamment EZK dont je vous ai parlé précédemment.

Nous en apprenons beaucoup sur l'art du vitrail et c'est fascinant. Kévin est un passionné qui aime partager son savoir faire, alors surtout, n'hésitez pas à franchir les portes de l'atelier pour découvrir cet artisanat passionnant.



  • Où manger ?


Nous avons testé pour vous deux restaurants de qualité, qui sont des institutions au sein de Chartres.


C'est ainsi que nous avons déjeuné au restaurant Le Molière. Situé dans l'hôtel particulier de Champrond - demeure datée de la fin du XVe ou début du XVIe siècle - il offre différentes ambiances pour manger. Le décor est soigné et on ressent immédiatement la qualité des lieux.


Mais en cette journée d'été, c'est en terrasse que nous nous installons. On étudie la carte proposée par le chef Maurice Alexis et nos choix se portent sur les plats suivants :

  • Pour Monsieur

  • Plat : Pavé de maigre aux légumes confits (courgette, aubergine, fenouil), sauce fenouil, œufs de hareng fumés (Tarif : 21,20€)

  • Dessert : Un café très gourmand que nous partageons (Tarif : 9,60€)

  • Pour Madame

  • Plat : Crevettes sautées, linguini au curry et sauce basilic citron grillé (Tarif : 23,80€)


Pour le diner, et dans l'attente que démarrent les festivités de Chartres en Lumière, c'est en terrasse du Café Serpente que nous prenons place. Il faut dire que la vue sur la cathédrale est magnifique. On ne peut rêver mieux pour patienter.

A l'intérieur, c'est dans une brasserie 1900 que les clients peuvent s'attabler. La déco a été refaite entièrement pour apporter modernité et design mais l'architecture d'époque apporte beaucoup de charme aux lieux.


La balade dans Chartres nous a ouvert l'appétit. Il est temps de se mettre à table et pour cela, nous faisons notre choix :

  • Pour Monsieur

  • Entrée : Croustillant de foie gras maison et œuf poché, avocat, sauce caramélisée (Tarif : 9,50€)

  • Plat : Rognon de veau grillé entier "Maison Darmigny" au cidre brut du Perche, frites maison (Tarif : 19,80€)

  • Pour Madame

  • Plat : Cheeseburger traditionnel : pain burger maison, haché charolais, frites maison (Tarif : 17€)



  • Où dormir ?


Lors de notre séjour à Chartres, nous avons déposé nos valises dans une petite chambre d'hôtes pleine de charme dénommée La Rosace. En effet, c'est un lieu riche d'histoire qui nous a accueillis. Ancienne entreprise de construction et rénovation de bâtiments historiques en pierre de taille durant le 19e siècle, aujourd'hui reconvertie en chambres d'hôtes, cette propriété a su garder son âme.

C'est ainsi que dans le jardin et les bâtiments encore existants, on peut admirer de magnifiques sculptures en pierre de taille, et notamment cette rosace destinée à la cathédrale Notre-Dame de Chartres mais ayant été refusée. Cela fait néanmoins le bonheur des propriétaires et des gens de passage qui peuvent contempler cette beauté. Fantastique, non ?

Pour ce qui est des chambres, ce sont de vrais studios qui sont mis à disposition avec un coin cuisine pour ceux qui veulent préparer leurs repas, un coin repos, la chambre et la salle de bain, le tout dans un style moderne et épuré. On dispose également d'une table en extérieur pour prendre le café si l'envie nous en dit.

Pour le petit déjeuner, nous sommes accueillis directement dans la salle à manger de nos hôtes et des tables invitent à la dégustation. De nombreux ouvrages traitant de l'architecture ornent l'imposante bibliothèque. Encore un clin d’œil à l'histoire des lieux.

Tarif : 90€ la nuitée, petit déjeuner compris





Château de Maintenon


Après la visite de Chartres, nous nous dirigeons vers le Château de Maintenon. Je pense que ce nom ne vous est pas totalement inconnu. En effet, sa plus célèbre occupante est sans conteste Madame de Maintenon, l'épouse secrète du Roi Louis XIV. Nous reviendrons un peu plus tard sur son incroyable histoire.

Pour en apprendre un peu plus sur cette magnifique demeure, Anaïs est notre guide lors de cette visite.


  • Un personnage historique

Au cours de son existence, le château de Maintenon a connu de nombreuses vies. Place forte des Amaury, les seigneurs de Maintenon au XIIIe siècle, l'édifice va évoluer au gré des aspirations de ses propriétaires et des goûts des époques. De grandes et belles histoires qui en font toute la grande Histoire.


Faisons connaissance avec la plus célèbre propriétaire du château : Madame de Maintenon.


Françoise d'Aubigné est née en 1635 à la prison de Niort, où son père, chevalier, baron, mais surtout aventurier, est détenu pour dettes. Lorsqu'il est libéré, il emmène sa famille en Martinique, espérant y trouver fortune en tant que gouverneur de l'ile de Marie-Galante. En vain. Françoise rentre en France à 11 ans et demi, son père est mort, sa famille mendie pour survivre. Sa marraine la sauve en la faisant entrer au couvent, puis en l'introduisant dans les salons parisiens. Elle éblouit alors l'écrivain satirique Paul Scarron, infirme, de vingt-cinq ans son aîné. Elle a 16 ans lorsqu'il l'épouse, rédigeant lui-même le contrat : "La future apporte en dot ... deux grands yeux forts mutins, un très beau corsage, une paire de belles mains et beaucoup d'esprit."

Veuve à 25 ans, de nouveau sans un sou, elle est engagée par Madame de Montespan, favorite de Louis XIV, comme gouvernante des enfants illégitimes du couple. C'est la montée en grâce de Madame de Maintenon pour laquelle le roi nourrit une affection grandissante. En octobre 1683, après la mort de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, elle épouse en secret Louis XIV, à Versailles. En 1698, sans descendance, elle lègue le domaine de Maintenon à sa nièce, Françoise Amable d'Aubigné, comme dot pour son mariage avec le Maréchal Adrien-Maurice de Noailles. En 1715, à la mort du roi, Madame de Maintenon se retire à la Maison Royale de Saint Louis, aujourd'hui Saint-Cyr-L'Ecole (78), pensionnat pour jeunes filles nobles et pauvres qu'elle a créé. Elle y décède en 1719.


  • L'architecture du château

Poussons les portes du château et tachons d'en comprendre les différentes étapes de construction, caractéristiques de chaque période historique.

  • Au Moyen-Age

Les Amaury, seigneurs de Maintenon, élèvent leur château fort. La Tour Carrée, bâtie en pierres de grès gris daterait du début du XIIIe siècle, et pouvait en constituer le donjon. Les trois tours rondes en briques complètent l'édifice aux XIVe et XVe siècles, reliées par des courtines, dont on aperçoit encore les ancrages entre la Tour Carrée et la Tour de l'Horloge.


  • A la Renaissance

Sous l'impulsion de Jean de Cottereau, la Tour Carrée est couverte d'un toit pointu. De nouveaux logis sont adossés aux courtines, s'inspirant notamment, côté Est, de l'aile Louis XII, du château royal de Blois. Les armoiries des Cottereau, trois lézards grimpants, apparaissent encore sur la grande lucarne du Châtelet d'entrée, entre les deux poivrières. On peut voir sur cette façade les traces de l'ancien pont-levis. L'église Saint-Nicolas est rebâtie, en 1521, sur le site de l'ancienne église.


  • Au XVIIe siècle

En 1674, Françoise d'Aubigné achète le château grâce à une gratification financière de Louis XIV. Elle installe ses appartements dans une aile reliant la Tour Carrée au logis de Jean Cottereau. Puis, pour Louis XIV, elle aménage l'aile reliant les appartements du Roi à l'église Saint-Nicolas, une longue galerie posée sur une Orangerie (1686-1688). Elle fait également démolir la courtine entre la Tour Carrée et la Tour de l'Horloge, pour dégager la vue sur les jardins dessinés par Le Nôtre.


  • Au XIXe siècle

Issu d'une famille riche et puissante depuis des générations, Paul de Noailles restaure et apporte beaucoup au confort et au décor. Une influence Renaissance et Néo-gothique, que l'on peut observer sur la façade Nord. Le style de l'architecture médiévale revient au goût du jour, mêlant gargouilles, linteaux gothiques et balcons Renaissance.

Une citerne installée dans les combles distribue l'eau courante, des calorifères sont installés dans les pièces principales et des cheminées dans les dépendances. Paul de Noailles, transforme une partie des appartements en une succession de salles d'apparat : Grand salon, Salle de billard et Bibliothèque. Puis la Grande Galerie dédiée aux Noailles-Mortemart, un album de famille en portraits remontant aux Croisades.


  • Au XXe siècle

Les bombardements à répétition ont rendu le château inhabitable : toitures et vitres soufflées, mobilier endommagé, plafonds attaqués par des champignons. L'électricité, le chauffage, l'alimentation en eau, tout est hors d'usage. Le 25 juillet 1944, il est classé Monument Historique dans l'espoir de le sauver.


  • Les jardins

Inspiré du plan original du jardinier royal André Le Nôtre, le jardin de Maintenon propose un vaste espace de balade pour y admirer ses dessins, les variétés de fleurs et les massifs de végétation. Véritable ambassadeur de l'art du jardin à la française, il offre un espace de quiétude pour ses visiteurs.


  • Au XVIIe siècle

En 1676, le Roi Louis XIV dépêche son jardinier personnel, André Le Nôtre (1613-1700), pour concevoir le parc et les jardins à la française, alors qu'il était déjà occupé par la réalisation des jardins de Versailles.


  • Au XIXe siècle

Au XIXe siècle, le Duc Paul de Noailles, qui fourmillait de projets, envisage des transformations du domaine, avec un réaménagement des jardins dans le parc (aujourd'hui le golf) ainsi que du côté de l'allée Racine, en s'inspirant d'un plan de 1752.

Les jardins du château devaient donc se composer d'un parterre à la française, d'un canal-allée pour la promenade et d'un jardin à l'anglaise pour le reste du parc.


  • Au XXe siècle

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le jardin sert de potager et le parc est transformé en dépôt de munitions par les soldats allemands. Après la guerre, il est déminé, son tracé est recomposé en 1953, et le monogramme de Louis XIV restitué en 1954.



  • Le Pont Aqueduc

Marqué durant sa jeunesse par l'instabilité politique parisienne lors de la Fronde (la révolte de la grande noblesse de 1648 à 1653), et profondément amoureux de la nature et de la ruralité, Louis XIV passe de plus en plus de temps dans son domaine de Versailles.

En 1682, il décide d'y installer définitivement la Cour et, en guise d'écrin, s'attache particulièrement à l'aménagement des jardins, notamment par la création d'un fastueux ensemble de jeux d'eau (fontaines, cascades, bassins). Mais les ressources en eau de la plaine de Versailles sont limitées.

Pour y remédier, l'Académie des Sciences a l'idée de venir capter l'eau de l'Eure près de Chartres. C'est ainsi que le projet de construction de l'aqueduc voit le jour. Louis XIV veut un aqueduc "digne de la grandeur des Romains". Pour se faire, on fait appel à Sébastien Le Preste de Vauban pour sa conception. Sur les plans initiaux, l'ouvrage devait culminer à 73m de hauteur et être long de 1300m (4 fois plus long et 2 fois plus haut que le pont du Gard!). Mais au fil de sa construction et des dépenses pharaoniques engagées, les ambitions sont revues à la baisse et le projet est même abandonné après 9 ans de travaux et 9 millions de livres englouties. Au plus fort des travaux, 30000 hommes étaient à l’œuvre.

Cet aqueduc a été classé Monument Historique vers 1875, soit presque 70 ans avant le château (1944).


Tarif : 8€




Chateauneuf en Thymerais



Durant ce séjour en Eure et Loir, nous avons fait une halte à Chateauneuf en Thymerais et avons posé nos valises au Relais d'Aligre.

Dès que l'on franchit la porte, nous sommes saisis par le décor qui nous entoure. Et pour cause Christophe Bigot, architecte d'intérieur, a conçu l'ambiance des lieux. Grand voyageur, il a ramené de nombreux meubles et objets qui trônent aujourd'hui dans les chambres et autres espaces détente, se mélangeant à merveille avec d'autres mobiliers fabriqués par des artisans de la région.

Tarif : Chambre Aligre Confort : 90€


Le Relais d'Aligre est également un restaurant bistronomique. Son chef Franck Boespflug s'inspire du terroir entre Loire et Normandie. Vous y trouverez des saveurs normandes avec des plats mitonnés au cidre et au camembert, des produits de la mer, et des mélanges terre/mer.

Après cette mise en bouche, il est temps de faire notre choix sur la jolie carte proposée par le chef. On se dirige vers un menu à 46€ avec entrée/plat/dessert.

  • Pour Monsieur

  • Entrée : Dégustation de Fruits de Mer (2 Huitres de Veules les Roses, 1 langoustine, 6 bulots, 30g de bigorneaux, 2 grosses crevettes sauvages, 30g de crevettes grises, 3 moules cuites et 2 amandes de mer

  • Plat : Ris de veau, girolles, pommes cocottes, crème de Porto blanc

  • Dessert : Soupe de fraises glacées, siphon chantilly allégée citron yuzu

  • Pour Madame

  • Entrée : Céviche de saumon frais, rosace Saumon fumé, Pop corn curcuma

  • Plat : Médaillons de lotte, ravioles de veau, crème d'asperges vertes, ragoût de légumes nouveaux

  • Dessert : Soufflet Grand Marnier, confit d'orange, sorbet à l'orange sanguine



Château de Villebon

A seulement 25 minutes de Chartres, nous nous rendons au Château de Villebon. Il s'agit d'une demeure historique privée et habitée. C'est donc un pur plaisir que de visiter un tel lieu, en compagnie de son propriétaire J. de la Raudière.


Dès le portail franchi, nous sommes saisis par la beauté du château mais surtout par son caractère austère. On a l'impression d'être face à une demeure anglaise, construite toute en briques et pierre de taille.


Point culture :

C'est à la fin du XIVe siècle, pendant la guerre de 100 ans, que le château est construit. Il s'agit d'un édifice militaire bâti suivant un plan carré, orné de 6 tours crénelées, entouré de douves profondes et doté d'un pont levis (encore actionné à ce jour).

Jean d'Estouteville, à son retour des guerres d'Italie, va apporter des modifications au château, typiques de la Renaissance : fenêtres à meneaux, aménagement de la cour intérieure et construction d'une chapelle.

Au cours du XVIIe siècle, Sully va redessiner le parc. Au XVIIe siècle, les propriétaires vont intégrer dans le parc une harde de daims (une chasse est prévue tous les ans pour en contrôler le nombre). Enfin, au XIXe siècle, une orangerie et des écuries sont construites dans le même style que le château.

Depuis sa construction, élément extrêmement rare, la demeure n'a été vendue que 2 fois et a donc vu 4 familles entre ses murs : d'Estouteville, Béthune Sully, Pontoi Pontcarré et La Raudière.


Place à la visite des lieux. Nous franchissons le pont levis. Petite surprise, nous sommes invités à l'actionner. Et fait surprenant, c'est assez facile. Grâce à des systèmes de balanciers, pas besoin de s'appeler Hercule pour le manœuvrer.

Nous pénétrons dans la cour intérieure et sommes tout de suite sous le charme des lieux. Ici, il n'y a plus rien d'austère. Les éléments Renaissance sont bien apparents. Les fenêtres à meneaux permettent de faire entrer la lumière dans le logis. Deux bustes (représentant Sully et sa femme) trônent au-dessus d'une porte. Un puit, encore en fonctionnement, permettait une alimentation en eau du château. La cour pavée fait résonner le son de nos pas.


On découvre ensuite les pièces de la demeure. Salle des trophées, cuisine, salons, chambres, bureau, cabinet des curiosité ... Chaque salle est décorée avec soin, nous replongeant à l'époque de son plus illustre propriétaire : Sully.


On termine la visite par la découverte de la Galerie des Châteaux de Sully. Surintendant du Roi Henri IV et ministre des finances, il voit sa fortune s'accroitre au fil des ans. Il fait ainsi l'acquisition de nombreuses propriétés qui sont, ici, représentées dans cette magnifique galerie. Sully mourra dans cette demeure de Villebon en 1641.

Tarif : 9€




Thiron Gardais



  • Collège Royal et Militaire

Dernière découverte de notre séjour en Eure et Loir, nous visitons le Collège Royal et Militaire de Thiron Gardais avec notre guide Pauline. Pour comprendre l'histoire des lieux, riche en évènements, je vous propose un ...


Point Culture :

C'est en 1114 que tout commence, avec l'arrivée de Bernard de Ponthieu à la paroisse de Gardais. Ermite de Saint-Benoît, il fonde l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron.

L'abbaye, sous la protection du roi de France Louis VI Le gros, s'enrichit et se développe. C'est ainsi que 22 abbayes sœurs et une 100aine de prieurés en France, en Angleterre et en Écosse voient le jour. Mais la guerre de 100 ans et les guerres de religions se succèdent, entrainant son déclin au XVIIe siècle.

Henri de Bourbon-Verneuil (fils d'Henri IV et Henriette d'Entragues, sa favorite) est nommé à l'âge de 5 ans abbé commendataire de Tiron. C'est ainsi qu'en 1630, il crée un collège pour éduquer la noblesse des environs.

En 1776, Louis XVI en fait un de ses "collèges royaux et militaires" où on y forme les futurs cadets qui pourront ensuite entrer à l’École Militaire de Paris.

Mais très vite, la fin de la monarchie sonne le glas du collège, qui ferme en 1793. Les lieux deviennent une carrière de pierres pour la construction des maisons alentours.

André Guillaumin, héritier du collège et botaniste, entreprend des travaux de remise en état du collège et plante de nombreuses espèces exotiques dans le parc.

En 2005, le Conseil départemental d'Eure et Loir rachète le collège mais en 2012, un traquenard se prépare. Le Conseil invite Stéphane Bern à visiter les lieux et inévitablement, il tombe sous le charme. Il rachète le Collège, entreprend des travaux de rénovation et l'ouvre au public.


Nous étions à 100 lieux d'imaginer que nos pas nous emmèneraient visiter la demeure de Stéphane Bern. Et effectivement, ce n'est pas le cas. La demeure est privée mais nous pouvons néanmoins en voir l'extérieur et visiter le parc. Un musée est également aménagé pour nous retracer l'histoire des lieux que je vous ai relatée ci-dessus.

De jolis jardins à la française ont été dessinés pour mettre en valeur la bâtisse, une serre permet le bouturage des plantes annuelles et de conserver au chaud les arbres à agrumes durant l'hiver, un verger invite à une promenade bucolique ... N'hésitez pas à vous poser au salon de thé. Le cadre se prête tellement à la flânerie.


Tarif : 5€


En sortant du collège, dirigez-vous sur la droite pour visiter l'Abbaye. Elle parait bien vide, mais faisant aussi partie de l'histoire du collège, ce serait dommage de repartir sans y jeter un œil.



  • Où manger ?

Nous avons testé l'auberge de l'Abbaye. Située à 2 pas du collège royal, elle est idéalement située pour permettre aux clients de passage d'effectuer les visites avant ou après un bon repas.

Cette bâtisse en pierre de 1850 a été restaurée entre père et fils. Elle allie le charme de l'ancien et du moderne avec une décoration haute en couleurs. Puis c'est en cuisine que Rémi excelle, avec l'aide de son frère Simon qui accueille les clients en salle. Une jolie histoire de famille qu'on vous conte là.


Et dans les assiettes, ce sont de nombreuses saveurs qui nous sont proposées. Nos choix sont vite faits. On prend le menu gourmand à 32€.

  • Pour Monsieur

  • Entrée : Le pâté en croute (pâte brisée, volaille, cochon, pomme au calva et gelée d'herbes infusées. pickles de légumes et salade verte)

  • Plat : La lotte (pomme de terre, poivron et tomate cerise)

  • Pour Madame

  • Entrée : Le chou rouge et les fruits rouges (tapenade de fruits-rouge et jambon fumé de la ferme des Champs-Romet)

  • Plat : Le suprême de pintade (mirepoix d'aubergine poêlé et sauce tomate maison)

  • Dessert : Le chocolat et la cerise (mousse au chocolat, praliné gianduja, cerises, coulis de cerise et jeune pousse de coriandre)



C'est sur cette très jolie découverte de Thiron-Gardais que se termine ce petit séjour en Eure et Loir. Cela n'a été qu'une mise en bouche mais nous avons déjà été charmés par cette région. C'est sur, nous reviendrons !




 

Infos pratiques



  • Quand y aller ?

On peut se rendre en Eure et Loir toute l'année. Néanmoins, si l'on veut profiter au mieux des monuments à visiter, je préconise d'y aller du printemps à l'automne. En effet, certains monuments sont fermés dès la fin septembre jusqu'à avril. De plus, si vous souhaitez profiter des Lumières de Chartres, c'est également sur cette période printemps/été qu'il faut miser.



  • Combien de temps faut-il prévoir pour découvrir l'Eure et Loir ?

Nous avons réalisé ce séjour sur un week-end. Mais il y a tant de lieux magnifiques à découvrir.

Pour vous donner un aperçu des choses à voir dans le département, voici les incontournables :

  • Vieille ville de Chartres et la Cathédrale Notre-Dame

  • Maison Picassiette

  • Château de Chateaudun

  • Dreux et la Chapelle Royale Saint Louis

  • Château de Maintenon

  • Grottes du Foulon

  • Château des Comtes du Perche

  • Château de Diane de Poitiers

  • Centre International du Vitrail

Vous pouvez donc aisément prévoir un séjour d'une semaine pour profiter de tous ces lieux dignes d'intérêt. Et surtout n'hésitez pas à vous balader pour découvrir le Parc Naturel du Perche.



  • Comment se déplacer ?

Proche de Paris, il est très facile de se rendre à Chartres et plus généralement dans l'Eure et Loir. Il ne faut qu'1h30 en voiture pour s'y rentre. Bien sur, il y a l'option train mais pour se déplacer une fois sur place, je recommande quand même l'utilisation d'un véhicule motorisé.




 

Notre avis



Pour une première découverte de l'Eure et Loir, nous avons été charmés par la ville de Chartres avec son cœur historique mais aussi par le spectacle Chartres en Lumières qui met en scène les monuments de la ville avec beaucoup de poésie, par la découverte de l'art du vitrail à l'atelier Picol ou encore la visite des châteaux de Maintenon, Villebon et du Collège Royal et Militaire de Thiron-Gardais.


Ce séjour en Eure et Loir nous a permis de découvrir différentes époques de notre Grande Histoire de France. Cela a été d'autant plus plaisant que nous avons rencontré des passionnés qui ont à cœur de partager avec chacun de nous leur connaissance sur ce patrimoine d'exception. Je citerai :

  • Alix de Eure et Loir Tourisme qui nous a concocté ce programme sur mesure

  • Notre adorable hôte pour son accueil à la maison d'hôtes La Rosace à Chartres

  • Dolorès pour ses nombreuses explications lors de la visite guidée des tours de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres

  • Kevin qui a fait preuve de pédagogie dans le partage de son savoir faire dans l'art du vitrail

  • Anaïs qui, malgré la pluie, nous a fait découvrir les jardins du château de Maintenon et a su nous mettre en haleine avec le récit de vie de son illustre propriétaire

  • J. de la Raudière qui nous a fait visiter son magnifique château un dimanche matin, jour de fermeture

  • Et enfin Pauline pour ses connaissances sur le Collège Royal de Thiron-Gardais

N'hésitez pas à aller à leur rencontre, ils vous apporteront, c'est certain, un autre regard sur la culture !





 

Vos retours



J'espère que cet article vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à l'épingler sur Pinterest et à me laisser un commentaire. Je me ferai un plaisir de vous répondre.

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