Vallée des Rois : Découverte de 3 tombes de rois de la dynastie des Ramsès

Dernière mise à jour : 5 juil. 2021



Quand on pense Égypte Antique, on a immédiatement en tête le fabuleux trésor de Toutankhamon. Bien sûr que nous ne serons pas en mesure de voir de tels trésors mais la Vallée des Rois offre de nombreux autres trésors. Imaginez que vous rentrez dans les tombes d'illustres rois qui datent de plusieurs milliers d'années, que vous découvrez les rites mis en œuvre pour leur garantir un passage vers l'au-delà, que vous en apprenez sur leur vie comme dans un livre ouvert. C'est tout ce que vous aurez le bonheur de découvrir lors de votre visite de la Vallée des Rois. Vous me suivez ?



Sommaire


 

Clin d’œil historique



Le choix du site


Appelée par les Arabes Bibân el-Molouk ("les Portes de rois"), allusion évidente aux entrées des nombreuses tombes creusées dans la montagne pendant l'Antiquité, la Vallée des Rois est une profonde entaille dans le calcaire de la puissante barrière thébaine dont se détache, à un certain endroit, la Vallée de l'Ouest ou Vallée des Singes, qui n'abrite que deux tombeaux pharaoniques : celui d'Aménophis III et celui d'Aï.. Elle est dominée par le mont el-Qourn, la Cime thébaine, dont le profil triangulaire évoque inévitablement celui des pyramides, l'emblème des sépultures royales de l'Ancien Empire : c'est probablement la présence de ce relief (identifié plus tard avec la déesse serpent Meretséger) qui induisit les premiers souverains de la XVIIIe dynastie à choisir comme demeure éternelle ce lieu grandiose et brûlé par le soleil, qui avait, de surcroît, l'avantage d'être difficile d'accès et donc bien protégé. C'est peut-être Ahmosis (le fondateur de la XVIIIe dynastie) qui eut cette idée, ou bien son fils Aménophis Ier, dont on n'a toujours pas retrouvé la sépulture ; ce dont on est sûr, en revanche, c'est qu'aucun monarque avant Thoutmosis Ier n'avait décidé de se faire inhumer dans la Vallées de Rois. En général, le site de la future tombe royale était choisi dès la première année du règne ; les plans étaient tracés et un groupe d'ouvriers du proche village de Deir el-Médina, une soixantaine d'hommes partagés en deux équipes qui travaillaient chacune dix jours de suite, se mettait tout de suite à l’œuvre ; les chantiers duraient cinq ou six ans. La Vallée des Rois a été la nécropole royale pendant toutes les XVIIIe, XIXe et XXe dynasties, jusqu'à Ramsès IX, le dernier pharaon enterré à Bibân el-Molouk. Les anciens Égyptiens appelaient cet endroit Ta sekhet âat, c'est-à-dire "la Grande Prairie, et la route qui serpente aujourd'hui au fond de la vallée suit le même parcours que les processions qui escortaient les pharaons jusqu'à leur demeure d'éternité. Après les funérailles, on ne revenait plus au tombeau royal, car le culte était accompli dans les temples funéraires, les "châteaux de millions d'années", bâtis dans la plaine, entre la montagne thébaine et le Nil. Par contre, les ouvriers qui travaillaient dans la nécropole et vivaient au village de Deir el-Médina empruntaient, pour aller au chantier, un chemin plus direct que l'on peut encore facilement parcourir.



Un secret pas si bien gardé ...


Contrairement à ce que l'on pense en général, les accès aux tombes royales n'étaient pas cachés, au contraire, ils étaient tout à fait visibles, et les gardiens de la nécropole surveillaient la route qui conduisait à la Vallée et inspectaient l'entrée des tombeaux et l'état des sceaux. Mais toutes ces précautions allaient se révéler insuffisantes puisque, comme le prouvent de nombreux papyrus de l'époque, il y eut énormément de profanations et de pillages dès la XXe dynastie, à tel point que presque toutes les sépultures ont été violées et que le clergé a dû transférer plusieurs momies royales (entre autres celle de Ramsès II) dans un endroit sacré de la vallée au sud du temple d'Hatchepsout, la célèbre cachette de Deir el-Bahari. La Vallée des Rois sombra dans l'oubli pendant plusieurs siècles, jusqu'à l'époque ptolémaïque et à l'arrivée des premiers "touristes" grecs et romains ; l'historien Diodore de Sicile visita l’Égypte en 57 av. J.C. et écrivit : "On dit que ce sont là les tombes des anciens monarques : elles sont splendides et leurs successeurs ne pourront rien faire de plus beau." Puis le site est de nouveau délaissé jusqu'à ce qu'un jésuite, Claude Sicard, repère, entre 1708 et 1712, l'emplacement de l'ancienne Thèbes et les tombes de la Vallée des Rois. De nombreux voyageurs se succèdent alors, dont certains font des découvertes fort intéressantes : l'écossais James Bruce retrouve le tombeau de Ramsès III en 1769 ; en 1798, les spécialistes de l'expédition napoléonienne tracent un premier relevé scientifique du site ; en 1817, le Padouan Giovanni Battista Belzoni ouvre l'hypogée de Séthi Ier, le père de Ramsès II ; en 1898, le Français Victor Loret dégage le caveau d'Aménophis II, puis, en 1922, Howard Carter découvre la fameuse tombe de Toutankhamon. Sur les soixante-deux caveaux actuellement connus dans la Vallée des Rois, une vingtaine seulement a vraiment abrité des momies de pharaons : nombre d'entre eux sont restés inachevés parce que les ouvriers ont buté sur une veine de roche inappropriée et inutilisable, d'autres encore ont été employés pour des membres de la famille royale.




Les fonctions de la tombe


Les tombes sont des constructions troglodytes, où la peinture joue un rôle important. Ce 2ème élément est en relation avec le premier, car les murs sombres doivent être éclairés d'une peinture très lumineuse. C'est une des différences essentielles avec les pyramides qui, elles, n'étaient pas décorées. Ce qu'on perd, au passage de la tombe en forme d'hypogée par rapport à la tombe pyramide, c'est l'idée d'ascension. Dans cette nouvelle conception de la sépulture, on développe la dimension chtonienne puisque le tunnel descend au fond de la terre pour arriver à la salle du sarcophage.

Les fonctions de la tombe ont des exigences contradictoires : elle est le signe visible qui entretient le souvenir du défunt dans la mémoire de la postérité, rappelle son nom, ses titres et sa biographie dans des inscriptions destinées à inciter la prière pour lui. Cette fonction requiert visibilité et accessibilité. En même temps, la tombe doit abriter la momie, la soustraire à toute atteinte profanatoire. Il faut donc un lieu caché, impénétrable où le mort soit protégé pour toujours. D'où le puits, qui donne accès à une chambre secrète, inaccessible.




La liturgie funéraire


Il s'écoulait 3 mois entre la mort du pharaon et son enterrement : car il fallait le temps de l'embaumement. Le corps a été plongé pendant 70 jours dans le natron, enveloppé de bandelettes de lin ... Le cortège partait du palais pour aller en direction du soleil couchant. La momie dans son sarcophage était suivie de groupes de pleureuses et des prêtres. Devant la tombe, le sarcophage était placé verticalement et on procédait au rituel de l'ouverture de la bouche, grâce auquel le défunt retrouvait l'usage de la parole, de la respiration. Ensuite, on amenait le sarcophage dans le tombeau disposé dans la chambre funéraire. On fermait hermétiquement la tombe. L'entrée n'était pas nécessairement toujours dissimulée, mais gardée. Le culte était célébré dans le temple de la vallée. Quelque soit leur emplacement réel, l'entrée des hypogées s'ouvre symboliquement vers le Sud, face au soleil à son zénith, mais aussi face à la direction d'où venait l'inondation.




La structure des tombes royales


​Chacune est différente, même si certains éléments se retrouvent partout : escalier, long couloir descendant, puits, salle sépulcrale. Lors de la 18ème dynastie, le tracé des couloirs forme un angle droit avant la salle funéraire : peut-être s'agissait-il de montrer la trajectoire du soleil ? Dans un deuxième temps, l'axe de pénétration est devenu rectiligne et il le reste lors de la 19ème et de la 20ème dynastie. De la salle du puits on ne connait pas précisément la fonction. Elle semble avoir servi à recueillir les eaux d'infiltration, abondantes lors des pluies torrentielles qui peuvent s'abattre sur la vallée du Nil, et donc protéger le tombeau. C'était aussi une façon symbolique de mettre en contact le défunt avec les eaux primordiales d'où il allait renaître. Elle avait donc vraisemblablement un rôle à la fois fonctionnel et rituel. La chambre sépulcrale est bien sûr la pièce essentielle. Elle était appelée salle de l'or, allusion à la chair des dieux et au rayonnement du soleil. Le roi défunt devait en effet s'intégrer aux cycles de l'éternel retour, tel l'astre renaissant chaque matin. Pour les Égyptiens, la disparition quotidienne des astres était un mystère. Apparaissant de façon aussi régulière de l'autre côté de la terre, le soleil devait avoir traversé un espace inconnu durant le temps où il était invisible. Cette phase était conçue comme un voyage dans un monde inaccessible que nul ne pouvait connaître. On se contentait de le décrire à l'aide d'images inspirées par l'univers sensible. Ces dernières tiennent compte de deux phénomènes. Le soleil par exemple paraît s'affaiblir à la fin de chaque journée et son coucher est comparable à une mort. En touchant l'horizon, l'astre disparaît aux confins du monde, plongeant dans un domaine visible. Pourtant chaque matin il se lève, investi d'une énergie nouvelle qu'il répand sur le monde. L'espace qu'il traverse durant la nuit est donc un lieu de régénération. Pour rendre compte symboliquement de ces constatations, les Égyptiens ont utilisé les modèles naturels qu'ils avaient sous les yeux dans le monde réel. Aux bords du Nil, la voie de communication par excellence est le fleuve et le moyen le plus simple pour se déplacer est le bateau. Sur les parois des tombes l'astre paraît dans une barque qui circule sur un cours d'eau imaginaire. Il faut restituer l'impression de régénération que donne l'astre à son lever. Les parois sont décorées à la fois de textes et d'images. Concernant les textes, ce sont le Livre des morts, le Livre de l'Amdouat, le Livre des Portes, le Livre des Cavernes, le Livre de la Terre, les Litanies de Rê. Ces textes, qui ont pour fonction d'entourer le défunt de toutes les formules liturgiques susceptibles de l'aide à vaincre les obstacles, sont accompagnés d'illustrations. Le "livre de l'Amdouat" décrit la course nocturne de l'astre en cours de régénération. Subdivisé en 12 parties correspondant aux 12 heures de la nuit, le livre traite de la géographie sacrée de l'au-delà et du parcours nocturne du soleil. De par sa nature divine, le roi a vocation de s'intégrer dans ce processus divin. Le périple du soleil se déroule symboliquement en barque. On expose le voyage de l'astre à travers les 12 heures de la nuit. Au cours de ce périple, le dieu recouvre peu à peu son énergie. Les images, réparties sur les rives du fleuve imaginaire, montrent diverses entités qui vont l'aider. Certaines d'entre elles ont le corps gainé dans un maillot collant qui les désigne comme des avatars d'Osiris. Les "litanies de Rê" décrivent les multiples apparences qu'adopte le soleil créateur. Par la suite, cette énumération est appliquée au couloir d'entrée de la tombe. Le "livre des portes" apparaît avec Horemheb (fin 14ème siècle av JC). Il explique que le monde souterrain comporte 12 heures séparées par 12 portes, gardées par des serpents. On voit souvent 12 dieux munis d'une longue corde, désignés comme les divinités qui portent la corde à mesurer dans les champs de l'au-delà. Des dieux aux bras cachés empêchent les serpents d'attaquer Rê lorsqu'il passe par les portes.



 

A la découverte des tombes




Tombe de Ramsès IV


Récemment ouverte au public, elle fait partie des plus remarquables, non par sa taille (66m de longueur) mais pour la finesse de l'exécution de ses décors, où dominent les épigraphes. Déjà "visitée" à l'époque ptolémaïque, comme en témoignent quelques graffitis (à droite en entrant), elle fut utilisée comme église à partir du Ve siècle ap J.C. Dans la première partie du couloir figurent successivement les Litanies du soleil et le Livre des cavernes, alors que le vestibule est consacré au Livre des morts et que la chambre du sarcophage offre un remarquable plafond astronomique, où sont représentées Nout et la liste des décans. Quand au massif sarcophage en granite (3,3m sur 2,13m et 2,74m de hauteur), il est recouvert de textes magiques et de figures d'Isis et de Nephtis.


Anecdote Voyage :

Si vous avez lu l'article sur notre itinéraire de voyage, vous avez compris que nous avons effectué ce périple dans des conditions exceptionnelles. En effet, en raison de cette pandémie du Covid et des différents confinements nationaux, les touristes se sont faits très rares pendant la période où nous y étions. Et là, le terme est faible. En effet, sur site, nous n'étions que deux couples présents pendant toute la durée de la visite. Autant dire que nous pouvions découvrir chacune des tombes en toute liberté. Personne pour nous bousculer ou pour passer devant nous au moment de la photo, avoir un champ de vision large et embrasser la tombe dans sa globalité. Je vous assure qu'on réalise la chance qu'on a eue.



Tombe de Ramsès III


​​Très réputée et l'une de nos préférées, cette gigantesque sépulture mesurait 125m de longueur. L'entrée est flanquée de deux sculptures à tête d'Hathor, la déesse de la nécropole thébaine. Dans la première partie du corridor, la décoration des petites niches latérales est remarquable par la variété des scènes présentées : préparation des offrandes, boulangers, bouchers, barques, chambre des armes, divinités des nômes, labourage mystique des champs de l'Ialou, et deux harpistes aveugles qui chantent la gloire du roi. Les salles successives reproduisent dans des couleurs particulièrement vives des scènes du Livre de ce qu'il y a dans l'au-delà et du Livre des portes, avec, dans la première salle à piliers, une représentation des quatre races humaines que connaissent les Égyptiens. Le sarcophage est actuellement conservé au musée du Louvre. D'autres salles plus profondes se sont écroulées.


Anecdote Voyage :

Quand on rentre dans une tombe, le guide reste à l'entrée après nous avoir donné les explications relatives à la visite à suivre et nous sommes accompagnées par un ou deux gardiens. Ceux-ci auront à cœur de vous "faire découvrir" des coins "secrets", vous montrer des gravures que vous n'auriez pas vues par vous-même ou vous donner des explications complémentaires. Nous avons même été invitées à escalader une balustrade pour passer de l'autre côté et contempler d'autres fresques non accessibles par tout le monde. Hormis le fait qu'être en robe et s'adonner à ce genre d'exercice n'est pas très pratique, nous avons profité de ces instants privilégiés. Et bien sûr, chut, c'est secret, ça reste entre nous. Bon, vous sentez aussi l'arnaque venir. Il vous sera forcément demandé un bakchich pour ce genre de service. Même si vous ne demandez rien, vous êtes entrainé sans même qu'on vous demande votre avis. On vous prendra votre téléphone pour faire une photo de vous. Vous n'aurez même pas eu le temps de réagir qu'on vous tendra la main pour quémander un billet. Même après plusieurs visites déroulées ainsi, on se fait toujours prendre. Enfin, c'est le jeu, ma pauvre Lucette !




Tombe de Ramsès IX


​​Ouverte depuis l'Antiquité, il s'agit de la sépulture, assez dégradée, de l'un des derniers Ramsès (1140-1123 av J.C). La première partie est constituée de quatre pièces sans décor, alors que les parois du couloir en descente sont couvertes de divers épisodes des livres sacrés et que les plafonds, comme ceux du vestibule (première salle), sont ornés d'intéressantes représentations astronomiques sur fond bleuté. On remarquera les prêtres vêtus de peaux de panthère sur les flancs de la porte de la salle à piliers, dernière pièce avant celle du sarcophage, suggérée par une trace au sol. Le plafond voûté porte une double représentation de Nout qui rappelle celle de la tombe de Ramsès VI.



 

Infos Pratiques




  • Quand y aller ?

Dans la région de Louxor et dans tout le sud de l’Égypte, le climat y est aride. Il y fait donc très chaud l'été et doux l'hiver. La meilleure période pour visiter cette région est de novembre à avril. Mais vous aurez quand même entre 20 et 35°C. Pour visiter la vallée des rois, il est préférable d'y aller en matinée, quand le soleil n'est pas à son zénith.

  • Combien de temps faut-il prévoir pour visiter la vallée des rois ?

Il faut savoir que votre billet d'entrée ne vous donnera accès qu'à 3 tombes. Vous pouvez bien sur en visiter plus, mais elles seront donc en option. Je vous indique cela un peu plus bas dans le paragraphe ci-dessous. Sachez que vous passerez environ 10 à 15 minutes dans chacune des tombes. On a vite fait le tour même si on prend notre temps pour tout observer. Bien sur, cela peut-être un peu plus long si le nombre de personnes dans la tombe est important. Votre guide vous donnera également des informations sur chacune des tombes avant de rentrer. Vous pouvez donc compter une heure pour faire la visite du site.

  • Comment se rendre à la vallée des rois ?

A partir de Louxor, il faut compter 30 minutes de route pour rejoindre la Vallée des Rois. Nous vous conseillons de faire appel à un taxi ou un chauffeur pour tous vos déplacements. La circulation peut se révéler périlleuse pour nous européens. Le prix d’entrée à la Vallée des Rois est fixé à 240LE par personne (soit 12€). Ce billet permet la visite de 3 tombes. Il faut savoir que sur les 62 tombes trouvées, toutes ne sont pas ouvertes en même temps. En effet, à tour de rôle, elles sont fermées pour restauration ou tout simplement pour les préserver de la fréquentation humaine qui engendre des ravages importants. Certaines tombes ne sont visibles qu'après l'achat d'un billet supplémentaire. C'est le cas de

  • la tombe de Sethi 1er qui est de toute beauté parait-il mais où il faut débourser 1000LE par personne (soit 50€ pour 15 minutes de visite sans droit de prendre des photos à l'intérieur)

  • les tombes de Ramsès V et VI pour 100LE (soit 5€)

  • la tombe de Toutankhamon qui est minuscule et dépourvue d'ornements hormis dans la toute petite salle de sarcophage. Billet à 300LE (15€). Ça ne vaut vraiment pas le coup.

Si vous souhaitez prendre des photos avec vos APN, il faudra s'acquitter d'un ticket à l'entrée au prix de 300LE par personne (soit 15€).


Anecdote Voyage :

Dès lors que j'ai su qu'il fallait payer pour prendre des photos avec son APN dans les tombes, j'ai tout de suite eu la crainte de ne pouvoir ramener de photos de toutes mes visites. Il faut savoir qu'il est inconcevable pour moi de ne pas faire de photos. C'est bien simple, je mitraille. Autant vous dire qu'il fallait que je trouve une solution. Et en fait, c'est ultra facile. Les photos à partir d'un téléphone sont autorisées quasiment partout et gratuitement qui plus est ! Bien sur, le flash est interdit. Ça se comprend, il en va de la préservation des fresques. Voilà, c'était l'astuce du jour.



  • Comment circuler dans la Vallée des Rois ?

A partir du guichet d'entrée, il y a une petite marche pour atteindre l'entrée des tombes. Légèrement en montée et par des températures élevées, cela peut être vite fatigant. Aussi un petit train est disponible pour effectuer le trajet. Il vous en coûtera 4LE par personne pour l'aller retour. Au sein même de la vallée, tout se fait à pied. Mais le site n'est pas immense. Toutes les tombes sont concentrées au même endroit. En cas, d'affluence, nous vous conseillons de commencer par la tombe la plus éloignée. Ainsi, vous prendrez les autres groupes à revers et pourrez profiter des premières tombes sans trop de monde. A l'intérieur des tombes, des vitres de plexiglas ont été installées pour protéger les façades. Néanmoins, des zones restent encore à vif. Donc s'il vous plait, on ne touche pas avec ses mains (juste avec les yeux) et surtout, on fait attention à son sac à dos qui pourrait occasionner des griffures sur les murs. Ces lieux ont plus de 4000 ans, protégeons les pour mieux en profiter.

  • Où dormir ?

Le plus facile pour trouver un logement est de se rendre à Louxor. Ici, de nombreux hôtels sont disponibles. De notre côté, nous avons fait escale à l'hôtel Iberotel Louxor. Il est situé en plein cœur de Louxor, sur les rives du Nil et à seulement 10 minutes à pied du temple de Louxor.



  • Comment organiser son séjour ?

Nous avions déjà eu une expérience concluante avec la plateforme Evaneos qui met en relation avec des agences locales. C'est ainsi que nous avons travaillé avec Cheops Travel qui a été à l'écoute de nos attentes tout en prenant en compte nos différentes contraintes. Nous ne pouvons que recommander cette agence qui nous a satisfait sur toute la ligne avec une prestation de haute qualité. Grâce à leur écoute et leur organisation, nous avons vécu un séjour de rêve. Aussi, c'est sans aucune réserve que je vous recommande Cheops Travel pour un voyage personnalisé.


 

Notre Avis



Première visite dans ce pays qui nous faisait tellement rêver : l’Égypte. Et pas des moindres, puisqu'on attaque avec du lourd : la Vallée des Rois. Tout le monde a en tête le trésor de Toutankhamon. Bien sur, de tels trésors sont conservés dans des musées, mais bien d'autres sont encore présents entre ces murs. Admirer la beauté de ces fresques, comprendre certaines légendes et croyances qui ont contribué, il y a des milliers d'années, à la grandeur de ce pays. Être les témoins de la magnificence de cet art pratiqué pour accompagner le défunt vers l'au-delà est émouvant et nous marque à jamais. ​ Nous avons eu un très gros coup de cœur : la tombe de Ramsès III qui nous offre des couloirs à n'en plus finir, avec de nombreuses chambres décorées de fresques toutes plus belles les unes que les autres. ​ J'espère que cet article vous aura aidé à organiser votre visite dans la vallée des rois et que vous aussi, vous serez charmé par ces tombes de toute beauté et chargées d'histoire. Si vous avez des conseils ou expériences à partager, n'hésitez pas à nous en faire part.


 

Vos Retours



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