Temple de Louxor : Que découvrir au "Harem du Sud" ?

Dernière mise à jour : 5 juil. 2021



Dressant sa forêt de colonnes sur les berges du Nil, le splendide temple de Louxor fait aujourd'hui corps avec le ville. Élevé au Nouvel Empire, ce complexe monumental appelé Ipet Resyt, le "harem du Sud", formait une dépendance du temple de Karnak, situé à 2km au Nord. Je vous propose de découvrir ce temple qui a été bâti par deux pharaons mais aussi d'en comprendre sa signification. Partons visiter le temple de Louxor.



Sommaire


Clin d’œil historique




Un temple est la demeure du dieu. En tant que fils de dieu, le pharaon construit le temple pour son père, le dieu Amon, identifié au dieu solaire Rê. Symboliquement, c'est lui qui détermine l'orientation, creuse les fondations, place la première pierre. Lorsque la construction est achevée, c'est lui qui la purifie, la consacre par des paroles magiques. Puis il délègue aux prêtres la fonction liturgique.

Ce temple thébain faisait office de temple de pèlerinage par rapport au temple principal, celui de Karnak, auquel il est relié par une immense allée. Contrairement à Karnak, qui est hétérogène Louxor est un ensemble plus cohérent. Il est globalement dû à Aménophis III, à la première moitié du 14ème siècle, avec un apport substantiel par Ramsès II un siècle plus tard au milieu du 13ème siècle.

Mais le site était déjà occupé d'un lieu de culte avant Aménophis, sous Hatchepsout, complété par ses successeurs Toutankhamon, Horemheb, Sethi 1er. Voici ce que fait graver Aménophis sur son temple : "Le roi de Haute et Basse Égypte, le fils du dieu Rê, Aménophis, lui qui apaise le cœur du dieu grâce aux travaux qu'il fait pour père Rê, a fait en belle pierre blanche de grès, construite très large et très grande de sorte que sa beauté soit inégalée, avec des murs en electrum, un pavement en argent, et un pylône qui approche du firmament et dont les oriflammes atteignent les étoiles. Quand l'humanité contemple cela, elle rend hommage à sa majesté." Le temple a été en activité pendant plus de 1500 ans.

Les cultes correspondaient d'abord à la nécessité de célébrer l'origine divine du pharaon. Pour cela, on transportait solennellement la statue du dieu Amon depuis son temple de Karnak. On la faisait pénétrer dans le sanctuaire du temple de Louxor et là, dans le mystère de ce sanctuaire, Amon s'unissait à Mout et donnait symboliquement naissance au pharaon. Cette fête coïncidait au temps de la crue du Nil début septembre : pendant qu'Amon fécondait la mère du pharaon, le Nil fécondait le sol de l’Égypte. La fête est donc celle de la fécondité, celle de la terre et celle du dieu.

Chaque année, le dieu Amon, après avoir engendré à nouveau le souverain, le reconnaissait comme son fils bien-aimé. Plus tard, Alexandre lui-même voudra se faire passer à son tour pour le fils d'Amon, Amon ayant rendu secrètement visite à la mère d'Alexandre, Olympias, l'épouse de Philippe. Cette idée de dieu offrant son fils au monde par l'intermédiaire d'une mortelle sera exploitée par d'autres ...

Chaque année donc, au Nouvel An, on célébrait la nature divine du roi. On pensait que le pouvoir royal avait besoin d'être renforcé : on le revitalisait au cours des cérémonies des heb-sed, ou jubilé : les cérémonies de la fête d'Opet ou Nouvel An correspondaient à une véritable renaissance du roi et de son ka ou double indestructible. Le rôle capital de cette cérémonie, qui justifiait le déplacement en cortège des grands dieux de la triade thébaine, a entrainé le développement des programmes monumentaux réalisés dès le règne d'Hatchepsout, à Karnak et à Louxor.

C'est la nécessité d'accomplir ces rites cycliques, extrêmement importants pour la stabilité du royaume qui explique le lancement et l'extension des chantiers de construction. La procession de son temps se faisait par voie de terre, par l'intermédiaire d'une immense allée de 3km, jalonnée de 6 chapelles reposoirs. Plus tard, on a emprunté la voie de l'eau.

Le peuple égyptien vit au rythme de plusieurs cycles : le cycle des inondations, annuel, et le cycle solaire quotidien. Le cycle solaire implique la liturgie quotidienne : tous les soirs Nout, la déesse du ciel, avale le soleil et le réenfante à l'aube. La vie du pharaon est assimilée à celle du soleil qui chaque jour traverse le monde souterrain pour renaître. Il fallait donner des réponses monumentales à ces phénomènes monumentaux, cosmiques.

Aménophis III (1391-1353) ordonne la construction de cet ensemble à l'emplacement d'un lieu de culte déjà aménagé par Hatchepsout. Il sera complété par Ramsès II, qui ajoute vers le Nord une cour à portiques et un gigantesque pylône dont la façade rappelle sa victoire à Qadesh. Plusieurs autres pharaons l'ont enrichi de décorations, de Toutankhamon à Ramsès.



A la découverte du Temple de Louxor




Source : BS Editions



L'allée des Sphinx. Une allée d'environ 3km reliait les deux temples d'Amon. Elle était déjà utilisée du temps d'Hatchepsout. Elle était jalonnée de chapelles et cernée de sphinx. Il devait y avoir 700 sphinx, qui servaient en quelque sorte d'escorte sacrée aux processions. Les sphinx ont été remodelés par un des derniers Pharaons égyptiens : Nectanébo peu avant Alexandre. Cette allée est en grande partie recouverte par la ville moderne. Elle servait pour la fête qui célébrait la naissance divine du pharaon et sa vie renouvelée.


Anecdote Voyage :

D'après les dires de notre guide, l’Égypte a pour ambition de re-dégager cette allée pour rétablir le lien entre Karnak et Louxor. Ce projet devrait être terminé en 2021. Notre voyage s'étant déroulé fin octobre 2020 et les travaux n'ayant toujours pas démarré à date (et avec la Covid, cela pourrait encore plus retarder les travaux), nous pouvons émettre des doutes quant à la tenue du planning. Surtout qu'il leur faut démolir tous les immeubles construits sur le tracé et réhabiliter l'allée. Mais il est vrai que les égyptiens ont l'habitude de travaux pharaoniques !


​En tant qu'espace sacré, le territoire s'inscrit dans une enceinte protectrice qui délimite l'univers du dieu, son temenos. Il faut imaginer la somptuosité de l'édifice avec ses peintures. On rappelle qu'un temple est un enclos sacré destiné à reproduire symboliquement la création divine originelle. Il sert de réceptacle à la statue de la divinité, censée vivre par cette statue. Il s'y déroule une liturgie complexe et grandiose destinée à célébrer l'alliance des dieux avec les hommes. Les hommes ne pénètrent pas dans cette enceinte, seuls les prêtres et Pharaon pouvaient franchir pour exécuter le rituel destiné à célébrer la présence de la divinité.

2 obélisques (l'autre a été emportée en 1833 place de la Concorde) de 25m de haut dessinent les traits d'union entre les dieux et les hommes : leur fonction est essentielle à l'entrée d'un temple. Quelle est l'origine de ces monuments ? Déjà aux temps pré-dynastiques (vers 3200 avant J.-C.) on a vu apparaître des pierres dressées pour rappeler le surgissement funéraire. Puis au Moyen Empire apparaît l'obélisque monolithe : il permet, sous une forme réduite et dans un matériau noble de reproduire dans tous les lieux du culte l'image fondamentale de la première terre sur laquelle le Créateur se manifesta en lumière pour achever la création.

Au sommet, un pyramidon revêtu d'or captait les premiers rayons du soleil : il joue le rôle de captateur d'énergie créatrice du soleil apportée aux hommes. La difficulté d'extraction et de transport qu'impliquent ces blocs monolithes est immense. Aucun moyen de levage ne permet de redresser à la verticale des blocs qui pèsent plus de 300 tonnes. L’Égypte ancienne ne dispose ni de la roue, ni de la grue. On les hissait sur des rampes de brique dans lesquelles on avait aménagé des ouvertures emplies de sable : on retirait le sable à partir de tunnels à la base, ce qui permettait de faire glisser progressivement l'obélisque sur son socle.


Les pylônes. La porte est flanquée de 2 massifs, constructions pleines et massives, qui ont un caractère symbolique et défensif : ce sont les 2 montagnes lybique et arabique. Entre les 2 l'axe du fleuve, le Nil, cordon ombilical du monde, qui fait surgir la vie au sein du désert. L'architecture célèbre ce miracle de l'éclosion de la vie dans le monde minéral. C'est l'œuvre de Ramsès II. Une inscription rappelle l'année de la construction : 1276.

Sur les môles, 2 paires de rainures recevaient les mâts de fête, maintenus dans leur partie supérieure par des cordages au niveau de 4 ouvertures qui apparaissent aujourd'hui comme des fenêtres. Ces oriflammes avaient une fonction liturgique : manifester la présence, le souffle de la divinité à travers le mouvement des oriflammes.

Sur les pylônes sont décrites des scènes militaires : à gauche, le camp égyptien avec le conseil de guerre. A droite : la victoire de Qadesh, ce conflit entre Égyptiens et Hittites, qui a failli très mal tourner. Qadesh est situé en Syrie. Ramsès part avec 20 000 hommes. Les sources sont contradictoires : les annales Hittites vantent la bataille comme un succès hittite. Ramsès le contraire. L'affrontement tourne court mais Ramsès a réussi à se dégager. Finalement, les deux rois signent un traité de paix, ce qui fait apparaître Ramsès comme un fin diplomate, le garant de la paix. Il épouse une princesse hittite.

Ramsès en fait une épopée traduite en images sur tous les temples. Il s'y montre seul sur son char face à l'ennemi en déroute, tenant tête en héros divin à l'armée hittite qui l'aurait attaqué par surprise. Par la suite, tous les temples égyptiens présenteront cette image du roi en train de massacrer ses ennemis, avec toujours la même exagération. La figuration de la victoire du souverain n'est pas l'expression d'un acharnement vengeur sur des adversaires réduits à l'impuissance. Elle possède une double valeur. Elle est avant tout une effigie du garant de l'ordre établi par les dieux, figuré en train de protéger les pays des menaces. Fixé dans la pierre, le triomphe de pharaon a un rôle conjuratoire : faire exister sur les murs pour l'éternité une victoire loin d'être acquise dans le monde terrestre. L'image compense les défaillances humaines. En l'occurrence, l’Égypte avait frôlé la catastrophe. La représentation du souverain victorieux empêche magiquement les fauteurs de troubles de pénétrer dans l'espace sacré.

Parmi les particularités de l'art ramesside : la suppression de la composition en registres pour préférer les grandes scènes épiques, le sens du drame. Sur le plan technique, la particularité vient de l'usage du relief en creux, au lieu du bas-relief en légère saillie. Cette nouveauté artistique favorise les jeux d'ombre et de lumière. Il y avait 6 statues monumentales en granit rose. Il en reste 2 assises et une debout. Le roi porte la couronne de la Basse et Haute Égypte superposées pour signifier l'unité des 2 royaumes, le cobra protecteur, le némès, la barbe postiche. Il veille sur les ennemis potentiels. Le cartouche explique que le roi est le médiateur entre l'homme et dieu. Il inspire la crainte et le respect. A gauche de l'obélisque, une tête colossale de Ramsès II, souriant, serein : la sûreté du pouvoir. On démultiplie les images du roi.

Dans l'axe de l'allée, une porte solennelle marque le passage avec l'extérieur. Cette porte était faite en bois renforcé de bronze, plaquée d'argent ou d’électrum.


Cour de Ramsès II. Ramsès a voulu articuler le temple d'Aménophis à l'allée de Sphinx, d'où le désaxement. La cour est bordée d'un portique double avec des statues du roi debout. Les colonnes ont des chapiteaux en forme de fleurs de lotus. Ces 11 colosses appartenaient en fait à Aménophis III et furent usurpés par Ramsès II. Contre la jambe du souverain figurent 3 épouses : Néfertari, Mérytamon et Bentanat, qui furent à la fois filles et épouses du roi.

Sur le plan artistique, l'époque de Ramsès II n'est pas spectaculairement novatrice, bien moins que sous le règne des Touthmosis et des Aménophis. Ramsès cultive l'abondance, la quantité, le colossal pour affirmer sa puissance. A l'époque chrétienne, des églises occupèrent l'ancien périmètre de cette cour, puis une mosquée. Des remblais se sont accumulés. La partie gauche est occupée par une mosquée, construite sur une église paléochrétienne dont les murs sont bien conservés.


A droite se trouve une chapelle reposoir pour la barque sacrée. Ce n'était pas sa place d'origine. Ramsès l'a faite démonter et remonter ici pour sacraliser le lieu. Elle a sans doute été construite par Hatchepsout car on y a trouvé son cartouche.

Elle est composée de 3 salles dédiées à la trinité thébaine, Amon, Mout et leur fils Khonsou. Sur les murs de la cour, des scènes décrivent la procession de l'Opet : à droite du passage vers la grande colonnade, on voit l'arrivée du cortège devant le pylône. A l'entrée du second pylône se trouvent 2 colosses en majesté. La reine Néfertari est coiffée de la parure d'Hathor.


L'œuvre d'Aménophis III (1391-1353). La partie érigée par Aménophis III a une architecture beaucoup plus élégante que celle de Ramsès, au style plus pesant et lourd. Son goût marque le sens du grandiose et en même temps un style très raffiné. Le temple consistait en une enfilade avec colonnade, cour, salle hypostyle et sanctuaire. Comme ce qu'il avait voulu faire à Karnak (dans l'allée centrale de la grande salle transformée par Sethi en salle hypostyle), Aménophis voulait précéder l'ensemble d'une entrée solennelle.

La grande colonnade se compose de 2 rangées de 7 hautes colonnes à fût droit et lisse de 16m de hauteur, avec des chapiteaux campaniformes ouverts se détachant sur le ciel. Cette magnifique enfilade prend tout le champ visuel. On a l'impression de pénétrer jusque dans le sanctuaire.

Les murs de cette colonnade conservent une partie significative de leur décoration faite par le fils d'Aménophis, Toutankhamon : cette décoration a pour fonction d'amplifier le rituel. Le temple est un lieu de récitation par l'écrit et les images. Une série de reliefs détaille de manière pittoresque les célébrations de la fête d'Opet. On rappelle qu'au cours de ces cérémonies annuelles, qui duraient une vingtaine de jours, Amon, dans le secret du saint des saints où était déposée sa statue revivifiait son énergie créatrice par un long hymen avec sa parèdre ; pour les rois d'Ancienne Égypte, cette fête revêtait une signification particulière : Amon y réaffirmait le dogme de la théogamie royale, selon lequel le pharaon était le fils charnel du dieu. En renouvelant la part divine du souverain, son ka royal, la fête d'Opet confirmait ainsi chaque année le droit du pharaon à régner sur le Double pays.

Sur le mur ouest (à droite), on voit le voyage fluvial des barques sacrées. Le roi présente ses offrandes à la sortie des statues du temple de Karnak. Puis les barques sont portées jusqu'aux embarcations qui vont les conduire à Louxor. Les barques, ornées à la proue des emblèmes des divinités qu'ils portent (bélier pour Amon, faucon pour son fils Khonsou) sont accueillies par la foule. A l'extrémité du mur, on voit des scènes de "vendeurs du temple". Le mur oriental montre le retour de la procession.


Cour d'Aménophis III. Cette cour est majestueuse. Elle renoue avec le goût du grandiose par ses dimensions colossales. La notion de cour est une innovation d'Aménophis. Elle a perdu ses murs externes et la toiture des portiques. Elle servait de point d'aboutissement au cortège des barques sacrées. Elle a un double portique à colonnes fasciculées, papyriformes à chapiteaux fermés. Au fond de la cour, le 4ème côté est une salle hypostyle. Elle précède la partie la plus sacrée du temple. Une forêt de colonnes.


La chapelle aux enseignes. A l'origine couverte d'une toiture soutenue par 8 colonnes. Sous les Romains, à la fin du IIIème siècle de notre ère, l'empereur Dioclétien aménagea un camp militaire à l'intérieur du temple. Il fut alors entouré d'un rempart de briques et hérissé de tours rondes. La partie la plus visible aujourd'hui est la transformation de la salle hypostyle précédant le reposoir des barques en chapelle dédiée au culte impérial. C'était devenue une chapelle où était rendu le culte aux 2 Auguste et aux 2 César. Décorée au IVème siècle après J.-C.


Après avoir traversé une salle à 4 colonnes destinée à recevoir les offrandes, on arrive au reposoir de la barque d'Amon. L'édifice qu'on voit au centre est l'œuvre d'Alexandre, qui se fait représenter offrant des offrandes à Amon. C'est dans cet espace qu'apparaît le mieux l'originalité architecturale du temple répondant aux exigences d'une liturgie particulière. Là où d'ordinaire le reposoir de la barque ouvre vers le sanctuaire, celui de Louxor ne communiquait avec celui-ci que par une fausse porte. Le passage de l'idole vers sa demeure saisonnière s'effectuait par les 2 pièces qui ouvrent à gauche de la chapelle de la barque.


Alors que ces salles latérales semblent des annexes, elles sont au contraire le centre du temple. Le pharaon était supposé être fils d'Amon et chaque année on célébrait le rappel de cette naissance divine. Il s'agissait en effet de réaffirmer puissamment l'origine divine du roi. Les étapes iconographiques clés de cette démonstration ont été fixées par Hatchepsout : annonciation, conception, naissance divine de l'enfant roi en tant que fils d'Amon, allaitement, couronnement et révélation de sa divinité à tout le peuple. Il s'agit d'affirmer cette naissance divine de manière à écarter toute équivoque quant à la validité de l'accession au trône et à l'exercice du pouvoir. Le temple est l'instrument destiné à légitimer et à glorifier le souverain. Le roi disparaissait par une porte et tournant vers le nord arrivait à la chambre de la naissance où se trouve contée sur les murs la naissance divine du pharaon. Celle-ci résultait de la rencontre de la mère du roi avec le dieu Amon lui-même sous les traits de son époux Thoutmosis. Le dieu à tête de bélier façonne le futur roi sur son tour de potier tandis qu'en parallèle son ka est créé en présence d'un groupe de kas identifiés au roi. Après sa naissance en tant que fils vivant de dieu, le roi sortait des parties cachées du temple pour se manifester dans la salle d'apparition.

Au registre supérieur : Amon s'unit à la reine Moutemouia : assis les jambes emmêlées sur une banquette.

Registre médian : Annonciation : Thot apprend à la reine qu'elle va donner naissance à un enfant divin. Accouchement, en présence du nain Bès et de la déesse hippopotame.

Registre inférieur : allaitement du nouveau-né par Hathor puis par 9 divinités. Ces scènes ont été inspirées du modèle proposé par Hatchpetsout dans son temple de Deir el-Bahari.

Derrière le sanctuaire de la barque, une salle à 2 rangées de 8 colonnes conduit à la pièce la plus sacrée : celle où on conservait la statue du dieu. Ce rétrécissement des lieux, de plus en plus petit, de plus en plus sombre, de plus en plus secret, a pour but de rendre compte du sacré. Très peu de statues destinées à ces sanctuaires ont subsisté. Leur apparence véritable devait rester cachée. Même lors des transports pendant les fêtes, la statue était transportée dans une chapelle couverte.


Anecdote Voyage :

Contexte Covid aidant, nous avons eu la chance de découvrir ce magnifique temple sans personne. Nous sommes conscientes d'avoir eu des conditions de visite exceptionnelles, comme en témoignent nos photos, qui ne mentent pas. Les gardiens des temples sont tellement beaux dans leur djellaba. Cela apporte un charme supplémentaire aux clichés. N'hésitez pas à les intégrer sur vos photos. Les locaux font aussi partie de la découverte d'un pays. Ne les passez pas aux oubliettes.



Infos Pratiques



  • Quand y aller ?

Dans la région de Louxor et dans tout le sud de l’Égypte, le climat y est aride. Il y fait donc très chaud l'été et doux l'hiver. La meilleure période pour visiter cette région est de novembre à avril. Mais vous aurez quand même entre 20 et 35°C. Pour visiter le temple de Louxor, il est préférable d'y aller en fin d'après midi. La lumière sera plus douce pour vos photos et vous aurez nettement moins chaud. En complément, vous aurez moins de touristes et c'est plus sympa pour profiter des lieux.

  • Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le temple de Louxor ?

D'une dimension de 260 m de long sur 50 m de large, le temple de Louxor est plus modeste que le temple de Karnak. Néanmoins, de nombreuses salles sont dignes d'intérêt avec des murs contant de magnifiques histoires. Il est nécessaire de s'attarder pour en profiter pleinement et comprendre le sens de ces temples dédiés aux dieux.

Ici, votre guide pourra vous accompagner partout. Ainsi, il vous diffusera de nombreuses informations et explications tout au long de la visite, ce qui est très enrichissant quand on visite de tels lieux chargés d'histoire.

Nous avons également demandé à avoir un peu de temps libre pour réaliser nos photos en toute tranquillité. Il n'est pas toujours évident d'être attentif aux explications tout en ayant l'œil du photographe. Il vaut mieux séparer les deux moments.

Pour parcourir un tel site, il faut bien compter 1 à 1,5 heures. Bien sur, à vous de juger si vous souhaitez passer plus ou moins de temps à prendre des photos, en évitant les touristes qui vont et viennent.


  • Comment se rendre au temple de Louxor ?

A partir de notre hôtel, rien de plus simple. Nous étions à juste 10 minutes à pied du temple. Un emplacement idéal !

Le prix d’entrée au temple de Louxor est fixé à 160LE par personne (soit 8€).


  • Où dormir ?

Le plus facile pour trouver un logement est de se rendre à Louxor. Ici, de nombreux hôtels sont disponibles. De notre côté, nous avons fait escale à l'hôtel Iberotel Louxor. Il est situé en plein cœur de Louxor, sur les rives du Nil et à seulement 10 minutes à pied du temple de Louxor.



  • Comment organiser son séjour ?

Nous avions déjà eu une expérience concluante avec la plateforme Evaneos qui met en relation avec des agences locales. C'est ainsi que nous avons travaillé avec Cheops Travel qui a été à l'écoute de nos attentes tout en prenant en compte nos différentes contraintes. Nous ne pouvons que recommander cette agence qui nous a satisfait sur tout la ligne avec une prestation de haute qualité. Grâce à leur écoute et leur organisation, nous avons vécu un séjour de rêve. Aussi, c'est sans aucune réserve que je vous recommande Cheops Travel pour un voyage personnalisé.




Notre Avis




Après la visite du temple d'Hatchepsout à Deir el Bahari, c'est un tout autre temple que nous avons visité ici : celui de Louxor. Ici, il n'est pas question de propagande (bien que ...) mais plus de glorifier le dieu Amon et de permettre au pharaon de se revivifier tous les ans grâce à la fête de l'Opet. Il est intéressant d'en apprendre sur les rites qui s'opéraient entre ces murs et de comprendre leur signification.

Nous avons eu un coup de cœur pour ce temple. Ici, nous sommes dans du grand, du faste. Deux pharaons et deux styles différents, mais le tout est très harmonieux et l'esthétique, ça compte. Vous ne trouvez pas ? De plus, nous avons eu la chance de visiter ces lieux sans aucun touriste. Bon ça, on vous l'a déjà dit. Mais ça joue énormément sur la perception que l'on peut avoir d'un site. De quoi bien profiter des lieux.

J'espère que cet article vous aura aidé à organiser votre visite au temple de Louxor et que vous aussi, vous serez charmé par ce temple de toute beauté et chargé d'histoire. Si vous avez des conseils ou expériences à partager, n'hésitez pas à nous en faire part.



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