Deir el Medina : Que découvrir dans la Vallée des artisans ? Qui étaient-ils ?

Dernière mise à jour : 5 juil. 2021



Après la découverte de la Vallée des Rois et de la Vallées des Reines, une autre vallée nous apporte de nombreuses informations sur le mode de vie des artisans qui ont travaillé à préparer le passage vers l'au-delà des Pharaons et de leurs familles. C'est ainsi que je vous propose de découvrir Deir el Medina au travers de la visite du village et de son temple mais également des tombes de ces artisans si riches en enseignement.



Sommaire


 

Au Sud de la nécropole de Cheikh Abd el-Gourna et au Nord de la Vallée des Reines s'étendent au creux d'un vallon, les vestiges du village des artisans des nécropoles royales. Employés à la préparation et à la décoration des tombes, maîtres carriers, maçons, sculpteurs et peintres ont été installés avec leur famille dans cette petite cité fortifiée dès le début de la XVIIIe dynastie. Ils pouvaient ainsi rejoindre facilement leur lieu de travail, la Vallées des Rois et la Vallée des Reines, par des chemins de crête, que l'on peut toujours emprunter aujourd'hui. Des vestiges de villages satellites ont été retrouvés à mi-chemin, prouvant que, lorsque cela était nécessaire, les artisans vivaient plus près de leurs chantiers. A leur tour, ces derniers vont creuser une nécropole à flanc de montagne. L'étude du village, des tombes aussi des nombreuses pièces mises au jour, notamment des ostracas, a permis de reconstituer les conditions de vie de cette communauté, son organisation sociale et professionnelle.



A la découverte du village et du temple




Le village


​Les fouilles, menées par l'IFAO, ont mis au jour le village, enceint d'une muraille de brique crue, une des rares structures urbaines antiques connues à ce jour. Sur environ 2ha, quelque soixante-dix habitations intra-muros et cinquante extra-muros auraient abrité jusqu'à environ quatre cent personnes à l'époque ramesside.

Dans ce tissu urbain très dense, dont le tracé géométrique est traversé par un axe principal, les maisons mitoyennes, présentaient des caractéristiques similaires. Bâties sur un même plan rectangulaire, elles se composaient de pièces en enfilade : le salon d'accueil, sorte de "séjour", supporté par une colonne de bois, la chambre à coucher, puis la cuisine, avec un four et une cave creusés dans le roc. Un escalier permet d'accéder aux terrasses. Dans la salle de séjour, une petite chapelle avec une stèle est réservée au culte domestique des ancêtres et à celui de la déesse Meretséger, protectrice du village.

Construite en brique crue enduite de chaux et parfois peinte, chaque maison était couverte d'un toit de bois et de palme, seuls les seuils étaient en pierre. Abandonné à la fin de la XXe dynastie, le village a été recouvert de sable et de débris qui ont permis la préservation du site, exhumé au début du XXe siècle.



Son organisation sociale et professionnelle


​Dans ce village vivaient artistes et ouvriers qui travaillaient aux tombes royales. La plupart étaient égyptiens mais il y avait aussi des étrangers, asiatiques ou africains. On leur interdisait de quitter leur enclos pour éviter qu'ils ne donnent des indications sur les tombes royales. Le village était d'ailleurs enclos d'un mur d'enceinte. Les meilleurs spécialistes se retrouvaient là, architectes, tailleurs de pierre, stuccateurs, peintres, dessinateurs, scribes. Ce n'était donc pas de simples ouvriers. On peut voir encore le chemin qui les conduisait aux tombes, escortés de leurs gardes. Leur vie de travail était dure. Quant à leur vie dans le village, elle avait les inconvénients d'un milieu clos, avec ses jalousies, ses disputes. Les octraca nous renseignent sur le détail de leur vie communautaire et par exemple aussi des grèves qui éclataient lorsque les ouvriers n'étaient pas assez payés.

L'occupation du site par ces équipes aura duré presque 500 ans ; la documentation en notre possession en couvre la moitié, entre le règne d'Horemheb et celui de Ramsès XI. Mais l'histoire du site et de son cimetière ne s'arrête pas là, comme en témoigne notamment le très beau petit temple ptolémaïque au nord de l'enceinte. On retrouve des traces d'inhumations non seulement de l'époque grecque, mais aussi de l'époque romaine et des débuts du christianisme.

L'équipe des personnes travaillant à une tombe royale compte environ 60 hommes, davantage si on a besoin que les choses aillent plus vite. 3 personnes dirigent cette équipe, dont un scribe. Vers le milieu de la 20ème dynastie, s'y ajoute une quatrième personne, le chef dessinateur. Ce petit groupe, qui jouit d'un grand prestige, possède aussi un réel pouvoir dans la cadre du village. Le scribe sert de lien avec les agents du vizir, dont il reçoit les ordres ; une de ses tâches principales est de tenir les "journaux" administratifs, ce qu'il fait en prenant tout d'abord des notes sur des ostraca puis en mettant celles-ci au clair sur papyrus : l'administration est ainsi au courant des activités de l'équipe, depuis l'avancement des travaux jusqu'à l'absence de tel ou tel et sa raison. Il a aussi la lourde charge de la répartition de l'approvisionnement de la communauté, avec tous les conflits qui l'accompagnent.

Deux gardiens surveillent en permanence le poste de contrôle de la tombe. Il y a aussi des gardes, nous dirions des policiers, qui surveillent l'intérieur du village et notamment le matériel utilisé par les ouvriers. Il faut éviter les risques de vols et les fuites relatives aux secrets des hypogées royaux. Un groupe de femmes esclaves était à la disposition des habitants, à tour de rôle, pour des tâches domestiques. Il y avait aussi des nombreux porteurs (d'eau en particulier, mais aussi de plâtre, de légumes ...), blanchisseurs, cordonniers, potiers, pêcheurs, etc., qui assurent pour les artisans des tâches qui s'effectuent à l'extérieur des murs.

La moitié des jours d'une année était chômée : jours de repos en fin de décades, changements de règne, anniversaire des changements de règne, funérailles royales ou princières, décès d'un habitant du village, auquel il faut ajouter les multiples jours de fêtes régionales (fête d'Opet, Belle Fête de la Vallée, fête de tel dieu ou déesse ...). Enfin se greffent, notamment vers la fin de l'époque ramesside, les périodes de trouble et d'insécurité ne permettant pas aux ouvriers d'accéder au chantier. Cela laisse un temps libre important aux artisans pour s'occuper de commandes privées ou de leur propre tombe, même s'il est possible que l'aménagement de celle-ci ait été inclus dans le temps de travail.




Le temple


Au Nord du village se dresse un temple de l'époque ptolémaïque, dont la muraille de brique crue et les magasins ont été conservés. Transformé en couvent à l'époque copte, c'est à lui que l'on doit l'appellation du site, Deir el-Medina, le "monastère de la ville". Le temple est dédié à Hathor et à Maât, mais aussi à deux personnages divinisés, Imhotep et Amenhotep, tous deux architectes (le premier est celui de la pyramide à degrés de Saqqarah, le second celui du temple de Louxor). Sa structure est simple : une salle soutenue par deux colonnes à chapiteaux composites, un vestibule (décoré de scènes de Ptolémée IV adorant les divinités) donnant accès au sanctuaire, entouré de deux chapelles latérales. Dans celle de gauche figure la scène du jugement de l'âme par la pesée du cœur, habituellement réservée aux tombes. Sept figures d'Hathor encadrent la porte du sanctuaire central. A l'arrière du temple, on peut jeter un œil au Grand Puits, excavation profonde de 40m, où l'on découvrit près de quatre mille ostraca.



 

A la découverte des tombes




Ces artistes s'occupaient donc aussi de leur propre sépulture. C'était leur activité pendant leurs temps de repos. Le complexe funéraire était constitué d'une cour qui donnait accès à une chapelle funéraire surmontée d'une petite pyramide. Sous cette chapelle, la tombe où était déposée la momie a une forme en T inversé. Les artistes ont pu exprimer là un génie de sensibilité hors de la contrainte des commandes royales.

Thèmes. Les images sont empruntées à la vie quotidienne, à la carrière du défunt et aux cérémonies d'un enterrement. Dans toute la nécropole thébaine, les thèmes de la vie quotidienne, en vogue dans les tombes de la 18ème dynastie, font place, à partir du règne d'Aménophis III, à des scènes religieuses et funéraires : procession funéraire, ouverture de la bouche devant la chapelle, "banquets funéraires", offrandes aux défunts ou aux divinités, formules du Livre des Morts, etc. A l'époque de Ramsès II, ce processus est achevé. Les raisons qui le sous-tendent restent floues, mais il y a tout lieu d'y voir, plus qu'un reflet de mode, un changement dans les mentalités et une autre perception du divin, dans un contexte de nouvelle religion solaire qui s'impose après l'époque amarnienne. A Deir el-Medina, peut-être en raison de l'influence exercée sur les ouvriers par la décoration des tombes royales, toutes les tombes sauf une ont ce type de répertoire purement religieux et funéraire, même celles de la 18ème dynastie.

Couleurs. La majorité des caveaux funéraires de Deir el-Medina (22 en tout) est réalisée avec un nombre très réduit de couleurs et appartient à un style dit "monochrome". Les silhouettes sont réalisées en ocre jaune sur fond blanc, tandis que l'emploi du noir et du rouge se limite au cerne des représentations, au détail interne des figures et des objets et au tracé des inscriptions hiéroglyphiques. Ce décor monochrome naît dans un endroit particulier et pendant un laps de temps relativement court, circonscrit à la 19ème dynastie et plus particulièrement au règne de Ramsès II. On peut donc parler d'une véritable école, à laquelle appartiennent certains peintres, tous plus ou moins unis par des liens de parenté (au sens large) dans ce microcosme qu'est le village, où l'hérédité professionnelle est la règle. Progressivement, ce type disparaît au cours de la 20ème dynastie, période qui a vu beaucoup plus de réutilisations que de nouvelles constructions. On n'en retrouve plus de trace après le règne de Ramsès IV.

Question de symbolisme. Par le jaune, c'est le symbolisme de l'or qui est recherché. L'or, métal inaltérable, est le matériau de la chair des dieux, censé protéger magiquement de la corruption tout ce qui se trouve dans sa radiance. Utilisé initialement dans les temples (c'est dans la "chambre de l'or" que repose la statue divine dans les profondeurs du temple), on est passé ensuite à un usage royal, d'abord par l'individualisation dans la tombe d'une "salle de l'or", puis par l'utilisation du métal sur la momie elle-même (parfois de façon démesurée, comme pour Toutankhamon).

Question de prix des pigments. Les particuliers avaient accès à l'or, mais ne pouvaient pas se payer plus que quelques bijoux, ou un peu de placage ; le jaune ocre en est le substitut. Il est rare qu'un artisan de Deir el-Medina, s'il possède un caveau et une chapelle, puisse faire décorer les deux ; souvent, il doit choisir, et dans ce cas l'étude archéologique montre qu'il privilégie plutôt la chambre funéraire. C'est ainsi que Sennedjem dispose d'un caveau polychrome, alors que sa chapelle de surface n'est pas décorée. A une exception près, le décor monochrome est réservé au caveau, et la polychromie à la chapelle.

Question d'approvisionnement. Il était difficile de se procurer l'ocre jaune, qui se trouve en abondance aux alentours de Deir el Bahari. On le fabrique à l'aide de goethite, un oxyde composé de grains de quartz entourés d'une fine robe riche en fer, avec des inclusions de fer et de titane. Les petits grains de cette ocre rappelant la poudre d'or, il est possible que les Égyptiens y aient vu un des stades de la "vie" du métal lui-même, son précurseur ou son résidu : on connaît les relations qu'ils avaient établies avec l'univers minéral et le monde des dieux. Le blanc provient du broyage du calcaire local ou du gypse. Le noir provient essentiellement de la suie, beaucoup plus rarement du charbon de bois. Le rouge, qui sert notamment à tracer les contours, est fourni par les hématites, oxydes naturels de fer, ou par des ocres rouges, abondantes dans le pays. Mais les autres pigments viennent de loin ou nécessitent une élaboration spéciale. Ainsi le bleu peut être fabriqué à partir d'azurite provenant des mines du Sinaï, mais bien plus souvent, il est obtenu à partir de fritte finement broyée. Il s'agit d'une céramique faite d'un mélange de silice, de malachite (oxyde de cuivre provenant aussi du Sinaï) et de calcium chauffé. Selon les proportions et la température, on obtient un pigment dont la teinte varie du bleu au vert, vert dont c'est aussi la principale origine.

La décoration des nombreuses hypogées royales et princières absorbe une grande partie de la production. Les difficultés à se procurer certains pigments n'explique cependant pas tout. Par exemple, la peau des hommes est peinte en jaune elle aussi, contrairement à la tradition qui voudrait qu'elle soit rouge-marron. Or l'ocre rouge n'est pas plus difficile à se procurer que l'ocre jaune : il s'agit donc bien d'un choix délibéré, dans le cadre d'un style. De même le rose, pourtant simple mélange d'ocre rouge et de gypse, n'est pas employé.


Question de manque de temps. Pendant la période de prospérité du règne de Ramsès II, les chantiers royaux doivent tourner à plein régime, monopolisant les bras et les compétences. Cette période correspond aussi à celle durant laquelle les ouvriers eux-mêmes, prospères, furent les plus demandeurs. D'où une pénurie de main-d'œuvre et l'intérêt d'utiliser la technique du monochrome : elle fait gagner un temps considérable, en évitant par exemple d'avoir à peindre les parois en jaune avant de réaliser le décor. Elle permet d'utiliser un jeune apprenti pour remplir les formes que le dessinateur aura préalablement tracées.

On trouve dans les tombes à décor monochrome des thèmes qui se répètent ; on constate aussi une évidente unité de facture et une prédilection dans le choix des détails de la composition : attitude et orientation des personnages, sélection des accessoires, particularités des visages, des membres et des costumes ... Les textes sont abondants dans les tombes polychromes, mais rares dans les monochromes, où ils sont écrits en caractères plus gros : c'est l'image qui prédomine. Le tribunal divin est absent des tombeaux monochromes, tout comme la salle des deux Maât où siégeait le tribunal. Pas non plus de figuration des Champs d'Iarou, ces champs élyséens où le défunt justifié se voit attribuer un lopin de terre : les récoltes y sont prodigieuses, les plantes gigantesques ; il n'y a pas de calamités, pas de sauterelles, pas de maladies, etc. L'exemple le plus célèbre se situe dans le caveau polychrome de Sennedjem. Plusieurs détails montrent l'importance accordée par les propriétaires des caveaux monochromes à la sauvegarde de la momie au détriment des activités du défunt dans l'au-delà. En bref, il semble que la catégorie des tombeaux monochromes soit assez spécifique, à la fois dans son style et sa théologie.




Tombe d' Inherkhâou


C'est celle du "chef d'équipe dans la place de Vérité", nom désignant le village même. Le grade élevé de son "propriétaire" lui valut sans doute sa décoration très riche et raffinée, caractéristique de l'art de la XXe dynastie. Illustrant le Livre des morts et le Livre des portes, les plus belles scènes sont celles du plafond. Remarquez à droite l'étrange chat d'Héliopolis tuant le serpent Apopis, les quatre génies à tête de chacal, le défunt, accompagné de sa femme et de ses enfants, auquel un prêtre offre une boîte de chaouabtis.

Anecdote Voyage :

Si vous avez lu les précédents articles sur la Vallée de Rois et des Reines, seules les photos au téléphone portable sont autorisées, et sans flash bien sûr afin de préserver les magnifiques couleurs des fresques encore présentes. Les murs sont également protégés par des parois en plexiglas qui gênent, disons le clairement, la visibilité et la prise de clichés. D'énormes reflets sont occasionnés par des néons posés au sol. Mais bon, estimons-nous heureux de pouvoir profiter de ces lieux et respectons les efforts entrepris pour préserver ces tombes.




Tombe de Sennedjem


​​Elle présentait la structure classique des tombes de la nécropole, à savoir une cour menant à une chapelle surmontée d'une petite pyramide de brique crue et un puits donnant accès au tombeau, la partie que l'on visite aujourd'hui. Découvert intact en 1886, le superbe caveau au plafond voûté est décoré de divers chapitres du Livre des morts. A droite en entrant, remarquez la célèbre scène évoquant les travaux agricoles dans les champs de l'Ialou, le monde magique de l'au-delà baigné des eaux d'un fleuve.

Anecdote Voyage :

Pour accéder à ces tombes souterraines, nous sommes invités à emprunter d'étroits escaliers aux marches raides et non régulières. Nous devons nous courber pour passer dans l'espace disponible mais nous sommes bien aidés de gardiens qui ne manquent pas à chaque pas de nous rappeler de faire attention et de baisser la tête. L'espace est exigu et ils n'hésitent pas à nous tendre la main pour nous aider dans cette manœuvre. Ils sont vraiment adorables.




Tombes de Amennakht, Nebenmaât et Khaemter


Ici, nous trouvons les tombes de Amennakht, son fils Nebenmaât et son petit-fils Khaemter qui disposent ainsi de trois caveaux bénéficiant de parties communes et de trois chapelles de surface contiguës.

Anecdote Voyage :

De petite taille, ces trois tombes sont vraiment de toute beauté. Mais ce qui m'a le plus amusé, c'était d'emprunter ces échelles, escaliers et couloirs tout étriqués pour les atteindre. On se sent l'âme d'un explorateur qui pénètre dans un endroit encore secret.




 

Infos Pratiques



  • Quand y aller ?

Dans la région de Louxor et dans tout le sud de l’Égypte, le climat y est aride. Il y fait donc très chaud l'été et doux l'hiver. La meilleure période pour visiter cette région est de novembre à avril. Mais vous aurez quand même entre 20 et 35°C. Pour visiter la vallée des rois, il est préférable d'y aller en matinée, quand le soleil n'est pas à son zénith.

  • Combien de temps faut-il prévoir pour visiter Deir el Medina ?

Il faut savoir que votre billet d'entrée ne vous donnera accès qu'à 3 tombes. Sachez que vous passerez environ 10 à 15 minutes dans chacune des tombes. On a vite fait le tour même si on prend notre temps pour tout observer. Bien sur, cela peut-être un peu plus long si le nombre de personnes sur le site est important. Il faudra certainement attendre son tour, les tombes étant toutes petites. Là, je ne mesure pas. Votre guide vous donnera également des informations sur chacune des tombes avant de rentrer. Le village ne se visite pas, mais vous le dominerez au niveau des tombes. Enfin, vous ajouterez à la visite des tombes la visite du temple qui se situe au Nord du site. Vous pouvez donc compter une heure pour faire la visite du site.

  • Comment se rendre à Deir el Medina ?

A partir de Louxor, il faut compter 30 minutes de route pour rejoindre la Vallée des Rois. Nous vous conseillons de faire appel à un taxi ou un chauffeur pour tous vos déplacements. La circulation peut se révéler périlleuse pour nous européens. Le prix d’entrée à Deir el Medina est fixé à 100LE par personne (soit 5€). Ce billet permet la visite de 3 tombes. Il faut savoir que sur les 22 tombes trouvées, toutes ne sont pas ouvertes en même temps. En effet, à tour de rôle, elles sont fermées pour restauration ou tout simplement pour les préserver de la fréquentation humaine qui engendre des ravages importants.


  • Comment circuler à Deir el Medina ?

Au sein même de Deir el Medina tout se parcourt à pied. Compte tenu des escaliers à emprunter mais aussi du terrain caillouteux et poussiéreux pour rejoindre le temple, je conseille de porter des chaussures fermées. Vous aurez un plus grand confort. A l'intérieur des tombes, des vitres de plexiglas ont été installées pour protéger les façades. Néanmoins, des zones restent encore à vif. Donc s'il vous plait, on ne touche pas avec ses mains (juste avec les yeux) et surtout, on fait attention à son sac à dos qui pourrait occasionner des griffures sur les murs. Ces lieux ont plus de 4000 ans, protégeons les pour mieux en profiter.

  • Où dormir ?

Le plus facile pour trouver un logement est de se rendre à Louxor. Ici, de nombreux hôtels sont disponibles. De notre côté, nous avons fait escale à l'hôtel Iberotel Louxor. Il est situé en plein cœur de Louxor, sur les rives du Nil et à seulement 10 minutes à pied du temple de Louxor.



  • Comment organiser son séjour ?

Nous avions déjà eu une expérience concluante avec la plateforme Evaneos qui met en relation avec des agences locales. C'est ainsi que nous avons travaillé avec Cheops Travel qui a été à l'écoute de nos attentes tout en prenant en compte nos différentes contraintes. Nous ne pouvons que recommander cette agence qui nous a satisfait sur tout la ligne avec une prestation de haute qualité. Grâce à leur écoute et leur organisation, nous avons vécu un séjour de rêve. Aussi, c'est sans aucune réserve que je vous recommande Cheops Travel pour un voyage personnalisé.




 

Notre Avis




Contrairement à la Vallée des Rois et à la Vallée des Reines où les tombes sont vastes et richement décorées, ici nous sommes en présence de toutes petites tombes au charme certain. Nous y voyons plus de scènes tirées du Livre des morts. De plus, c'est la première fois que nous apercevons les ruines d'un village et c'est extrêmement émouvant et instructif de comprendre comment les artisans dévoués aux Rois et Reines vivaient.

Nous avons eu un très gros coup de cœur pour les trois dernières tombes liées les unes aux autres. A chaque descente d'escalier, c'était une nouvelle découverte qui nous ravissait.

J'espère que cet article vous aura aidé à organiser votre visite à Deir el Medina et que vous aussi, vous serez charmé par ses tombes de toute beauté et chargées d'histoire. Si vous avez des conseils ou expériences à partager, n'hésitez pas à nous en faire part.




 

Vos Retours




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